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Bulletin du Cancer

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Actualités des lymphomes Volume 89, numéro 1, Janvier 2002

Auteurs
Service d'hématologie-oncologie, Institut Bergonié, Centre régional de lutte contre le cancer, 229, cours de l'Argonne, 33076 Bordeaux Cedex.

Des progrès substantiels ont été réalisés dans la prise en charge et le traitement aussi bien de la maladie de Hodgkin que des lymphomes. La maladie de Hodgkin a bénéficié des avancées dans la définition des facteurs pronostiques, anatomo-pathologiques et radiologiques qui s'ajoutent aux facteurs cliniques déjà connus, tant pour les stades I et II que pour les stades III et IV favorables ou défavorables pour mieux définir les patients à haut risque de rechute. Le traitement de la maladie de Hodgkin fait encore l'objet d'âpres discussions, essentiellement au niveau de la place de la radiothérapie dans les stades I et II en fonction de la réponse, mais il existe une convergence des données pour indiquer que, dans les stades avancés et sous réserve d'une rémission rapide et complète, elle pourrait être écartée du traitement de première intention. Dans un cas comme dans l'autre, tant pour des formes favorables que pour les formes défavorables, les rechutes posent des problèmes majeurs en termes de prise en charge ; il n'y a pas encore d'attitude bien définie et homogène pour ces patients et l'utilisation des intensifications thérapeutiques n'a pas permis jusqu'à présent de répondre aux diverses interrogations. En revanche, il existe une réelle préoccupation concernant les effets secondaires du traitement, non seulement les cancers et leucémies secondaires, mais aussi les autres complications qui sont à l'origine d'une détérioration de la qualité de vie des patients guéris. Pour les lymphomes malins non hodgkiniens, les progrès techniques issus des avancées immunologiques permettent de plus en plus et de mieux en mieux définir les entités qui, jadis confondues, bénéficient des traitements adaptés et par conséquent de pronostic mieux défini. Cette précision intéresse aussi l'évaluation de la réponse grâce au travail réalisé par des groupes internationaux permettant un langage plus homogène dans les rapports et les publications, avec comme résultat un langage commun dans la description des maladies et des résultats des traitements appliqués. D'ores et déjà, certaines de ces entités peuvent être considérées comme assez différenciées des autres pour bénéficier d'un traitement spécifique. Les progrès constatés ces derniers temps prédisent aussi des avancées révolutionnaires dans le domaine du traitement moléculaire et immunologique des lymphomes dans les années à venir.