John Libbey Eurotext

Bulletin du Cancer

MENU

Accepter une chimiothérapie à 70 ans et plus : entre autonomie et entrée dans la vieillesse Volume 93, numéro 4, Avril 2006

Auteurs
Haute école santé-social Valais, Gravelone 5, 1950 Sion, Valais, Suisse, Centre hospitalier du Centre du Valais, hôpital de Sion, avenue Grand-Champsec 80, 1951 Sion, Valais, Suisse, Institut universitaire âges et générations, IUKB, case postale 4176, 1950 Sion 4
  • Mots-clés : population âgée, chimiothérapie, acceptation, effets secondaires, réseau familial, vieillesse
  • Page(s) : 407-14
  • Année de parution : 2006

Dans cette étude, nous avons analysé le point de vue de 21 personnes âgées de 70 ans et plus atteints de cancer et ayant accepté une chimiothérapie à visée curative ou palliative. Des entretiens semi-directifs ont été effectués à la fin du traitement. Les conditions qui rendent acceptable une chimiothérapie sont la connaissance de la situation, qu’elle soit curative ou palliative. La santé et l’espérance de vie subjectives sont des éléments qui sont également à l’origine de l’acceptabilité du traitement. Celui-ci est sans alternative, seules les modalités sont négociables. L’information, bien que nécessaire, devrait être davantage individualisée, les effets secondaires retenus étant ceux ressentis. Les effets du traitement, notamment la fatigue, ont entraîné un ralentissement des activités et occasionné un repli sur la sphère privée. Le traitement met en évidence l’implication majeure du réseau de proximité. Si l’âge n’est pas un obstacle au moment du choix du traitement, il se révèle a posteriori. Le cancer et le traitement introduisent une notion de vulnérabilité jusque-là non éprouvée et un redimensionnement des rôles sociaux qualifiant l’entrée dans la vieillesse.