Auteur(s) : Pablo Alvarez, Héctor Reyes, Marcela Camposano, Cristian Geldes, Paola Torres, Raúl Díaz, Departamento de Agronomía
Universidad de La Serena
Avenida La Paz 1108
Ovalle
Región de Coquimbo
Chile, Escuela de Agronomía
Universidad de La Serena
Avenida La Paz 1108
Ovalle
Región de Coquimbo
Chile.
Résumé : Le barrage de Santa Juana est situé dans une vallée de montagne aride qui connaît actuellement de profonds changements techniques et économiques, causés à la fois par la mise en service du barrage lui-même et par la politique du Chili en faveur de l’agriculture d’exportation. Une partie de ces changements est inattendue, dans la mesure où ce sont plus les agriculteurs de l’amont du barrage qui déclarent bénéficier de ses effets positifs, que ceux situés en aval. Cet article décrit le contexte de cette apparente anomalie et pose le problème de la sécurité de l’irrigation en rapport avec celle des investissements financiers nécessaires à sa mise en œuvre. Pour cela, il expose les grandes lignes hydrauliques et sociales de la transformation de l’irrigation de montagne dans le Chili aride. Parallèlement, il illustre le problème de la rentabilité des ouvrages hydrauliques en zone aride et celle des exploitations bénéficiaires.
Figure 1 Bassin étudié : hydrographie, routes (en
jaune) et agglomérations principales. Les aires irriguées,
réparties en bandes très étroites le long des vallées, ne sont
guère visibles à cette échelle, non plus que le lac de retenue du
barrage de Santa Juana, très encaissé et très étroit.
Figure 2 Schéma hydroagricole du bassin du Rio Huasco.
Les cercles jaune foncé indiquent les agglomérations
principales.
Figure 3 Paysage du secteur hydroagricole 2, en amont de
Alto del Carmen : installation récente (2004) de vignes pour
l’exportation de raisin de table. Au premier plan, la rive gauche
du lit mineur du Río Tránsito, en partie plantée sur de la terre
d’apport. Au second plan, plantations sur colluvions et cône de
déjection. L’irrigation est assurée par goutte-à-goutte sous
pression au pied de chaque cep ; l’eau est prélevée dans le
torrent et élevée par pompage électrique.
Figure 4 Paysage du secteur hydroagricole 1, vallée du
Río Carmen : petites parcelles en arbres fruitiers variés,
légumes et luzerne. La superficie cultivable et irrigable est très
réduite faute de terrasses alluviales et de colluvions ; le
lit du torrent occupe la majeure partie du fond de la vallée.