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Science et changements planétaires / Sécheresse
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Les fuites d’eau à travers le barrage algérien de Ouizert


Science et changements planétaires / Sécheresse. Volume 19, Numéro 3, 185-92, juillet-août-septembre 2008, Article scientifique

Texte intégral   Summary  

Auteur(s) : Hassen Benfetta, Boualem Remini

Résumé : Certains barrages algériens sont confrontés au problème des fuites d’eau à travers les rives et les fondations. L’étude de ce phénomène s’avère prioritaire, car il peut mettre en danger la stabilité du barrage et réduire sa capacité utile. C’est le cas en particulier du barrage de Ouizert, implanté en zone aride où la ressource hydrique se fait de plus en plus rare. Ce barrage, situé à environ 35 km au sud-ouest de la ville de Mascara (Ouest algérien), est réputé pour ses pertes considérables en eau. D’une capacité avoisinant les 100 millions de m 3, le barrage de Ouizert est destiné à accroître la régularisation de l’oued El Hammam en vue d’alimenter en eau la ville d’Oran et le complexe industriel d’Arzew, d’assurer l’irrigation du périmètre d’El Habra situé au nord de Mohammadia et d’alimenter enfin le barrage de Bouhanifia par des lâchers. Cependant, ce barrage, qui n’a jamais atteint son niveau maximum, est menacé par les fuites d’eau à travers l’une de ses rives, fuites qui s’accroissent d’année en année. Le débit de fuite a été estimé à 1 m 3/s, ce qui correspond à un volume considérable d’eau perdue. Nous présentons dans cet article un constat de la problématique des fuites à travers le barrage de Ouizert ainsi que les résultats d’une étude physico-chimique et piézométrique. Nous tenterons enfin de faire une analyse de la variation du débit de fuite en fonction de la cote de la retenue du barrage.

Mots-clés : Algérie, barrage, piézométrie, zone aride

 

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