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Forçage climatique et anthropique sur la ressource en eau souterraine d’une région semi-aride : cas de la plaine de Ghriss (Nord-Ouest algérien) |
Science et changements planétaires / Sécheresse. Volume 19, Numéro 3, 173-84, juillet-août-septembre 2008, Article scientifique
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Texte intégral
Summary
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Auteur(s) : Belkacem Bekkoussa, Mohamed Meddi, Hervé Jourde |
Résumé : La sécheresse qui a touché le Nord-Ouest algérien ces dernières décennies a eu des répercussions importantes sur les ressources en eau, et plus particulièrement sur les eaux souterraines. La surexploitation de cette ressource pour subvenir aux divers besoins des populations locales, et notamment aux besoins agricoles menace sa pérennité. Le rabattement des eaux de l’aquifère plio-quaternaire de Ghriss à des niveaux alarmants est source de préoccupation majeure pour la population de la région ainsi que pour les autorités locales et nationales. Dans cet article, nous allons chercher à déterminer si ce phénomène est d’origine naturelle ou anthropique. La compréhension de la structure et de l’hydrodynamisme du système aquifère de la plaine de Ghriss est l’étape préalable et nécessaire pour analyser la situation d’ensemble de la ressource en eau souterraine. L’analyse de l’évolution des apports pluviométriques dans la région étudiée a montré une nette diminution depuis 1973 estimée à plus de 25 %. Les déficits pluviométriques se sont succédé durant plusieurs années, avec par conséquent la diminution des débits de l’oued principal de la plaine de Ghriss, à savoir l’oued Fekan, et cela jusqu’à son quasi-assèchement ces dernières années. Le niveau de la nappe plio-quaternaire de Ghriss a fortement diminué entre 1970 et 2001, la baisse piézométrique atteignant plus de 60 mètres dans certains secteurs de la région. Les restrictions de pompages imposées par les autorités depuis le début des années 1990 ont néanmoins permis de diminuer les prélèvements. L’alimentation du système aquifère de la plaine de Ghriss est estimée à 65,3 millions de m
3/an et les prélèvements totalisent actuellement un volume de 64,7 millions de m
3/an. Un équilibre plus ou moins fragile entre entrée et sortie du système aquifère de la plaine de Ghriss est ainsi enregistré depuis l’an 2000, ce qui s’est traduit par une stabilisation des niveaux piézométriques de la nappe plio-quaternaire. |
Mots-clés : Algérie, eau souterraine, facteur antthropique, pluviométrie, piézométrie, ressource en eau, zone semi-aride |
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