|
|
 |
 |
| |
Version imprimable |
Mangrove, sécheresse et dromadaire |
Science et changements planétaires / Sécheresse. Volume 4, Numéro 1, 47-55, Mars 1993, Synthèse
|
Article gratuit
Summary
|
Auteur(s) : Bernard Faye |
Résumé : La mangrove, formation végétale lagunaire et intertidale occupe de larges zones intertropicales et subsiste même dans les régions marquées par une grande aridité comme la côte d’Obock (Djibouti). Dans cette région d’élevage pastoral où prédomine le dromadaire, la mangrove représente un pâturage de repli lors des sécheresses saisonnières, ou de survie lors de crises climatiques sévères. Cependant la faible valeur nutritive des feuilles d’Avicennia marina, base de l’alimentation fourragère des animaux, entraîne des états de polycarences spécifiques (cuivre, zinc, magnésium) et une sous-alimentation chronique, en particulier chez les jeunes exclusivement nourris avec un tel fourrage. La pathologie observée dans les troupeaux de dromadaire (boiterie, amaigrissement, dermatoses, paralysies, importance de l’ectoparasitisme) est une pathologie non spécifique qui peut être entièrement rapportée à la pauvreté de l’offre alimentaire (déficit azoté, polycarence minérale, faiblesse du taux de cellulose).
Une complémentation azotée (sous forme de concentrés à base de céréales) et minérale (blocs à lécher ou sels minéraux incorporés au concentré) s’avère indispensable pour maintenir l’état de santé du cheptel et permettrait, par une exploitation plus raisonnée de la mangrove, de préserver celle-ci contre les dangers d’une surexploitation.
|
Mots-clés : |
|