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Science et changements planétaires / Sécheresse
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Estimation des bilans hydrique et azoté : le cas d’une petite région agricole maraîchère méditerranéenne (Gard)


Science et changements planétaires / Sécheresse. Volume 6, Numéro 2, 189-200, Juin 1995, Note originale

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : Anne-Marie de Cockborne, Laurent Bruckler, Gérard Auge

Résumé : L’objectif de ce travail est de tester la robustesse de la méthode des bilans hydriques et minéraux considérés comme des outils de diagnostic à l’échelle parcellaire ou régionale lorsqu’on utilise des jeux de données plus ou moins élaborés. Les données utilisées ont été obtenues au sein d’une parcelle agricole conduite en maraîchage intensif en 1992 et 1993 (échelle parcellaire), et au sein d’un réseau agricole d’observations (16 situations analysées) situé dans le département du Gard (échelle régionale). La quantification des flux hydriques et azotés par la méthode des bilans n’est possible que si l’on dispose d’une estimation fiable des principaux termes, en particulier les quantités de nitrate apportées par des eaux d’irrigation polluées, qui peuvent être non négligeables, et les estimations trop grossières de l’évapotranspiration réelle, qui peuvent conduire à des conclusions erronées. Par ailleurs, négliger les variations de stock hydrique du sol au pas de temps mensuel peut induire des biais dans les estimations de drainage, et la variabilité spatiale de l’irrigation ou des processus relatifs au cycle de l’azote peut être considérable. Enfin, la période mensuelle constitue le pas de temps maximal admissible dès que doit être prise en compte la concentration en nitrate du sol. Lors de cette étude en région méditerranéenne, les estimations mettent en évidence un drainage de nitrate au printemps et à l’automne. Ces flux résultent d’un excédent d’eau apporté à un sol dont la couverture végétale est faible ou inexistante, irrigation excédentaire pour la première période, pluies automnales pour la seconde. En zone méditerranéenne, une meilleure gestion de l’azote dans les nappes passe probablement par une gestion plus rigoureuse de l’irrigation (printemps, été) et de l’interculture (automne, hiver).

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