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Les conséquences du dessèchement de la mer d’Aral sur la situation acridienne dans la région |
Science et changements planétaires / Sécheresse. Volume 7, Numéro 2, 109-13, Juin 1996, Étude de cas
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Alexandre Latchininsky, Fourkat A. Gapparov |
Résumé : Le delta de l’Amou Daria, situé du côté sud-est de la mer d’Aral, est le siège d’un des plus importants foyers du Criquet migrateur asiatique,
Locusta migratoria migratoria (Linné, 1758), en ex-URSS. La superficie des roselières de phragmites colonisables par cet acridien a atteint 14 000 kilomètres carrés. En période de fléau, la lutte s’étend sur 500 000 hectares. La deuxième espèce ravageuse de la région,
Calliptamus italicus (Linné, 1758), n’est répandue que dans la zone irriguée, colonisant des milieux anthropisés (bords des chemins, friches, terres incultes envahies de mauvaises herbesâ...). L’assèchement du delta est la conséquence d’un prélèvement excessif d’eau de l’Amou Daria à des fins d’irrigation. Ceci a amené un changement total du milieu et, par conséquent, de la situation acridienne. Le delta a subi une désertification rapide. La superficie des milieux humides occupés par les roselières s’est dramatiquement réduite. Les forêts galeries sont sur le point de disparaître. Les acridiens mésophiles sont remplacés par les espèces de la faune semi-désertique. Les biotopes propices à
Locusta m. migratoria ont été réduits au point que l’importance économique de l’espèce est devenue secondaire. Au contraire,
C. italicus, grâce à sa plus grande tolérance écologique et à son euryphagie, colonise facilement des surfaces immenses, menaçant des cultures de rente comme le cotonnier. Pour protéger les champs de coton, il est nécessaire de traiter chimiquement des centaines de milliers d’hectares tous les ans, ce qui augmente les risques de pollution de l’environnement dans des conditions de catastrophe écologique. |
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