Accueil > Revues > Agronomie et biotechnologies > Science et changements planétaires / Sécheresse > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Biologie et recherche
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Science et changements planétaires / Sécheresse
- Numéro en cours
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable

Relations entre macromolécules organiques bactériennes et dépôts carbonates d'eau douce


Science et changements planétaires / Sécheresse. Volume 11, Numéro 3, 201, Septembre 2000, Thèse


Résumé  

Auteur(s) : El Kahoui Rkia, .

Résumé : Des concrétions calcaires sont observées dans la nature, notamment dans les rivières. Ces précipitations de carbonates de calcium en rivière ont surtout lieu en été quand la température estivale est élevée, la lumière est en quantité suffisante et les teneurs en nutriments sont fortes. Ces formations peuvent aboutir à des perturbations dans le fonctionnement de l’écosystème aquatique (colmatage des fonds, pétrification de la végétation aquatique, édification de seuils calcaires…). L’existence de ces dépôts est attribuée en partie à une origine microbienne (cyanobactéries, algues, bactéries…).

ARTICLE

Des concrétions calcaires sont observées dans la nature, notamment dans les rivières. Ces précipitations de carbonates de calcium en rivière ont surtout lieu en été quand la température estivale est élevée, la lumière est en quantité suffisante et les teneurs en nutriments sont fortes. Ces formations peuvent aboutir à des perturbations dans le fonctionnement de l'écosystème aquatique (colmatage des fonds, pétrification de la végétation aquatique, édification de seuils calcaires...). L'existence de ces dépôts est attribuée en partie à une origine microbienne (cyanobactéries, algues, bactéries...).

Des échantillons de concrétions calcaires en provenance de différents milieux aquatiques continentaux (Seine, Epte, Levrière...) ont été étudiés.

Le lien existant entre les concrétions et leur origine bactérienne a été recherché à l'aide d'observations au MEB et par la spectrophotométrie infrarouge à transformée de Fourier (spectrophotométrie IRTF). Il a été ainsi montré que ces concrétions ont une structure mixte : minérale (carbonatée et silicatée) et organique (protéique et polysaccharidique).

Des protéines de faible masse moléculaire ont été extraites par déminéralisation de la masse organo-minérale. Une approche originale de ce travail a été de tester l'effet de ces protéines vis-à-vis de la précipitation du CaCO3 dans un modèle physico-chimique in vitro. Les protéines ont exprimé un très fort effet inhibiteur vis-à-vis de la cristallisation du carbonate de calcium.

Deux souches bactériennes associées du genre Bacillus ont été isolées à partir de ces concrétions. Il s'agit d'un Bacillus cereus et d'un Bacillus licheniformis qui, en culture, ont produit des cristaux de CaCO3, les bacilles servent de nucléateurs pour la précipitation de ces cristaux.

Il a été montré que le cycle de croissance d'une bactérie calcifiante, dans un milieu propice à la cristallogenèse, est relativement long (environ 5 jours) par rapport à une bactérie classique
cultivée ordinairement et qu'il existe une relation entre la production de cristaux et le cycle de croissance. Une autre originalité de l'étude a été de démontrer grâce à l'utilisation de la spectrophotométrie IRTF que ces bactéries calcifiantes produisent des phases calciques transitoires (carbapatite et vatérite) avant la production finale de calcite, thermodynamiquement stable.

La spectrophotométrie IRTF, qui permet d'identifier les espèces cristallines sur des microéchantillons, a permis d'établir la chronologie d'apparition de ces phases minérales dès les premières heures de culture. Des différences dans la cinétique et dans l'abondance de la minéralisation entre les cultures de Bacillus cereus seul et associé à un Bacillus licheniformis ont été décelées. Nous avons montré que l'association bactérienne Bacillus cereus et Bacillus licheniformis est capable de stabiliser, pendant un mois, la vatérite, phase minérale calcique réputée thermodynamiquement instable qui se convertit habituellement en calcite au bout de quelques heures seulement.

Les résultats confirment la forte interaction des macromolécules organiques bactériennes, en particulier les protéines, avec le carbonate de calcium suggérant ainsi leur implication dans les processus de précipitation cristalline.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]