Accueil > Revues > Agronomie et biotechnologies > Science et changements planétaires / Sécheresse > Texte intégral de l'article
 
      Recherche avancée    Panier    English version 
 
Nouveautés
Catalogue/Recherche
Collections
Toutes les revues
Médecine
Biologie et recherche
Santé publique
Agronomie et Biotech.
Science et changements planétaires / Sécheresse
- Numéro en cours
- Archives
- S'abonner
- Commander un       numéro
- Plus d'infos
Mon compte
Mot de passe oublié ?
Activer mon compte
S'abonner
Licences IP
- Mode d'emploi
- Demande de devis
- Contrat de licence
Commander un numéro
Articles à la carte
Newsletters
Publier chez JLE
Revues
Ouvrages
Espace annonceurs
Droits étrangers
Diffuseurs



 

Texte intégral de l'article
 
  Version imprimable

Réhabilitation des terres dégradées en Tunisie centro-méridionale : cas du flanc sud-est du djebel Melloussi


Science et changements planétaires / Sécheresse. Volume 12, Numéro 2, 111-20, Juin 2001, Note méthodologique


Résumé   Summary  

Auteur(s) : Abdelkarim DAOUD, Jean TRAUTMANN, Département de géographie, Faculté des Lettres et Sciences humaines de Sfax, route de l'aérodrome, Km 4 Sfax 3000, Tunisie..

Résumé : L'espace que cet article se propose d'étudier appartient au bassin versant de l'oued Leben. Constitué par des reliefs peu élevés mais souvent redressés en barres, dominant des glacis à faible pente, de formation sablo-limoneuse, cet espace constitue un exemple représentatif de la situation de dégradation dans laquelle se trouvent les flancs sud des reliefs de la Tunisie centro-méridionale. Dans une première partie, ce travail s'attache à analyser les causes et les manifestations biophysiques ayant amené cette dégradation, pour les mettre en rapport, dans une seconde partie, avec les transformations socio-économiques connues par la région depuis le début du xxe siècle et plus particulièrement depuis quatre décennies. Enfin, dans une troisième partie, ce travail tentera de définir des géofaciès homogènes, en fonction des données biophysiques et socio-économiques, pour proposer des travaux de conservation adéquats.

Mots-clés : Désertification, dégradation, érosion.

Illustrations

ARTICLE

La fragilisation de certains djebels sous l'effet de facteurs liés au milieu naturel et au contexte socio-économique entraîne, en cas d'événements pluviométriques exceptionnels, une dégradation importante du milieu par érosion hydrique. Sur l'exemple du djebel Melloussi, on montre comment des aménagements peuvent concilier les impératifs de conservation du milieu et les exigences économiques des populations.

La Tunisie centro-méridionale a connu, depuis le début du siècle, une série de transformations ayant entraîné une fragilisation du milieu. Depuis l'époque coloniale, les piémonts ont commencé à être défrichés pour laisser la place aux plantations d'oliviers à caractère spéculatif. Ensuite, et depuis quatre décennies environ, l'exploitation des nappes phréatiques a pris de plus en plus de l'ampleur, augmentant ainsi la pression humaine sur le milieu, le rendant plus vulnérable face aux événements pluviométriques exceptionnels. À partir de l'étude du cas de la partie centrale du flanc sud-est du djebel Melloussi, nous mettrons l'accent sur les mécanismes qui sont à l'origine de cette fragilisation, dans lesquels s'imbriquent facteurs liés au milieu naturel et facteurs socio-économiques et nous dégagerons les objectifs des aménagements et de réhabilitation des zones dégradées.

Le flanc sud-est du djebel Melloussi : un milieu fragile, en dégradation constante

Place du flanc sud-est du djebel Melloussi dans le bassin versant de l'oued Leben

Le flanc sud-est du djebel Melloussi fait partie du bassin versant de l'oued Leben (figure 1). Celui-ci draine la cuvette de Meknassy, limitée au nord par l'axe Majoura-Melloussi (874 m), au sud par le djebel Bouhedma (840 m) et le djebel Bou Dwaw (753 m), et à l'est par les djebels Gouleb (736 m) et Zabbès (461 m), appartenant à l'axe nord-sud. Ce bassin versant s'étend sur une superficie de 1 180 km2 environ, ce qui n'est pas négligeable. Tout comme l'oued Zéroud, l'oued Leben est formé par la confluence de deux branches : une branche nord et une branche sud. Cette division en deux sous-bassins s'explique par la présence d'un bombement anticlinal (djebel Kroumet-El-Garaa, 449 m) qui s'estompe progressivement d'ouest en est, en passant par Koudiat Ouled Amara. La branche nord de l'oued Leben est constituée essentiellement par l'oued Nadhour, qui collecte les eaux qui dévalent du piémont sud du djebel Melloussi. Cet oued s'enrichit par les apports de l'oued El Gsiba, qui descend de la partie centrale du djebel Melloussi et coule en direction du sud-est jusqu'à rejoindre l'oued Nadhour. Après cette confluence, celui-ci va couler vers le nord-est pour rejoindre l'oued Leben. Quant à la branche sud, elle est constituée par l'oued Ben Sallème, qui collecte les eaux qui descendent du versant nord du djebel Bouhedma et coule en direction du nord-est en traversant la cuvette de Meknassy, s'enrichissant principalement des apports de l'oued Gsar-Lahmar. L'oued Ben Sallème rejoint l'oued Leben près du pont sur la route reliant Meknassy à Sidi Bouzid. Il faudrait signaler par ailleurs que l'oued Leben s'enrichit également des apports de l'oued Serrag-El-Marga, qui collecte les eaux du piémont ouest du djebel Zabbès et de la terminaison nord-orientale du djebel Melloussi. En cas de pluies exceptionnelles, les eaux de la cuvette d'El Hichria, située au nord de celle de Meknassy, se déversent dans l'oued Leben par le seuil situé entre la terminaison nord-orientale du djebel Melloussi et le djebel Gouleb, drainé par l'oued Serrag-El-Marga.

Nous allons nous intéresser dans cette note à une partie seulement du bassin versant de l'oued Leben, soit le secteur du flanc sud-est, compris entre le secteur d'El Khorchef à l'est et l'oued El-Gsiba à sa sortie du djebel Melloussi à l'ouest, d'une part, et la partie de l'oued Nadhour, principal axe d'écoulement, qui limite ce secteur par le Sud, d'autre part. En effet, bien qu'il ne représente que environ 20 % de la superficie totale du bassin versant de l'oued Leben, ce secteur est assez représentatif des géofaciès que l'on peut y rencontrer et des problèmes posés par la dégradation des sols et des travaux de conservation que l'on pourrait introduire.

Unités morphopédologiques

Notre secteur d'étude appartient à la chaîne de Majoura-Melloussi, qui s'allonge sur 70 km environ. Si le djebel Majoura a une orientation NE-SO, le djebel Melloussi a une orientation E-O. Ce changement d'orientation est dû à une virgation qui donne à toute la chaîne son allure courbe à convexité vers le NO [1]. L'ensemble Majoura-Melloussi se présente comme un méga-anticlinal dissymétrique, dont le flanc sud est longé par une faille à jeu décrochant inverse [1], c'est ce qui donne l'aspect vertical ou subvertical, voire déversé, du flanc sud. La partie amont de notre zone d'étude est caractérisée par des reliefs en barres. En effet, les couches de roches dures du flanc sud du djebel Melloussi sont redressées de façon verticale ou sub-verticale et sont constituées par les calcaires et calcaires dolomitiques du Cénomanien et de l'Albien supérieur. Ces reliefs donnent au paysage un aspect ruiniforme très caractéristique, du fait des alternances de calcaires, marnes et argiles, de l'importance de l'érosion ajoutée à l'absence quasi totale de couverture végétale. Peu élevés mais imposants, ces reliefs dominent des formations de cônes et de glacis à faible pente, ne dépassant pas deux à trois degrés. La plus grande partie de ces glacis correspond à une zone d'épandage de matériel fin et c'est vers leur préservation que doivent tendre les aménagements à introduire de l'amont vers l'aval.

Réseau hydrographique : alternance de sécheresses prolongées et de crues parfois dévastatrices

Les caractéristiques du réseau hydrographique expliquent les aspects essentiels de la morphodynamique dans notre secteur. Ce réseau est représenté essentiellement par la branche nord de l'oued Leben, que constitue l'oued Nadhour. Celui-ci joue le rôle de collecteur pour une multitude de petits oueds, relativement hiérarchisés, descendant du piémont du djebel Melloussi. Les plus petits ne rejoignent l'oued Nadhour qu'exceptionnellement. L'oued El-Gsiba et l'oued El-Akerma sont les principaux affluents de l'oued Nadhour. Ils traversent tout l'anticlinal du djebel Melloussi, collectant au passage l'eau de plusieurs ravins, avant de déboucher sur le piémont sablo-limoneux pour rejoindre l'oued Nadhour.

Le régime de l'oued Nadhour présente les mêmes caractères de brutalité et de torrentialité, toutes proportions gardées, que l'oued Leben, collecteur principal de tout le bassin de Meknassy. Ces caractéristiques sont liées, entre autres, à celles des précipitations. En effet, si la moyenne annuelle des précipitations dans la station de Meknassy (station pluviométrique la plus proche de notre zone d'étude et pour laquelle existe une série de mesures assez longue) ne dépasse pas 200 mm pour la période 1921-1987 [2], celle-ci peut descendre à quelques dizaines de mm seulement (38 mm en 1955), ou dépasser trois fois la moyenne annuelle (666 mm en 1969). De même, si les deux tiers des totaux annuels sont généralement enregistrés en automne et au printemps, parfois la sècheresse estivale se prolonge en automne (13 mm seulement pour l'automne 1955, 21,5 mm pour l'automne 1989). Toutefois, les données statistiques précises sur les débits de l'oued Leben ne remontent pas au- delà d'une quarantaine d'années. Durant l'année 1964, au cours de laquelle la station de Meknassy a enregistré un total de 268 mm, des pluies orageuses s'étaient abattues sur la région le 30 octobre 1964, « pluies dont l'intensité a atteint et dépassé les 90 mm/h et qui ont provoqué des crues de 16,22 millions de m3 » [3]. Si cette crue peut être qualifiée d'exceptionnelle, celle qui a suivi les pluies de l'automne 1969, qualifiées de « catastrophe climatique » [4], avait battu tous les records connus de l'oued Leben : les volumes écoulés par cet oued à sa sortie de la cuvette de Meknassy étaient évalués à 615 millions de m3. Ces crues ont été provoquées par des quantités de pluies ayant dépassé de plus de trois fois la moyenne annuelle, mais tombées en l'espace de quelques jours seulement. Entre septembre et octobre 1969, la station de Meknassy a reçu 666 mm, sous forme d'orages violents et successifs dans un temps relativement réduit : 226,8 mm en septembre, 433,8 mm en octobre, mais 220 mm le seul 7 octobre. Les précipitations de 1973 furent également exceptionnelles : au mois de décembre de cette année, la station de Meknassy enregistra 260 mm, mais tombés en 6 jours uniquement, dont 215 mm entre le 12 et le 14 décembre. De même, du 21 au 24 janvier 1990, de très importantes précipitations s'étaient abattues sur le centre et le Sud de la Tunisie. La région de Meknassy ne fut pas épargnée : en deux jours seulement (21 et 22 janvier), la station de Meknassy avait reçu 308 mm de pluies, ce qui équivaut à 150 % de la moyenne annuelle, et plus de 17 fois la pluviométrie moyenne du mois de janvier [5]. L'effet dévastateur de ces crues et leurs conséquences morphologiques sont rendus plus graves par l'état de dégradation dans lequel se trouve l'écosystème, suite à son exploitation peu rationnelle par l'homme.

Conséquences morphologiques d'événements pluviométriques exceptionnels : cas des inondations de 1990

L'impact morphologique de ces événements pluviométriques exceptionnels s'explique essentiellement par les taux relativement élevés de ruissellement et la faiblesse de l'infiltration. Plusieurs facteurs expliquent ce phénomène. D'abord, l'action anthropique et la forte pression humaine sur le milieu ont profondément modifié les géofaciès naturels. Ceux-ci sont devenus plus fragiles face à l'action des agents de l'érosion. De plus, les événements pluviométriques exceptionnels surviennent souvent après une longue période de sécheresse estivale, qui peut se prolonger durant une partie ou la totalité de l'automne. De ce fait, l'impact des premières pluies sur un sol dénudé par le surpâturage ou l'absence de cultures couvrantes va entraîner la formation de pellicules de glaçage à la surface du sol, favorisant ainsi le ruissellement par rapport à l'infiltration. Par ailleurs, les sols de texture sableuse ou sablo-limoneuse, dénudés et déstabilisés par l'action anthropique (particulièrement par les labours fréquents au polydisque), sont préparés à l'action des agents de l'érosion.

Concernant notre zone d'étude, dans la partie du flanc sud du djebel Melloussi, comprise entre l'oued El-Gsiba et Henchir El-Gallel à l'ouest, El Khorchef à l'est et l'oued Nadhour au sud, les conséquences morphologiques des inondations de 1990 sont particulièrement importantes. Hamza et al. [5] ont déjà mis l'accent sur les conséquences de ces inondations sur la ville de Meknassy, Ben Ouezdou et al. [6] sur leurs conséquences géomorphologiques, hydrogéologiques et hydrologiques pour l'ensemble de la Tunisie centro-méridionale ; nous allons nous intéresser dans ce travail à quelques aspects de l'écoulement superficiel qui a suivi l'événement pluviométrique de janvier 1990, sur la partie du piémont du djebel Melloussi concernée par ce travail, en nous fondant sur une première interprétation d'une image du satellite Spot, enregistrée peu après cet événement (scène K 64 J 280 du 3 février 1990), complétée par nos observations sur le terrain (figure 2).

La composition colorée de l'image satellite montre que la plupart des oueds, qui descendent du djebel Melloussi, ont rejoint l'oued Nadhour pour transiter vers l'oued Leben. C'est le cas d'abord de l'oued El Anasil, qui collecte les eaux de tous les ravins du flanc nord de Kef El-Arada, pour couler ensuite à l'est de Henchir El-Gallel pour rejoindre l'oued Nadhour (figure 3). L'oued El-Gsiba a également réussi à rejoindre l'oued Nadhour, élargissant sensiblement son lit et causant de nombreux ravinements à sa confluence avec ce dernier. L'image révèle aussi que l'oued El-Miri a réalisé une capture avec l'oued Chokir avant de rejoindre également l'oued Nadhour. De même, l'oued El Akerma a élargi et approfondi son lit dans sa partie amont avant sa sortie du djebel Melloussi et sa section moyenne dans le piémont où, d'un simple meflat (petite rigole ou petit ruisseau), selon le témoignage d'un habitant enquêté sur place, il s'est transformé en véritable oued, avant de se jeter dans le Nadhour. Tous ces oueds, qui n'arrivaient que rarement jusqu'au collecteur principal, l'oued Nadhour, ont contribué à gonfler le débit de celui-ci dans un temps relativement court, l'obligeant ainsi à se recalibrer pour évacuer son eau vers l'oued Leben. Bien que les oueds cités traversent des formations très filtrantes sur les glacis sablo-limoneux du piémont du djebel Melloussi et, de surcroît, de pente faible, les coefficients de ruissellement, d'habitude faibles (< 10 %), ont atteint 35 % [6]. Ce phénomène s'explique par le fait que les pluies de janvier 1990 sont tombées de façon continue pendant trois jours, entraînant une saturation du sol et du réseau de talwegs et le déclenchement du mécanisme de ruissellement. La durée des pluies ainsi que les quantités reçues ont activé le chevelu hydrographique, qui sort du djebel Melloussi et qui apparaît sur la composition colorée de la scène Spot comme étant encore saturé d'eau une dizaine de jours après les inondations.

Parmi les conséquences morphologiques les plus importantes sur le piémont du djebel Meloussi, notons le phénomène de l'érosion régressive, que l'on peut particulièrement bien observer dans les espaces de raccordement des rigoles avec les oueds et de ceux-ci avec l'axe principal d'écoulement, l'oued Nadhour. L'exemple le plus significatif, à cet égard, nous est donné par la zone où s'effectue le raccordement de l'oued El-Gsiba avec l'oued Nadhour, appelée kef El-Aleyyat. Bien que de très faible pente, cette région offre un paysage de bad lands typique, avec un ravinement généralisé sur plusieurs hectares, les ravines ayant parfois une profondeur supérieure à un mètre et une largeur de plusieurs mètres. Le ravinement est également intense dans la section moyenne de l'oued El-Gsiba, dans le territoire des Awlad Zwayyid, où l'incision linéaire, avec recul des têtes, déchaussant parfois de jeunes plantations d'oliviers, est particulièrement importante, d'autant plus que le matériel très meuble du glacis (sables et limons) le permet. Ceci témoigne de l'ampleur de la perte du capital sol qui survient à la suite d'événements pluviométriques exceptionnels, dans des milieux fragilisés par l'action anthropique. L'incision linéaire et le sapement des berges sont également des phénomènes qui ont résulté de ces inondations : ils sont particulièrement visibles sur l'oued Akerma, l'oued El Miri et l'oued Chokir à leur sortie du djebel Melloussi (figure 3).

Ce comportement de l'eau à la surface du piémont mérite toute l'attention des aménageurs. Les aménagements de conservation des eaux et des sols (CES) doivent avoir ici pour objectif de limiter le ruissellement au maximum, afin de favoriser l'infiltration de l'eau vers la nappe phréatique et provoquer ainsi sa recharge artificielle, d'autant plus que son exploitation par puits de surface s'est considérablement accélérée depuis quelques années et que les besoins en eau d'irrigation se font de plus en plus pressants.

Une pression humaine de plus en plus forte sur les ressources

Passage d'une société pastorale à une société paysanne et conséquences

Nous tenterons de montrer ici que les inondations connues par le piémont du djebel Melloussi ne sont pas un simple phénomène hydrologique isolé : il s'agit de l'expression d'une dynamique globale, marquée par la dégradation du milieu biophysique et dans laquelle l'action de l'homme, par la pression qu'il exerce sur les ressources du milieu et les modifications parfois radicales qu'il introduit sur le paysage rural, prend une place importante. En effet, le paysage rural de la région de Meknassy, tout comme celui de l'ensemble des hautes steppes tunisiennes, connaît, depuis le début du siècle, une série de transformations ayant entraîné le passage d'une société pastorale et semi-nomade à une société paysanne et sédentaire. Les Awlad Aziz, tribu qui occupait la majeure partie de la cuvette de Meknassy, vivaient, jusqu'à la fin du siècle dernier, de l'élevage semi-transhumant de moutons et, occasionnellement, de céréaliculture extensive dans les fonds des garaas (dépressions fermées temporairement en eau). Mais la région va subir les impacts des premières mesures prises par l'administration coloniale « soucieuse d'ordre et de bien-être » [7], visant à appliquer la politique dite de « fixation des nomades » et à créer une catégorie de petits paysans attachés au régime du Protectorat, constituant ainsi une main-d'œuvre plus ou moins experte, mais stable, pour les exploitations coloniales [8]. En effet, dès 1899, 55 ha de la région furent assimilés par décret à des « terres mortes », donc appartenant à l'État. Ces terres, qui appartenaient aux Awlad Aziz, furent alloties et distribuées aux nouveaux colons ; portant une végétation naturelle assez couvrante, particulièrement de jujubier (Ziziphus lotus), elles furent ensuite défrichées et plantées d'oliviers. C'est ainsi que sont nées les premières plantations coloniales de la région de Meknassy, rappelant par leur géométrie celles de la région sfaxienne. Les défrichements ne vont pas s'arrêter là, puisque la région de Sned-Meknassy va compter en 1923 plus de 70 000 pieds d'oliviers « soit plus de 50 % des oliviers existant à l'époque dans les hautes steppes tunisiennes » [3]. Ce chiffre va passer à 148 000 en 1949 [3].

Si l'action de la colonisation fut décisive dans le défrichement des anciennes terres de parcours sur le piémont du djebel Melloussi, l'initiative des anciens pasteurs ne le fut pas moins : le but de leur action de défrichement et de plantation était de s'approprier de façon privative, et à la façon d'une véritable course, les anciennes terres collectives qui n'avaient pas été labourées depuis plusieurs siècles.

Le mouvement de plantation va continuer après l'indépendance, puisque le jeune État tunisien voulait, par l'encouragement aux plantations, fixer davantage de populations nomades et c'est dans le cadre de coopératives, mises en place au début des années 60, que le coup de fouet le plus remarquable va être donné aux plantations arboricoles aux dépens des parcours [8].

Outre le bouleversement des anciennes structures économiques et sociales, l'extension de l'arboriculture sur les anciennes terres de parcours a entraîné, par le changement dans le mode d'occupation du sol, la rupture de l'équilibre fragile du milieu. En effet, les labours fréquents, au polydisque, qu'exige l'arboriculture à sec ont fragilisé les sols des piémonts, en les préparant pour le transport fluviatile ou éolien. Cette nouvelle activité économique spéculative a contribué à insérer la région dans l'économie de marché : les agriculteurs produisent désormais pour vendre et c'est dans cet esprit qu'ils vont se lancer dans l'exploitation de la nappe phréatique pour pratiquer le maraîchage, d'autant plus que l'exemple tout proche de la plaine de Sidi Bouzid a montré que cette nouvelle activité pouvait procurer aux agriculteurs des revenus très substantiels.

Recours de plus en plus généralisé à l'irrigation

La mobilisation des eaux sur le piémont du djebel Melloussi est un phénomène ancien, comme l'attestent les nombreux vestiges datant de l'époque romaine. Les premiers puits servant à l'irrigation ont été creusés au début des années 60. Ils ne dépassaient pas alors une vingtaine, concentrés dans la zone d'Al-Khorshif et d'Oglet-Es-Smad. Ensuite, et dès le début des années 70, les agriculteurs du piémont sud du djebel Melloussi vont commencer à imiter ceux de la plaine de Sidi Bouzid. Cet effet de contagion fut renforcé par la demande accrue en produits maraîchers et par l'amélioration substantielle des revenus qu'ils procurent. De plus, cette période correspondait à un interventionnisme très marqué de l'État qui, par l'intermédiaire des offices, voulait encourager l'extension des cultures irriguées par puits de surface, en multipliant les projets de mise en valeur dans la région et en accordant des aides importantes aux irriguants, en intrants, plants, tubes d'irrigation, etc. Le système de crédit offrait également des facilités exceptionnelles aux irriguants pour creuser et équiper des puits. L'engouement pour l'irrigation devient généralisé, contribuant ainsi, avec l'extension de l'arboriculture, à modifier radicalement le paysage rural : le piémont du djebel Melloussi, entre l'oued El-Gsiba et Al Khorshif et jusqu'à l'oued Nadhour, au sud, offre un paysage de plantations arboricoles (principalement d'oliviers), parsemées de parcelles irriguées, parfois sous serres ou tunnels plastiques, parfois de plein champs, contrastant fortement avec l'aspect aride et dénudé des djebels (photo 1). De plus, et malgré le désengagement progressif de l'État à partir des années 80 et l'application du Plan d'ajustement structurel, qui vise à limiter au maximum les dépenses de l'État, le processus d'extension des superficies irriguées et d'augmentation de la pression humaine sur la nappe semble être irréversible, puisque le creusement des puits et leur équipement ont continué, même à l'intérieur des périmètres décrétés « d'interdiction » par l'administration. Pour faire face à la nouvelle politique de l'État, les agriculteurs irriguants développent des stratégies familiales de financement, utilisant souvent des revenus extra-agricoles.

Tout ce qui a précédé explique la situation actuelle de déséquilibre entre les possibilités annuelles offertes par la nappe du piémont sud du djebel Melloussi et le volume pompé par les irriguants. Les paramètres de rentabilité économique immédiate ont prévalu sur ceux de la préservation du milieu et de l'écologie.

Épuisement de la nappe phréatique et conséquences

La nappe phréatique du bassin de Meknassy, c'est-à-dire le premier aquifère appartenant soit au quaternaire, soit au plio-quaternaire [9], a un réservoir qui couvre 470 km2. Si la nappe phréatique de Meknassy n'était exploitée en 1978 que par 131 puits de surface [9], ce chiffre est passé à 638 puits de surface en 1995, dont 90 % sont équipés de groupes moto-pompes. La plus grande concentration de puits se trouve sur le piémont sud du djebel Melloussi et plus particulièrement dans les secteurs d'Al-Khorshif, Awlad Nasir, Al-Khlayfiyya, Awlad Zwayyid et Awlad Omor, situés dans notre périmètre d'étude, où la densité peut arriver jusqu'à 20 puits/km2. Cette concentration s'explique par l'importance de la nappe et sa bonne qualité chimique, ainsi que par la faiblesse relative de la profondeur du plan d'eau. En effet, la salinité de l'eau varie à l'intérieur du bassin versant. Elle est déterminée par la lithologie des zones drainées et des zones d'alimentation. D'une façon générale, la qualité chimique de l'eau de la nappe phréatique de Meknassy est meilleure dans le sous-bassin sud que nord : au sud, la salinité est de 2,5 g/l ; en revanche, dans la partie nord, la salinité peut arriver à 5 g/l et même 8 g/l dans le secteur nord-est. La salinité n'est bonne que dans la partie drainée par l'oued As-Smad et la section moyenne de l'oued Nadhour, ce qui correspond aux secteurs précités. Bien que de meilleure qualité, la nappe de la partie sud du bassin de Meknassy n'est pas exploitée par puits autant que celle de la partie nord (oued Nadhour) et cela à cause de la profondeur importante du toit de la nappe.

L'accroissement considérable du nombre de puits a entraîné une situation de surexploitation de la nappe. En effet, les possibilités annuelles de celle-ci sont évaluées à 3,9 millions de m3 ; or, l'exploitation actuelle atteint 5 millions de m3. Le volume pompé a quintuplé en l'espace d'une vingtaine d'années, puisqu'il n'était que de 0,9 million de m3 en 1978 [9]. Nos enquêtes de terrain dans notre secteur nous ont permis de constater des rabattements importants du niveau piézométrique de la nappe et plus particulièrement dans les secteurs d'Al-Khorshif, des Khlayfiyya, des Awlad Zwayyid, d'Az-Zawwam et des Awlad Omor, le rabattement ayant atteint par endroits trois mètres. C'est en effet la zone qui représente la plus forte concentration de puits de surface de toute la cuvette de Meknassy. Face à cette situation, les irriguants suivent la nappe en mettant en place des sondes au fond des puits. Malgré la création d'un « périmètre d'interdiction » par l'administration, le creusement clandestin de puits continue.

C'est pour cet ensemble de raisons que les aménagements à introduire doivent concerner en priorité la partie centrale du flanc sud du djebel Melloussi, aménagements devant amener une mobilisation de ressources supplémentaires d'eau par la recharge artificielle de la nappe. Ces aménagements doivent avoir pour finalité d'intercepter le ruissellement sur le piémont et d'éviter qu'il ne parvienne jusqu'à l'oued Nadhour, par lequel il transiterait jusqu'à l'oued Leben, pour passer ensuite à l'oued Ouadrane, qui est exoréique. L'interception de l'eau sur le piémont avant son arrivée à l'oued Nadhour permettra aussi de limiter les ravinements dans les secteurs de raccordement des petits oueds ou rigoles avec le collecteur principal.

Pour un aménagement efficace des milieux fragiles : entre les impératifs de conservation du milieu et les exigences économiques des populations

Priorités dans les actions d'aménagement

C'est de tout ce contexte que doivent tenir compte les aménagements de conservation des eaux et des sols. Si les facteurs biophysiques interviennent pour une part importante pour expliquer l'état de dégradation auquel est arrivé le milieu, il n'en demeure pas moins que les facteurs socio-économiques ont également contribué à cette dégradation. L'explication de la dynamique érosive dans les différents géofaciès doit donc tenir compte de l'interaction de tous ces facteurs, en vue de définir, pour chaque milieu, un degré de stabilité [10]. Si, à cet effet, les éléments biophysiques sont relativement faciles à quantifier, les facteurs socio-économiques le sont moins. On peut toutefois définir un degré de pression humaine sur le milieu [11] et déterminer pour cela les coefficients de pondération adéquats. Degré de stabilité et degré de pression humaine sur le milieu doivent aboutir à définir, de la part du décideur, une priorisation des interventions.

Compte tenu de ce qui a précédé, par rapport à la cuvette de Meknassy, notre secteur d'étude peut être considéré comme prioritaire. Comme précédemment cité, tous les aménagements doivent avoir ici pour objectif la mobilisation des eaux avant leur arrivée à l'oued Nadhour. Ces aménagements doivent être complémentaires d'amont en aval.

Dans les parties amont : mise en défens, murettes et seuils

Ces milieux constituent des zones de concentration du ruissellement. Ce phénomène peut être compté parmi les premiers facteurs d'instabilité morphologique, se manifestant principalement par la tendance générale au ravinement (photo 2). L'absence presque totale de couverture végétale sur les reliefs accentue la gravité du ruissellement concentré, d'autant plus que les bancs de roche dure sont redressés presque à la verticale, alternant avec des marnes et des argiles fortement érodées. Les quelques seuils en pierre sèche, qui existaient dans les ravins des talwegs, ont été très endommagés par les inondations de 1990, en raison de l'ampleur des crues. C'est également le cas d'un seuil d'une vingtaine de mètres de long, construit par les agriculteurs eux-mêmes sur l'oued El Anasil. Toutefois, depuis 1990, un grand effort de mise en place d'ouvrages de CES peut être constaté dans notre zone, dans le secteur des djebel Zebbag, Al Bard'a et Al Hamra. Des seuils en pierre sèche, d'environ un mètre de hauteur et une dizaine de longueur, occupent les talwegs dans les principaux ravins. Sur les pentes les plus raides qui les dominent, des murettes en pierres sèches, sur les formations argileuses et marneuses, espacées de 3 à 4 mètres, complètent le dispositif (photo 3). L'espace inter-murettes a été revégétalisé par du pin d'Alep (Pinus halipensis). Tout ce dispositif est reproduit au pied du djebel Melloussi et du djebel Chokir, mais sur un secteur plus vaste. De plus, à leur sortie du secteur montagneux, l'oued Chokir et l'oued El Miri sont barrés chacun par un immense seuil en gabion (photo 4). Nos enquêtes de terrain nous ont montré que ces aménagements rencontrent l'adhésion des populations locales, puisque les Khlayfiyya, les Awlad Nasir et les Awlad Alayya ont participé, par des journées de travail, à la mise en place des ouvrages.

Les seuils en pierres sèches présentent l'intérêt de limiter l'érosion régressive, en empêchant le recul des têtes de sources des ravins. En outre, au moment des crues, ils permettent l'écrêtement des flux d'eau et la rétention d'une partie des sédiments qu'ils transportent. Toutefois, ces seuils doivent être entretenus de façon permanente : en cas de crue violente, si un ouvrage affecté par la crue précédente, et non entretenu depuis, cédait, des dégâts très importants seraient occasionnés aux ouvrages situés à son aval, compte tenu des importantes quantités d'eau et de sédiments qu'il libérerait d'un seul coup. Les aménagements précités peuvent être reproduits sur d'autres sites de notre zone d'étude, tels que l'oued El Akerma à sa sortie du djebel Melloussi, l'oued El Gsiba dans le secteur de Gsar El Ogla. Il est également important de prévoir, sur les versants qui dominent ces talwegs, des aménagements à même de limiter le ruissellement vers les ravins : petites murettes en pierres sèches de deux ou trois décimètres de hauteur, revégétalisation à chaque fois que le substrat le permet. Le cactus, notamment Opuntia ficusindica, adapté aux sols pauvres et à la sécheresse, peut diminuer la charge pastorale sur ces milieux, particulièrement sur les cônes de déjection. Ces surfaces, souvent transformées en regs, laissant apparaître un matériel grossier, peuvent, en plus du traitement de l'amont des oueds, être stabilisées par des murettes en pierres sèches.

Sur les glacis : tabias et banquettes

Les conditions lithologiques sur les glacis permettent théoriquement une bonne infiltration des eaux de ruissellement. Constitués par des formations sablo-limoneuses, ces glacis représentent un potentiel édaphique très important. Toutefois, ce sont eux qui souffrent le plus des conséquences négatives du ruissellement concentré qui se manifeste particulièrement par les transferts mécaniques et les colluvionnements. En dehors de l'ouvrage d'épandage greffé sur la rive droite de l'oued Nadhour, qui longe parallèlement celui-ci par un canal principal avant de rejoindre l'oued Es Smad par deux canaux secondaires, la plupart des ouvrages dans ces secteurs ont été effectués après 1990. Il s'agit principalement de tabias (petites digues de terre), dans les zones de plantations d'oliviers, particulièrement à l'est de Henchir El Gallel et dans le territoire des Awlad Zwayyid (photo 5). Les superficies ainsi traitées se rapprochent de 600 hectares. Ces tabias, digues de terre d'une hauteur variant entre 1 et 2 mètres, sont munies d'un déversoir central, à fond en maçonnerie. Les secteurs à traiter de la manière la plus urgente par la mise en place de banquettes sont situés dans les zones de raccordement entre les différents oueds, ces tabias étant alors à même de limiter le ravinement par recul de tête et d'aider à l'infiltration.

Dans les lits d'oueds : seuils et ouvrages d'épandage

Il nous semble que les aménagements à mettre en place dans les lits d'oueds sont un élément très important dans le système d'ouvrages de conservation des eaux et des sols, dans notre zone d'étude. En effet, ces aménagements doivent avoir pour effet de limiter le volume d'eau écoulé par les oueds au moment des crues. Nous avons évoqué plus haut l'opportunité de mettre en place des seuils en pierres sèches ou en gabion, dans les sections amont des oueds. En outre, les épandages artificiels dans les sections moyennes ou aval sont pour cela un moyen efficace. Ils permettent, en effet, l'infiltration et la recharge artificielle de la nappe et provoquent l'irrigation de superficies supplémentaires. Après les inondations de 1990, une dérivation sur la rive gauche de l'oued El Akerma fut réalisée. Ouvrage entièrement en terre, cette digue a pour rôle de dévier une partie des eaux de l'oued El Akerma dans sa section moyenne, pour réaliser un épandage artificiel des eaux de crues. D'une hauteur d'environ 4 mètres, avec une longueur de 200 mètres et une base de plus de 8 mètres, cette digue témoigne de l'ampleur des crues qui peuvent survenir et de la dynamique érosive qui s'ensuit. Les traces d'écoulements en nappe et de divagations, consécutifs aux crues de 1990, sont encore apparentes dans le secteur. En outre, un autre dispositif d'épandage artificiel fut dernièrement réalisé, sur l'oued El Anasil, au nord de la localité d'El Gallel (photo 6). Contrairement au précédent, la dérivation sur l'oued El Anasil est en maçonnerie et est prolongée par des canaux en terre, prévus pour irriguer par épandage artificiel une superficie d'environ 500 hectares. Ce type d'ouvrage peut être copié sur plusieurs sites : sur l'oued El Gsiba, dans le secteur de Ithet Zaydan et dans le territoire des Awlad Zwayyid, avant la confluence avec l'oued Nadhour ; sur la section moyenne de l'oued Chokir et l'oued El Miri, sur le territoire des Awlad Alayya et des Khlayfiyya.

CONCLUSION

En conclusion le cas du flanc sud du djebel Melloussi, étudié ici, a permis de constater que la réhabilitation d'une zone dégradée doit passer par l'explication de la dynamique érosive dans toutes ses composantes. L'étude de l'interaction des facteurs biophysiques et socio-économiques doit permettre de déterminer les priorités des interventions. Le choix des solutions de conservation, qui revient le plus souvent au politique, doit tenir compte, au même titre, des impératifs de sauvegarde des milieux en équilibre fragile, de la réhabilitation des milieux dégradés et des aspirations légitimes des populations locales à l'amélioration de leurs conditions de vie et l'accroissement de leurs revenus. L'adhésion des populations ciblées à toute opération d'aménagement du milieu rural est un garant pour la pérennité des aménagements introduits. Cette approche, appelée « technico-paysanne » [12], conduit progressivement les populations concernées à prendre conscience de la nécessité de sauvegarder le milieu duquel ils tirent leur subsistance. « L'approche participative », aujourd'hui préconisée par tous les acteurs intervenant dans les actions de Conservation des Eaux et des Sols, prend tout son sens si la planification, la programmation et l'exécution des opérations appréhendent et étudient le milieu à aménager comme un système, dans lequel s'imbriquent facteurs physiques et socio-économiques, donc politiques et au centre duquel se trouve l'homme.

REFERENCES

1. Ben Ouezdou H. La partie méridionale des steppes tunisiennes. Étude géomorphologique. Thèse de doctorat d'État en Géographie physique. Université de Tunis I, 1990 ; 537 p.

2. Mechi B. Meknassy et sa région. Étude géographique. Certificat d'aptitude à la recherche. Faculté des Sciences humaines et sociales. Tunis, 1988 ; 102 p.

3. Attia H. Les hautes steppes tunisiennes. De la société pastorale à la société paysanne. Thèse de doctorat d'État. Université de Paris VII, 1977 ; 722 p.

4. Poncet J. La catastrophe climatique de l'automne 1969 en Tunisie. Annales de Géographie 1970 ; 43 : 581-95.

5. Hamza A. Contribution de l'approche géomorphologique à la connaissance du phénomène inondation en Tunisie. Revue Tunisienne de Géographie 1989 ; 17 : 107-17.

6. Ben Ouezdou H, Kallel R, Mamou A. Les pluies exceptionnelles de janvier 1990 en Tunisie : les conséquences hydrologiques, hydrogéologiques et géomorphologiques. CR Acad Sci Paris 1990 ; II-311 : 1375-82.

7. Bardin P. Les populations arabes du contrôle civil de Gafsa et leurs genres de vie. IBLA, Revue de l'Institut des Belles Lettres Arabes, 1944.

8. Daoud A. Contribution à l'étude de l'irrigation et de l'arboriculture et de leur impact sur quelques aspects de l'organisation de l'espace dans les hautes steppes tunisiennes : exemple du gouvernorat de Sidi Bouzid. Thèse de géographie. Université de Bordeaux III, 1983 ; 223 p.

9. Farhat H. Contribution à l'étude hydrogéologique de la cuvette de Meknassy (Tunisie). Thèse de Doctorat es-Sciences de la Terre. Université de Bordeaux, 1978.

10. Tricart J. Écogéographie des espaces ruraux. Paris : Nathan Université. Coll. Fac., 1994 ; 177 p.

11. Daoud A. Pour une gestion efficace des ressources hydrauliques en milieu aride : impact des petits aménagements de piémont dans les hautes steppes tunisiennes. Séminaire d'Études et de recherches sur les moyennes montagnes, les collines et les piémonts du Maghreb : cadre naturel et données humaines. Rabat, 1997 ; 11 p.

12. Hamza A. Érosion et lutte anti-érosive dans le bassin versant de l'oued Zéroud. Tunisie centrale : de l'approche exogène à la stratégie technico-paysanne. Thèse d'État, Strasbourg, 1988 ; 1 147 p.

Bibliographie

Daoud A, Trautmann J. Rôle de la télédétection dans l'évaluation et la cartographie des épandages artificiels des crues dans les hautes steppes tunisiennes. In : Télédétection et ressources en eau. Rome : FAO, 1997 : 261-73.

Hamza A. Conditions d'équilibre dans les hautes steppes tunisiennes. In : Montagnes et hauts pays de l'Afrique. Utilisation et conservation des ressources. Publications de la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Rabat, 1993.

Makhlouf E. L'homme, de la dégradation à la restauration des ressources naturelles. In : L'homme peut-il refaire ce qu'il a défait ? Paris : Éd. John Libbey Eurotext, 1995.

Ouda B, Zouari K, Ben Ouezdou H, Causse C. Caractéristiques sédimentologiques et géochimiques des dépôts continentaux de la vallée de l'oued Leben pendant le quaternaire récent. Actes du Colloque international sur l'utilisation des techniques isotopiques dans le domaine des ressources en eau et en sol. École nationale d'ingénieurs de Sfax, 1996.

Roose E. Introduction à la gestion conservatoire de l'eau, de la biomasse et de la fertilité des sols (GCES). Bull Pédol FAO Rome 1994 ; 70 ; 420 p.

Roose E. Évolution des stratégies de lutte antiérosive en Algérie ; nouvelle démarche : la GCES. Bull Réseau Érosion 1987 ; 7 : 91-6.

Roose E. Méthodes traditionnelles de gestion de l'eau et des sols en Afrique occidentale soudano-sahélienne. Définitions, fonctionnement, limites et améliorations possibles. Bull Réseau Érosion 1990 ; 10 : 98-107.

Sakiss N, Slimani M, Ennabli N, Mahjoubi M. Les inondations de janvier 1990 en Tunisie. Géographie et Développement. Revue de l'Association des géographes tunisiens 1991 ; XII-11 : 71-84.

Trousset P. Recherches sur le limes tripolitanus. Paris : Éditions du CNRS, 1974 ; 176 p.

Trousset P. De la montagne au désert. Limes et maîtrise de l'eau. In : Désert et montagne au Maghreb. Hommage à Jean Dresch. Paris : Édisud, 1986.


 

Qui sommes-nous ? - Contactez-nous - Conditions d'utilisation - Paiement sécurisé
Actualités - Les congrès
Copyright © 2007 John Libbey Eurotext - Tous droits réservés
[ Informations légales - Powered by Dolomède ]