ARTICLE
Auteur(s) :, Yohan
Rolland*
Burgundy Botanical Extracts, Actiparc de Pont de Vaux, Les
Chapelles Sud, 01190 Reyssouze - France
Avant tout, je tiens à remercier Messieurs Henri Sebag pour la SFC
et André Pouzet pour l’AFECG de m’offrir cette tribune dans le
cadre de l’actualité des lipides en cosmétologie.L’exposé précédent
de Madame A. Judde de l’Iterg qui traitait de la prévention de
l’oxydation des acides gras dans un produit cosmétique me sert
énormément puisqu’il justifie, s’il en était encore besoin, des
dégâts organoleptiques occasionnés sur un produit commercial par la
dégradation des corps gras. Ces modifications de couleur, odeur et
stabilité de l’émulsion entraînent évidemment des conséquences
économiques non négligeables.Pour remédier à ces situations,
l’utilisation d’antioxydants, à la fois lipophiles et hydrophiles,
devient incontournable dans toutes les préparations du secteur des
cosmétiques mais plus généralement dans tous les domaines y compris
alimentaire.Après une rapide présentation de la société Burgundy
qui aura pour but de montrer son expérience et sa légitimité dans
le domaine des antioxydants, je repasserai en revue les principales
caractéristiques de l’oxydation en lien avec les différentes
méthodes de mesure de ce phénomène, tant en milieu lipidique qu’en
milieu aqueux, avant de présenter quelques candidats et leurs
efficacités respectives.
La société Burgundy
La société Burgundy a été créée en 1999, et l’usine a démarré ses
premières productions en 2000. La société a deux actionnaires à
participation égale qui sont Bourgogne Alcools, distillerie
familiale créée en 1903, et Arkopharma, leader européen du
complément alimentaire et phytothérapie. Ces deux entreprises se
sont rapprochées dans le but, pour la première, de valoriser une
matière première issue de son activité, les pépins de raisins, et
pour la seconde, de s’équiper d’un nouveau potentiel de fabrication
d’extraits végétaux à façon. Cette entreprise se développe de
manière importante, et compte maintenant 17 salariés, pour un
chiffre d’affaires en 2003 de presque 3 millions d’euros.
L’activité de Burgundy est de fabriquer des extraits végétaux, à
partir de toute matière première végétale. La capacité d’extraction
est d’environ 1 500 tonnes de plantes par an, grâce à 4 réacteurs
agités à fond filtrant d’une capacité de 24 000 litres. Les
installations sont compatibles avec l’emploi de tout type de
solvants dans un environnement antidéflagrant Eexe II B T 4.
L’usine dispose d’installation de purifications liquide-liquide
ou chromatographique, et permet l’obtention en fin de process de
composés d’une pureté supérieure à 95 %.
Les solvants d’extraction, purifiés ou non, sont concentrés dans
un évaporateur-concentrateur sous vide couplé à une colonne de
distillation, de 5 000 L en volume utile et 1 500 kg/h de
capacité évaporatoire sur eau, et enfin séché par atomisation dans
un atomiseur multiple effet de capacité évaporatoire 80 kg/h
en eau permettant de produire entre 100 et 150 kg par heure de
poudre fine ou microgranulée. Avant l’industrialisation, les
nouveaux produits sont testés sur un équipement pilote,
représentant au 1/6e l’installation industrielle, à
l’aide de procédés définis au laboratoire.
L’usine est en cours de certification ISO 9001/2000, avec un
plan HACCP répondant à la norme DS 3027 pour l’agroalimentaire.
Maintenant, Burgundy produit des extraits très diversifiés comme
par exemple des extraits de germes de soja titrés en isoflavones,
extraits d’harpagophytum, guarana, maté, propolis, orthosiphon,
kola, etc., pour l’alimentaire, la cosmétique, et de nombreux
produits à façon pour la pharmacie.
Les principaux produits, en volume et historiquement, sont les
extraits de raisins, pépins ou pépins et pulpes. Ces produits sont
très riches en polyphénols et OPC (oligomères procyanidoliques)
dont l’activité n’est plus à démontrer. Ce positionnement a permis
à Burgundy d’acquérir une grande expérience dans toutes les
fractions de cette matière première végétale, et de proposer des
produits adaptés à toutes les problématiques : extraction à
l’eau ou avec un solvant hydroalcoolique, purifié ou non, mais dans
tous les cas, titrés en principes actifs antioxydants.
Autres produits antioxydants très importants chez Burgundy, les
extraits de thé vert, plante sélectionnée sur une île d’Indonésie,
sont titrés jusqu’à 60 % en dérivés catéchiques sans
purification.
Tous ces produits sont exclusivement naturels et présentent une
bonne alternative à tous les phénomènes irréversibles d’oxydation.
Ils sont dits antioxydants car ils sont plus sensibles à
l’oxydation que leur environnement. Faisons un rappel de tous ces
éléments pour comprendre les mécanismes d’action mis en jeu.
Oxydation et anti-oxydants
L’oxydation est le phénomène qui fait rouiller les métaux, qui fait
flétrir les légumes et les fruits, rancir les graisses. Il modifie
le goût et la couleur des aliments.
L’organisme subit également le phénomène d’oxydation, mais il
est équipé pour lutter contre ces altérations : un énorme
système de défense est en permanence en place, avec des systèmes
enzymatiques et/ou des systèmes de régénération de complexes
mettant en jeu par exemple l’acide ascorbique (vitamine C) ou le
glutathion.
Mais ce système de défense est parfois débordé. Surtout quand
les agressions sont multipliées sous l’effet de la fumée du tabac,
de la pollution, du soleil, d’un effort physique intense, etc.
Plusieurs cas peuvent engendrer des déséquilibres :
- – soit dans des conditions de stress et alors
l’oxydation augmente au point de ne pas pouvoir être
régulée ;
- – soit dans des conditions de mauvaise
alimentation et alors les quantités d’antioxydants apportés ne sont
pas suffisantes pour rétablir l’équilibre.
C’est là où il y a des dégâts.
L’oxydation est avant tout un phénomène chimique
L’oxydation est générée par des radicaux libres, espèces chimiques
neutres ou chargées instables qui ne cherchent qu’à récupérer un
électron dans leur environnement pour retrouver un état plus
stable. Ces deux propriétés font que les réactions d’oxydation sont
très rapides et se propagent en cascade.
Les espèces moléculaires cibles de l’oxydation sont avant tous
les corps gras comme les phospholipides des membranes cellulaires,
mais aussi les protéines. Dans le cas des enzymes, l’oxydation
entraîne une modification ou perte de l’activité biologique de la
molécule, ce qui provoque des désorganisations cellulaires parfois
irréversibles entraînant la mort de la cellule. Il en est de même
quand l’oxydation touche l’ADN ou une partie du système traduction/
transduction.
L’oxygène de l’air à l’état fondamental O2 est peu
réactif par rapport à la majeure partie des molécules biologiques.
Par contre il existe des formes beaucoup plus réactives et donc
plus toxiques (( figure
1 )).
Les mécanismes de l’oxydation
Traditionnellement, on décrit l’oxydation en trois phases
distinctes, mais pratiquement simultanées (( figure 2 )) :
- 1. Initiation : formations
d’hydroperoxydes.L’oxygène n’oxyde pas directement les molécules.Le
mécanisme réactionnel initial peut être initié par la chaleur les
UV ou les ions métalliques. De même, l’oxygène triplet, stable,
peut être activé en oxygène singulet, réactif, par l’intermédiaire
d’un photosensibiliateur.La phase d’initiation aboutit donc à la
formation d’espèces très réactives : ROOH et
R•.
- 2. Propagation : destruction des hydroperoxydes et
apparition des composés responsables des goût et odeur de rance.La
liaison O-O dans un hydroperoxyde est faible et peut être
facilement rompue.Les deux dernières réactions sont en boucles, ce
qui explique que des traces d’ions métalliques suffisent à générer
une grande quantité de radicaux libres.Les espèces radicalaires
produites par les premières réactions sont hautement réactives et
vont à leur tour arracher un hydrogène à une autre molécule ou
réagir avec un oxygène triplet.
- 3. Terminaison arrêt : apparition de nouvelles
espèces moléculaires anarchiques.La chaîne de propagation peut
s’arrêter par la formation de polymères ou au contact avec un autre
radical. Les molécules créées n’ont plus de fonction
biologique.
Les anti-oxydants
Il existe deux types d’antioxydants :
- – Les antioxydants primaires ou radicalaires ou vrais,
qui permettent l’interruption de la chaîne autocatalytique :
AH + R• → A• + RH. La molécule AH est
antioxydante si le radical formé A• est plus stable. La
stabilité du radical A• peut s’expliquer par sa
conversion en composés non radicalaires : A* + A’ → A-A ou
A• + R* → A-R.
- – Les antioxydants secondaires ou préventifs qui
assurent l’inhibition de la production des radicaux libres. Ce sont
des substances décomposant les hydroperoxydes en alcool, des thiols
(glutathion, acides aminés soufrés) ou les disulfures, des
protecteurs vis-à-vis des UV, comme les carotènes, des chélatants
des métaux promoteurs d’oxydation type fer et cuivre, comme l’acide
citrique et les lécithines) ou enfin de séquestrants d’oxygène
comme l’acide ascorbique.
Les méthodes de mesures de l’oxydation
Si les mécanismes de l’oxydation sont maintenant bien décryptés et
admis par tous, il n’en est pas de même pour les méthodes de mesure
de l’oxydation ou du pouvoir antioxydant des principes actifs.
Principale variation, la nature du milieu de l’étude.
En effet, certains composés actifs sont solubles en milieu
aqueux (vitamine C, polyphénols, etc.), d’autres en milieu
lipidique (vitamine E).
De même, certaines molécules cibles de l’oxydation sont solubles
en milieu aqueux (protéines, ADN/ARN) et d’autres en milieux
lipidiques (huiles, lipides membranaires).
Les formulateurs de la cosmétique ont bien saisi cet enjeu
puisqu’il est d’usage maintenant de protéger les deux phases des
émulsions, qu’elles soient eau-dans-huile ou huile-dans-eau,
l’oxydation ayant lieu initialement aux interfaces.
D’un point de vue nutritionnel, il semble important de jouer sur
les deux tableaux, l’organisme étant capable de prendre en charge
les composés polaires et apolaires.
Toutes les méthodes de mesure du pouvoir antioxydant d’un
principe actif reposent sur le même principe : provoquer une
oxydation sur une matrice sensible, et mesurer le ralentissement de
dégradation de la matrice protégée par l’antioxydant par rapport à
un témoin sans protection.
Mesure en milieu lipidique
- 1) Mesure de l’oxydation en temps réel :La mesure
de l’oxydation d’un corps gras en temps réel se fait par la mesure
de l’indice de peroxydes. Par définition, l’indice de peroxyde est
le nombre de μg d’oxygène actif du peroxyde contenus dans un gramme
de corps gras susceptible d’oxyder l’iodure de potassium avec
libération d’iode.Cette méthode est normalisée (AFNOR, AOCS, UICPA)
et représente un critère très utile et très sensible pour apprécier
les premières étapes de la détérioration oxydative d’une huile.Par
contre, un résultat faible ne précise pas si le corps gras est de
bonne qualité ou s’il est déjà complètement oxydé. Il convient de
s’assurer de la qualité de la matrice initiale.L’efficacité de
l’antioxydant liposoluble est mesurée par une augmentation plus
lente de L’IP par rapport à un témoin sans protection.
- 2) Mesure de l’oxydation par des tests de
vieillissements accélérés :
- – Test de Swift ou AOM (Active Oxygen Method)
(normalisée AOCS).Ce test consiste à faire passer un courant d’air
purifié dans un échantillon d’huile à 97,8 °C. À des
intervalles réguliers, on mesure l’IP, et on détermine le temps
nécessaire à un indice de peroxyde de 100 meq d’oxygène actif/kg de
matière grasse.Dans le test de Swift modifié (Afnor), le flux de
gaz barbote dans une solution de rouge crésol, qui vire au jaune au
contact de produits volatils libérés.
- – Utilisation de l’appareil « Oxypress ».
L’échantillon est place dans une étuve hermétiquement close, sous
une pression d’oxygène de 3 à 5 bars, à une température de
105 °C.On suit l’évolution de l’oxydation en mesurant la
diminution de la pression d’oxygène, correspondant à
l’incorporation du gaz dans la matière oxydée (formation
d’hydroperoxydes). On enregistre la pression en fonction du temps
et on détermine le temps de résistance de l’échantillon préservé
par des antioxydant ou non à l’oxydation.
- – Utilisation de l’appareil « Rancimat ».C’est
une version automatique du test de Swift, qui permet de déterminer
le temps de résistance d’un échantillon à l’oxydation par une
mesure conductimétrique.Un flux d’air fixé à 20 L/h traverse
un échantillon chauffé à 105 °C. Les composés volatils générés
par l’oxydation sont recueillis dans un récipient contenant de
l’eau distillée. L’augmentation de la conductivité de l’eau est
mesurée et représente la résistance de l’échantillon à l’oxydation
(( figure 3
)).
Limite des tests d’oxydation forcée
Les tests à haute température ne peuvent pas être valablement
comparés car les mécanismes mis en jeu sont différents : la
vitesse d’oxydation dépend de la concentration en oxygène dont la
solubilité croît à haute température et les réactions secondaires
de polymérisation, de cyclisation ou de scission deviennent
importantes. Il n’y a pas de système de vieillissement accéléré
idéal, et chaque test doit être adapté au type de matière grasse,
au type de milieu.
Il convient donc de choisir une méthode, d’adapter un protocole
et de s’y tenir pour la totalité des essais à réaliser.
Mesure en milieu aqueux
- – Le test au DPPH.LE DPPH (1,1 Diphényl 2 Pycril
Hydrazil) est un radical de couleur violet intense.La mesure de
l’efficacité d’un antioxydant (capacité à fixer des radiaux libres,
donc arrêter la propagation de la réaction en chaîne) se fait en
mesurant la diminution de la coloration violette, due à une
recombinaison des radicaux DPPH.
disparition de la couleur violet à 515 nm
- – Le test ORACAfin de comparer « l’activité
réelle » des nombreux compléments alimentaires apparus aux
États-Unis, quelques techniques sont apparues qui évaluent la
capacité globale d’antioxydation de mélanges ou d’ingrédients.La
méthode dite « ORAC Value » (Oxygen Radical Absorbance
Capacity) mise au point par le Dr CAO de l’USDA (United States
Department of Agriculture) en 1993 est très vite devenue la méthode
de référence.Les laboratoires indépendants qui disposent de ce test
sont en France Lareal et aux États-Unis Brunswick Lab.Le principe
de cette méthode est la mesure de la destruction d’une protéine
végétale particulière qui possède la propriété de fluorescer
lorsqu’elle est soumise à un rayonnement lumineux spécifique.Sous
l’action des radicaux libres introduits volontairement dans le
milieu réactionnel, la protéine est détruite et perd sa
fluorescence.Lorsqu’un capteur de radicaux libres, tel que un
extrait de pépins de raisin, est incorporé dans le milieu, les
radicaux libres sont captés, et la fluorescence persiste, donnant
ainsi une idée précise du pouvoir anti-radical libre, donc
anti-oxydant, de l’échantillon (figures 4 et 5) :
Des éléments pour lutter contre l’oxydation
L’oxydation est un phénomène irréversible, mais que l’on peut et
qu’il faut ralentir. Parmi les solutions, les meilleures sont
sûrement issues de la nature, comme les désormais célèbres
tocophérols et polyphénols, chacun dans leur domaine de polarité.
Les polyphénols doivent leur activité à, comme leur nom
l’indique, un très grand nombre de résidus hydroxyles, qui sont
autant de munitions pour lutter contre les radicaux libres et
stopper la réaction en chaîne (figures 6 et 7).
Le « French Paradox » est porté en partie par les
polyphénols issu du raisin, composés de monomères, de dimères et de
molécules encore plus polymérisées (( figure 8 )).
Déjà performant dans les extraits de pépins de raisin à haut
pouvoir antioxydant, Burgundy a aussi développé un nouvel
antioxydant répondant aux nouvelles exigences réglementaires du
secteur des compléments alimentaires qui préconise des solvants
d’extraction à l’eau ou à très faible degré alcoolique.
Le Grapemax ExtraPure est extrait sans solvant organique, titre
plus de 95 % de polyphénols, et se positionne parmi les
extraits les plus efficaces dans le test ORAC.
Résultats des produits
Les mesures effectuées par un laboratoire indépendant sont
présentées au tableau 1( Tableau 1 ).
Les extraits de pépins de raisin sont les plus efficaces dans le
test ORAC, parmi les autres extraits, et bien sûr par rapport aux
produits végétaux frais ou transformés.
Plus le produit est purifié en polyphénols (monomères et dimères
catéchiques), plus son efficacité antioxydante augmente.
Le Grapemax Extrapure, grâce à des conditions de fabrication
spécifique, sans solvant organique, possède une activité
antioxydante très élevée qui se place à un niveau équivalent d’un
extrait de référence de pépins de raisin purifié.
Tableau 1
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GRAPEMAX-DE
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19 279 Test ORAC (Mole TE/g)
|
|
Extrait purifié de pépins de raisin
|
|
GRAPEMAX-Extrapure
|
18 800
|
|
Extrait de pépins de raisin sans solvant organique
|
|
GRAPEMAX-SE
|
8 800
|
|
Extrait de pépins de raisin
|
|
GRAPEMAX-BGX
|
7 070
|
|
Extrait de raisin
|
|
Comment situer les Extraits Burgundy par rapport
à :
|
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Vitamine E
|
1 160
|
Test ORAC (Mole TE/g)
|
|
Vitamine C
|
5 110
|
|
Autres extraits
|
|
Extrait de thé vert
|
5 500
|
|
|
Extrait de Rooibos Tea
|
6 000
|
|
|
Extrait de myrtille
|
8 100
|
|
|
Fruits
|
|
Orange
|
24
|
|
|
Grenade
|
106
|
|
|
Pomme
|
14
|
|
|
Fruits « transformés »
|
|
Jus d’orange
|
3 000
|
|
|
Prunes
|
40
|
|
|
Myrtilles
|
38
|
|
|
Légumes
|
|
Ail frais
|
2 000
|
|
|
Tomate
|
3
|
|
|
Carotte
|
5
|
|
|
Épinards
|
24
|
|
Conclusion
L’oxydation est un phénomène complexe, qui met en jeu des espèces
moléculaires très réactives et très labiles, ce qui peut rendre son
étude difficile.
C’est un phénomène irréversible : il convient de s’assurer
de la qualité des matières premières utilisées, de lutter contre
l’apparition des facteurs déclenchants (stress, UV, pollution,
etc.).
C’est un phénomène qui s’autoalimente : une fois que la
réaction est initiée, les réactions en chaîne se poursuivent, et ne
s’arrêtent qu’une fois toute la matrice oxydée. Seule
l’intervention d’agents de terminaison comme des antioxydants
peuvent avoir une influence.
Les phénomènes d’oxydation ont lieu dans les milieux aqueux ou
lipidiques.
Les mécanismes sont très semblables, et en cas de contact de ces
deux milieux (émulsions), l’interface apparaît comme une zone très
favorable pour la phase d’initiation.
La nature du milieu à protéger a aussi une influence sur le
choix des méthodes de mesures de l’oxydation/du pouvoir
anti-oxydant.
Les solutions qui se dégagent pour lutter contre l’oxydation (le
retour à un état non oxydé est impossible, mais on peut ralentir la
progression) sont de deux ordres :
- – agir sur toutes les phases de la matrice,
- – utiliser des molécules végétales à haut pouvoir
antioxydant.
Il ne s’agit plus maintenant de surfer sur la vague de l’impact
marketing qui n’est plus novateur, mais d’argumenter sur des vraies
efficacités. Les extraits de pépins de raisin restent en Europe et
dans le Monde des solutions de choix pour cette application.
Dans la multitude des propositions d’extraits, il faut faire le
bon choix de principes actifs dont l’efficacité est réellement
mesurée, et parmi tous les tests disponibles, privilégier ceux
communément reconnus comme référence.
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