ARTICLE
L'approvisionnement en semences : systèmes
formel et informel
Depuis plusieurs décennies, de nombreux pays tropicaux ont constitué
des collections ex situ de cocotiers à la suite de prospections
ou d'échanges de matériel végétal. La constitution
de ces banques de gènes est un préalable aux travaux classiques
d'amélioration génétique qui comportent plusieurs
étapes : choix des parents, recombinaison par croisement, sélection,
production en champ semencier et diffusion. Les semences de cocotier ne
pouvant être stockées, la conservation se fait sous la forme
de collections vivantes, particulièrement coûteuses en espace
et en temps en raison de l'encombrement et de la biologie de la plante.
En effet, une surface d'un hectare est nécessaire à la conservation
d'un cultivar et la phase juvénile dure de trois à six ans.
En outre, ces collections ne donnent accès qu'à une faible
fraction de la variabilité existant à l'intérieur
de l'espèce [4] du fait de prospections souvent limitées
à quelques plantations et dont l'objectif principal est la recherche
du rendement maximal en coprah.
La création d'un nouvel hybride à partir de cultivars
en collection et son évaluation en station requièrent environ
une douzaine d'années de travaux d'entretien et d'observations.
Ces opérations ainsi que la production en champ semencier de matériel
amélioré par la recherche sont le plus souvent centralisées
sur un nombre limité de stations ou centres de recherche. Ce système
formel de production permet au planteur d'accéder rapidement à
un matériel végétal homogène et très
performant pour les caractères de productivité. Il est cependant
coûteux et la diffusion de ces produits auprès de petits
planteurs est rendue difficile dans le cas d'un environnement aussi dispersé
qu'un archipel où les réseaux routiers insulaires font souvent
défaut. La conséquence est un faible taux de diffusion de
ce matériel végétal en l'absence de subventions provenant,
le plus souvent, de financements exogènes et limités dans
le temps.
Parallèlement à ce système centralisé de
production et de distribution des semences, il existe un système
informel d'approvisionnement qui fonctionne à très faible
coût. Les agriculteurs se fournissent principalement dans leur propre
champ ou acquièrent leur matériel végétal
dans une sphère d'échange où les réseaux familiaux
dominent. Il en découle qu'une grande partie de la variabilité
est ainsi conservée et gérée in situ par les
populations rurales qui possèdent une connaissance fine des caractères
des cultivars et souvent d'arbres individuels. Ce système de gestion
et d'échange, bien qu'à l'origine de la majeure partie des
surfaces plantées par les petits paysans, est cependant largement
méconnu.
La prise de conscience au niveau mondial de l'intérêt de
préserver les ressources génétiques et les savoirs
locaux s'est traduite par l'initiative du réseau international
des ressources génétiques du cocotier (COGENT) d'engager,
à partir de 1995, un important travail d'inventaire des cultivars
conservés par les fermiers dans vingt pays d'Asie et du Pacifique
[5]. Des techniques de recherche participative ont été mises
en uvre afin d'évaluer la diversité des populations
conservées in situ, de recenser les usages liés au
cocotier ainsi que les besoins et contraintes des agriculteurs afin de
mieux répondre in fine aux attentes de ces derniers. Pour
illustrer cette opération, seront présentés ici les
premiers résultats d'enquêtes réalisées dans
un archipel du Pacifique Sud, le Vanuatu.
Cette étude a fourni la base d'un travail de thèse actuellement
en cours au Vanuatu dans le cadre d'un partenariat entre l'IRD (Institut
de recherche pour le développement) et le CIRAD (Centre international
de recherche agronomique pour le développement) [6]. Il consiste
à analyser les mécanismes de gestion de la diversité
par les populations rurales (système de nomenclature, critères
de reconnaissance et de sélection, stratégies d'échange).
À l'issue de ce travail, des recommandations seront proposées
en matière de conservation in situ avec pour objectifs le
maintien d'une diversité phytogénétique et, pour
les paysans, l'accès facilité à des quantités
adéquates de semences de bonne qualité au moment voulu.
Le cocotier au Vanuatu
: économie, recherche, développement
Le Vanuatu, archipel de 80 îles et îlots volcaniques du
Pacifique dispersés sur une distance de 850 km entre le 13e
et le 22e parallèle sud, compte une population d'environ
187 000 habitants, dont 79 % en zone rurale [7], parlant 109 dialectes
différents et une langue véhiculaire, le bislamar.
Le cocotier occupe une superficie totale de 80 000 hectares et ses produits
sont exportés essentiellement sous la forme de coprah, à
raison de 36 000 tonnes en moyenne annuelle pour la période 1997-2000.
Malgré un déclin lent mais continu, cette matière
première représentait encore, en l'an 2000, 36 % des recettes
totales d'exportation du pays devant le kava (Piper methysticum
Forst. f.), le bois et la viande de buf. D'après le recensement
de 1999 [7], 79 % des 28 000 ménages ruraux possèdent des
cocotiers. La production de coprah est réalisée à
85 % dans des exploitations familiales à raison de 3,4 hectares
en moyenne par famille et avec une productivité de 630 kg/ha/an.
En outre, on estime l'autoconsommation (alimentation humaine et animale)
à 18 000 tonnes d'équivalent coprah, ce qui correspond à
neuf noix par jour et par ménage [8]. Le secteur des anciennes
plantations coloniales, qui ne représente que 15 % de la production
de coprah, est en déclin en raison de la sénescence des
cocotiers, de la faible fertilité des sols sur lesquels sont installées
ces plantations, de la priorité donnée à l'élevage
et du coût relativement élevé de la main-d'uvre
salariée.
Depuis 1962, la recherche sur le cocotier est menée sur la station
de Saraoutou, située sur l'île d'Espiritu Santo, par l'Institut
de recherche des huiles et oléagineux (IRHO) puis, depuis 1994,
par le Centre agronomique de recherche et de formation du Vanuatu (CARFV)
en coopération avec le CIRAD. Pour l'amélioration génétique,
un critère de sélection essentiel est la résistance
à la maladie du dépérissement foliaire du cocotier
(DFC), maladie virale endémique au Vanuatu. Seuls les écotypes
Grands locaux présentent une résistance totale à
cette maladie. Deux hybrides, le Nain Rouge Vanuatu x Grand Vanuatu (NRV
x GVT) et le Grand Vanuatu x Grand Rennell présentent une bonne
résistance [9]. Ces deux hybrides ainsi qu'une population de Grands
Vanuatu améliorés par sélection massale pour la productivité
en coprah (photo 1) sont
produits dans les champs semenciers du CARFV. Leur précocité
de floraison ainsi que leur potentiel de production sont fortement améliorés
par rapport aux populations locales de Grands Vanuatu (tableau
1).
En 1982, un projet du gouvernement du Vanuatu financé par l'Union
européenne a été lancé pour développer
la culture du cocotier en milieu villageois. Un des objectifs était
la diffusion de semences ou de jeunes plants de cultivars améliorés
par la recherche afin de rajeunir la cocoteraie du pays. Le prix des plants
et leur transport étaient subventionnés (en totalité
à partir de 1992). Cependant, à la fin du projet en 1993,
soit dix ans après le début des opérations, seulement
3 000 ha environ avaient été plantés par un millier
de foyers ruraux, dont 15 % des surfaces avec l'hybride NRV x GVT et 85
% avec du Grand Vanuatu amélioré. Pendant la même
période, on estimait le rythme annuel de plantation à 2
600 ha/an (plantations informelles et sur projet confondues) [10]. Depuis
1994, les semences et plants du CARFV sont vendus aux planteurs à
prix coûtant et les quantités fournies représentent
en moyenne une capacité annuelle de plantation de 50 ha.
Les raisons de ce faible niveau de demande de matériel végétal
amélioré sont, par ordre d'importance, la difficulté
d'accès aux villages et le coût élevé des transports
dans l'archipel, le coût du matériel végétal
conjugué à un niveau de prix du coprah particulièrement
bas durant cette période, la méfiance des planteurs quant
à l'adaptation de ce matériel végétal aux
conditions locales, le défaut d'organisation des planteurs et la
faiblesse du service de vulgarisation.
Une étude fondée sur
des méthodes participatives
Les enquêtes ont été réalisées par
l'équipe de la division cocotier du CARFV associé au CIRAD,
par les agents du Département de l'agriculture et du développement
rural du Vanuatu et, plus récemment, par une doctorante de l'université
d'Orléans. Les sites d'enquêtes ont été choisis
en fonction de plusieurs objectifs : réalisation d'une couverture
aussi complète que possible de l'archipel en utilisant une grille
cartographique de 40 km de côté suivant les standards de
prospection du COGENT [11], prise en compte de la nature des sols (volcanique/corallienne),
du climat (sec/humide, chaud/tempéré), du groupe
linguistique, de l'origine et de l'organisation sociale des populations
(systèmes d'héritage et de chefferie).
Pour mener les enquêtes auprès des communautés rurales,
l'équipe de prospection utilise des méthodes participatives
[12] : questionnaires collectifs avec des groupes de villageois répartis
selon le sexe et l'âge, entretiens individuels, visites de plantations
et de jardins. Pour chaque site, on s'est intéressé à
inventorier les noms en langue vernaculaire attribués aux différents
types de cocotier, leur traduction ainsi que les usages et produits associés
à chaque type. Pour mieux comprendre la place du cocotier dans
la société étudiée, des informations sont
aussi collectées sur le système de culture, les contraintes
agronomiques et économiques (commercialisation), et sur la vie
sociale et culturelle du village afin d'avoir une vue globale du système
d'exploitation inscrit dans un contexte socio-économique donné.
Vingt et un sites ont été visités jusqu'à
présent sur onze îles de l'archipel (carte).
Une grande diversité de types et d'usages
Sur chacun des sites prospectés, onze types différents
en moyenne ont été identifiés par les villageois.
Nous définissons un « type de cocotier » ou un morphotype
comme un groupe d'individus présentant des caractéristiques
morphologiques ou agronomiques suffisamment remarquables pour que les
agriculteurs interrogés lui attribuent un nom particulier reconnu
par l'ensemble de la communauté. La plupart du temps, au nom générique
signifiant cocotier en langue locale, est accolé un terme discriminant
faisant référence à des caractéristiques morphologiques
simples (forme, couleur de la fleur, du fruit ou de ses composantes),
à des objets de la nature (fleur, animal, soleil, etc.) ou à
des usages.
Les populations de cocotiers rencontrées sont majoritairement
des populations de Grands. Les types présentant des caractéristiques
remarquables sont dispersés à l'intérieur des plantations
avec des fréquences souvent très faibles (inférieures
à 1 %) mais leur identification et leur localisation précises
sont parfaitement maîtrisées par les villageois. Parmi ceux-ci,
les types les plus couramment rencontrés, et communs à la
plupart des sites, sont présentés dans le tableau
2 avec leur dénomination dialectale par village. Il est à
noter que cette connaissance subit une érosion au fil des générations,
les personnes âgées identifiant plus de types que les jeunes.
Le tableau 3 détaille
les différents usages et produits tirés du cocotier recensés
au Vanuatu. Outre l'importance du coprah dans l'économie du ménage,
le cocotier est consommé quotidiennement pour son eau ou pour le
lait extrait de l'albumen des noix matures. Ses feuilles sont utilisées
pour les murs et toits des abris de jardin ou tressées en nattes
(photo 2). Au-delà
de ces usages domestiques, des noix peuvent être offertes lors d'une
cérémonie de mariage. L'eau de coco peut être utilisée
comme excipient pour la préparation de médicaments à
base de plantes ou en association à des pratiques magiques.
On observe qu'à un morphotype donné correspond un usage
particulier qui est identique pour la plupart des sites (tableau
2). Ainsi, le type dont le fruit présente un anneau rose autour
du pédoncule est associé à des usages médicinaux
ou magiques (fruit, écorce et racines peuvent être utilisés).
Le cocotier portant des noix petites et nombreuses est utilisé
comme présent lors d'échanges rituels à l'occasion
de cérémonies coutumières. Le type à fruits
allongés riches en bourre est encore recherché sur de rares
sites pour la confection de corde végétale, essentiellement
pour la construction des pirogues.
La structure génétique de ces populations de Grands Vanuatu
est cependant encore mal connue. L'inventaire de la diversité doit
être poursuivi et validé par des méthodes comme l'interprétation
des données quantitatives des caractères morphologiques,
standardisées par le COGENT [11], ainsi que l'analyse d'échantillons
d'ADN extraits de feuilles en utilisant des techniques de marquage moléculaire
(microsatellites) et le traitement des données par la méthode
bayesienne (réalisés par le Cirad) [13].
Pour une « sélection
à la ferme » ?
Le premier résultat à mettre au crédit de ces enquêtes
fondées sur des méthodes participatives est la mise en évidence
dans les populations de Grands Vanuatu d'une variabilité morphogénétique
insoupçonnée jusqu'à présent ainsi que la
grande diversité des usages autres que la production de coprah.
Ces méthodes permettent de valoriser le savoir traditionnel et
facilitent la prise de conscience par chacun de son rôle dans la
conservation des ressources génétiques. Un catalogue illustré
identifiant les types de cocotiers par leur nom local et leur utilisation
associée est en cours de constitution et permettra un retour de
l'information aux principaux intéressés.
La gestion traditionnelle in situ des populations de cocotiers
par les villageois est cependant encore largement inconnue et son étude
fait l'objet de la thèse en cours. Sur un nombre limité
de sites seront étudiés en détail les modes de conservation,
les critères de sélection et les stratégies d'acquisition
des semences. Il conviendra alors de rechercher la meilleure méthode
pour exploiter ce riche potentiel dans le contexte insulaire d'un petit
état du Pacifique en réponse aux contraintes liées
à la production et à la diffusion de matériel sélectionné
par la recherche. Est-il possible d'améliorer cette gestion traditionnelle
par une « sélection à la ferme » raisonnée
?
La sélection massale dans des populations de Grands pour le critère
de productivité a montré ses limites [14]. Le gain de productivité
n'est effectif que si une forte pression de sélection est exercée
lors du choix des arbres mères et au stade de la pépinière.
Il y a aussi le risque de privilégier le choix de noix de grosse
taille et de perdre ainsi sur le critère nombre de noix et, in
fine, sur la productivité. Par ailleurs, un cocotier très
productif a plus de chances d'engendrer une descendance par pollinisation
entre inflorescences contiguës. Les plants obtenus, produits d'autofécondation,
pourraient présenter une dépression de vigueur due à
la consanguinité.
Cependant, nous avons vu que quatre cycles de sélection massale
ont permis de créer la population de Grands Vanuatu améliorés
du CARFV qui présente des performances très supérieures
à la population de départ (tableau
1). On peut donc faire l'hypothèse qu'une sélection
au champ par les planteurs sur les critères du parent maternel,
associée à une conduite rigoureuse et une sélection
des meilleurs plants au stade pépinière, se traduira par
une amélioration de la précocité de mise à
fruits, un accroissement de vigueur et de productivité. Le risque
de consanguinité pourrait être surmonté en utilisant
des arbres mères à noix vertes et en sélectionnant
en pépinière seulement les germes bruns [Bourdeix, non publié].
Les populations obtenues seront bien adaptées aux conditions agro-écologiques
locales (climat, sol et mode de la conduite). Enfin, l'impact économique
d'un faible accroissement de productivité sur la majorité
des surfaces plantées annuellement sera considérablement
plus grand que celui de quelques dizaines d'hectares plantés avec
du matériel très performant mais auquel seul un petit nombre
de fermiers a accès [Baudouin, non publié].
Le maintien de la diversité ainsi que la préservation
des cultivars présentant des caractères remarquables, et
dont les produits peuvent fournir des sources de revenus supplémentaires
pour les planteurs (une noix verte à boire vaut dix fois la valeur
de son contenu en coprah), constituent des objectifs de la conservation
in situ. Le système reproductif du cocotier Grand, plante
pérenne à longue phase juvénile, préférentiellement
allogame et à multiplication exclusivement par graine, ne facilite
pas la sélection et la multiplication de types particuliers à
l'intérieur des populations de Grands. La variété
des formes observées peut résulter d'une évolution
naturelle (dissémination par flottaison, sélection naturelle
et adaptation, mutations somatiques, hybridation), d'introduction et de
sélection par l'homme (matériel local et amélioré
par la recherche) et de la combinaison ou de l'alternance de ces processus.
De nombreux points sur la nature de cette diversité restent donc
à éclaircir avant d'envisager un protocole de conservation.
L'exploitation croisée des données sur les systèmes
traditionnels de collecte et des résultats des analyses moléculaires
devrait fournir des éléments pour la mise au point de méthodes
efficaces de production à la ferme des cultivars souhaités.
Maintien de la diversité génétique, meilleure adaptation
à l'environnement et aux pratiques culturales traditionnelles,
réduction des coûts par une décentralisation des opérations
de sélection et de pépinière, diversification des
produits, la satisfaction de ces objectifs passe par une prise en compte
plus attentive que par le passé des besoins et des contraintes
des communautés rurales par les chercheurs. Les outils de la recherche
participative et une approche pluridisciplinaire (génétique,
agronomie et sciences sociales) doivent permettre de mieux structurer
et de rendre plus efficace la nécessaire collaboration entre ces
différents acteurs du développement rural.
REFERENCES
1. BOURDEIX R, N'CHO YP, LESAINT JP, SANGARE A (1990). Une stratégie
de sélection du cocotier Cocos nucifera L. I. Synthèse
des acquis. Oléagineux, 45 : 359-71.
2. EYZAGUIRRE PB (1999). Farmer's contribution to improving the
value and uses of coconut through the maintenance and use of genetic diversity.
In : Farmer participatory research on coconut diversity: workshop report
on methods and field protocols. EYZAGUIRRE PB, BATUGAL P, eds. Selangor,
Malaysia : IPGRI-APO : 1-5.
3. RIBIER V, ROUZIERE A (1998). Le cocotier au Vanuatu. Analyse
des conditions socio-économiques de la durabilité. OCL,
5 : 132-6.
4. NUCÉ DE LAMOTHE (de) M (1991). Coconut improvement-needs
and opportunities. In : Papers of the IPBGR Workshop on Coconut Genetic
Resources, Cipanas, Indonesia. IPBGR, ed. Rome, Italy : International
Crop Network Series n° 8 : 32.
5. COGENT (2000). Cogent conducts research with coconut farmers.
In : Cogent Newsletter. Kuala Lumpur : IPGRI-APO : 1-3.
6. CAILLON S (2001). Réflexion méthodologique
sur la conservation in situ de la diversité phytogénétique
: cas du cocotier et autres plantes cultivées au Vanuatu. Projet
de thèse, 2000-2003, université d'Orléans (non publié).
7. WELLS N (2000). The 1999 Vanuatu national population and
housing census. Port Vila, Vanuatu : National Statistics Office.
8. MCGREGOR A (1999). Land use profile: coconuts. AusAID
Vanuatu Land Use Planning Project, Port Vila, Vanuatu.
9. CALVEZ C, JULIA JF, DE NUCÉ M (1985). L'amélioration
du cocotier au Vanuatu et son intérêt pour la région
du Pacifique, Rôle de la station de Saraoutou. Oléagineux,
40 : 477-90.
10. OLLIVIER J (1993). Projet de développement cocotier
au Vanuatu (KDP), Rapport final du consultant. Document CIRAD-CP,
n° 91.
11. SANTOS GA, BATUGAL PA, OTHMAN A, BAUDOUIN L, LABOUISSE JP (1997).
Manual on standardized research techniques in coconut breeding.
Kuala-Lumpur : IPGRI-COGENT.
12. KING AB (1999). Farmer participatory methods for coconut genetic
resources in Asia-Pacific region, tools for participatory research on
crop and tree diversity. In : Farmer participatory research on coconut
diversity: workshop report on methods and field protocols. EYZAGUIRRE
PB, BATUGAL P, eds. Selangor, Malaysia : IPGRI-APO : 6-34.
13. BAUDOUIN L, LEBRUN P (2001). An operational bayesian approach
for the identification of sexually reproduced cross-fertilized populations
using molecular markers. In : Proceedings of the International symposium
on molecular markers for characterizing genotypes and identifying cultivars
in horticulture. Montpellier, France, 6-8 mars 2000 : 81-93.
14. BOURDEIX R (1989). Les sélections massales. In : La
sélection du cocotier, étude théorique et pratique,
optimisation des stratégies d'amélioration génétiques.
Thèse de Doctorat. Paris Sud Orsay : 22-32.
|