ARTICLE
Auteur(s) : Michel Dulcire
CiradEnvironnement et Société UMR Innovation BP 5032 TA 60/15
73, rue J.-F. Breton 34398 Montpellier cedex 5
Historiquement, dans la zone côtière de l'Équateur, une variété
endémique de cacaoyers nommée « nacional » produit un cacao aux
qualités reconnues typées (au sens de Salette, 1985). Ce cacao
a aussi une valeur sentimentale pour les Équatoriens, puisque ses
ventes en contrebande ont aidé à financer la guerre d'indépendance
contre la couronne d'Espagne, qui, en outre, ne l'achetait qu'à un
prix dérisoire aux producteurs. Ensuite, les exportations massives
à la fin du XIXe et au début du XXe siècles
de la « pepa de oro » réalisées par de grands propriétaires
terriens ont propulsé l'Équateur au premier rang des producteurs
mondiaux. L'arrivée massive de maladies, comme la moniliose ou le
balai de sorcière, et la première guerre mondiale ont mis fin à
cette époque « dorée ». Par la suite, sous la double influence de
la réforme agraire et de la reconversion des grandes plantations de
cacaoyers en bananeraies, la production a été assurée par de petits
producteurs, qui revendiquent aujourd'hui comme historique et
culturel leur « cacao nacional », dont la production est néanmoins
en baisse continue, en volume et en qualité.
C'est en réponse à cette évolution régressive qu'une
intervention conjointe de l'Union européenne (UE) et du ministère
de l'Agriculture et de l'Élevage (Ministerio de Agricultura y
Ganaderia [MAG]) est réalisée de 1995 à 2000. La recherche,
responsable de son déroulement, devait répondre à une attente de
résultats techniques et scientifiques sur les maladies
du cacaoyer, ainsi que sur ses qualités organoleptiques, mais
aussi d'actions concrètes sur le court terme.
Dès le début, des responsables d'organisations paysannes,
malheureusement peu structurées, se mobiliseront pour que cette
intervention sous forme de « projet » réponde aux aspirations des
producteurs. C'est ainsi qu'un des chercheurs de l'équipe française
interviendra hors station et en association avec les producteurs :
expert en cacao, il travaillera à la mise en place d'une
capacité locale d'évaluation organoleptique du traitement
postrécolte du cacao et au renforcement du fonctionnement
collectif. Les résultats seront cependant inégaux : les
tentatives de réhabilitation des vieilles plantations sont un
échec, la structure de vulgarisation agricole ne survit pas à
l'arrêt du financement et l'organisation paysanne sera mise en
faillite. En revanche, la collection de cacaoyers aromatiques
locaux constitue une première mondiale, une capacité d'évaluation
organoleptique est acquise, et ce chercheur a gagné la confiance
des producteurs et de leurs associations qui le sollicitent pour
des appuis techniques et organisationnels.
C'est à la suite de cette intervention publique, peu
convaincante, qu'entre en scène un industriel chocolatier français
spécialisé dans le cacao aromatique, désireux de diversifier ses
sources d'approvisionnement. Ses attentes portent
explicitement sur des cacaos de qualité originale, produits en
agriculture biologique, exigences qu'il reporte dans un « contrat
équitable ». Il exige par ailleurs, pour réduire les coûts
d'intermédiation, de s'engager avec une organisation de producteurs
et non avec des individus. Après une étude de faisabilité commandée
à ce chercheur, il décidera de passer un contrat avec la
coopérative Unocace (Unión Nacional de las Organizaciones
Campesinas Cacaoteras de Ecuador) pour lancer une opération
durable, labellisée « bio-équitable ». C'est à la demande de
l'industriel que ce chercheur, expert en cacao, connu
et reconnu par les producteurs, en deviendra partenaire.
Notre étude se situait dans le cadre d'un projet sur la
recherche en partenariat et s'est intéressée au processus de
traduction technique et organisationnelle de cette demande
industrielle, une demande soumise à des organisations de
producteurs, avec l'intervention d'un chercheur (figure 1). Notre
hypothèse était que le respect des règles de fonctionnement
imposées par l'industriel a amélioré la compétence technique et
organisationnelle des coopérateurs, ainsi que leur capacité de
négociation collective des termes du contrat. Nous avons conduit
des entretiens compréhensifs avec différents acteurs concernés :
agriculteurs et leurs organisations, industriel, chercheurs,
techniciens ; mais aussi avec des acteurs non concernés
(encadré 1). Nous analysons dans cet article la façon dont les
relations entre l'industriel et les agriculteurs ont évolué, leurs
conséquences au niveau technique et organisationnel, ainsi que
les rôles du chercheur-expert dans ce processus. Enfin, nous posons
la question de l'autonomie effective des producteurs comme
produit de ces apprentissages.
La construction d'un système relationnel
entre les partenaires du contrat
Quatre acteurs partenaires, quatre attentes
Un industriel importateur qui a besoin d'un partenaire
collectif
L'entreprise chocolatière est à la recherche de cacaos fins et
typés, issus de l'agriculture biologique, afin d'augmenter ses
volumes et de diversifier ses sources d'approvisionnement.
Le potentiel qualitatif du cacao « nacional » équatorien
l'intéresse, bien qu'il soit en général pénalisé sur les marchés
par ses nombreux défauts, dus en particulier à un traitement
postrécolte inadéquat.
Cet opérateur ne veut s'engager qu'avec des groupements
organisés (figure 1) et non avec
des individus isolés, et cela selon les modalités du commerce
équitable. Il exige que tous les engagements réciproques
figurent dans un contrat, afin de « favoriser le lien social et
humain » et d'en assurer la pérennité. Conscient de la
complexité de la situation, il s'assure des services du chercheur
expert en cacao qui connaît les producteurs et qui partage ses
convictions.
Des producteurs qui veulent devenir exportateurs
et s'organisent en conséquence
Les coopératives de base ont mis en place avec l'appui du projet de
l'UE une organisation faîtière, Unocace. Leur attente devient alors
: en première analyse, vendre leur production à un prix stable le
meilleur possible et, surtout, le plus vite possible après la
récolte, pour améliorer leur revenu. Mais ils sont aussi en quête
d'une certaine reconnaissance sociale de leur action pour une
culture traditionnelle emblématique.
Les plus progressistes savent qu'il faut alors saisir l'offre de
l'industriel. Mais le mode contractuel qu'il exige les oblige à
s'organiser et à s'impliquer activement. Leurs habitudes sont
bousculées, ils n'ont pas d'autre choix.
Une organisation déstabilisée
Un meilleur prix d'achat du cacao avait été, selon le président
d'Unocace, la raison principale des producteurs pour s'organiser
dans le cadre du projet européen, mais les intermédiaires n'ont
jamais proposé un meilleur prix pour les inciter à faire de la
qualité.
L'arrêt du projet a déstabilisé l'Unocace, compte tenu de sa
faible expérience et de l'absence de contrats pour la vente du
cacao. Créée pour le marché, elle n'a pas su s'y maintenir et elle
a fortement décapitalisé. Cependant, les producteurs n'expriment
pas de déception après cet échec, comme c'est souvent le cas
lorsque des résultats sur le court terme ne sont pas au rendez-vous
(Faure et al., 2007). C'est d'ailleurs leur volonté de
continuer qui incitera l'industriel chocolatier à aider Unocace à
se renforcer comme organisation faitière, comme acteur partenaire
de l'élaboration d'un contrat de commerce équitable.
Un chercheur écartelé
Il est d'une part déjà reconnu comme un allié par les producteurs,
qui le connaissent et l'écoutent. Son rôle de conseiller technique
de l'industriel l'amène d'autre part à répondre d'abord à ses
exigences, en médiateur et formateur vis-à-vis des producteurs, de
leurs associations de premier niveau et de la coopérative (figure 1).
Ces deux classes d'acteurs n'ont pas les mêmes intérêts ni le
même point de vue, et ils ne travaillent pas au même rythme.
Il doit donc permettre à ces parties de prendre la parole, et
intervenir tant par ses recherches ou expertises dans le domaine de
la production du cacao que par ses conseils sur le fonctionnement
technique et organisationnel de cette filière « bio et équitable ».
Le risque de « dispersion excessive » (Thill, 2001) de ses
activités, entre connaissance scientifique, action et
apprentissages collectifs et individuels (Freire, 1974), renvoie au
risque de non-reconnaissance par l'institution de recherche.
Le contrat, des engagements réciproques
L'industriel affirme que tous les acteurs doivent pouvoir tirer
profit du contrat, dont il a proposé un modèle dès le début, et que
leur adhésion active est indispensable à sa pérennité. Mais le mode
d'organisation des producteurs était alors balbutiant. Le contrat
initial de l'industriel a donc de fait imposé ses exigences.
L'implication des producteurs est progressive : leurs pratiques
améliorent le fonctionnement de leurs associations et leur donnent
les moyens d'exprimer des demandes à l'industriel. Le contrat
actuel représente un « consensus interculturel », donc le produit
d'une « construction négociée » (Denoux, 2006) entre l'industriel
et les producteurs, aux stratégies différentes, et appuyée par le
chercheur (figure 1).
Ce contrat liste les responsabilités et les droits des trois
parties : celles des signataires, d'une part – l'industriel et la
coopérative faîtière –, et celles des associations, d'autre part,
qui sont sous le contrôle de la coopérative. Le cahier des charges
(tableau 1) en explicite les conditions et responsabilités pour
chacune de ces trois parties : par exemple la variété
traditionnelle, les modalités économiques et d'investissement,
l'assistance technique, les modes de fonctionnement
organisationnel, etc., et, surtout, les tâches de contrôle des
types et modes d'itinéraires techniques (culturaux et postrécolte),
c'est-à-dire un ensemble de facteurs dont la maîtrise joue sur la
stabilité du contrat (Akrich, 2006).
Les producteurs se sont ainsi lancés dans l'aventure « cacao bio
et équitable », avec les exigences de qualité de production que
cela implique. Cependant, la grande majorité d'entre eux n'a pas
ressenti l'attente, de la part de l'industriel, d'une participation
active des producteurs. La première version du contrat a donc donné
lieu à peu d'échanges. Les agriculteurs qualifient spontanément
leur ralliement initial au contrat comme une contrainte subie, en «
l'absence d'autre choix » ou « faute de mieux », ou
encore comme une opportunité, celle des prix attractifs proposés.
C'est en cours d'entretien, et en discussion collective, que leur
implication progressive dans la dynamique contractuelle est
énoncée. Cette situation illustre la difficulté qu'ont eue les
producteurs à commencer à se coordonner entre eux pour élaborer une
intention commune. Mais elle montre aussi l'importance d'un leader
dans la construction du système relationnel, pour surmonter les
difficultés et faire avancer le processus.
Tableau 1 Extraits du cahier des charges
des trois parties.
Table 1. Extracts from the specification involving the 3
parties.
|
Industriel chocolatier
|
Associations de base
|
Unocace
|
|
Assistance technique Coût certification
|
Variété traditionnelle Respect règlement agriculture biologique
par contrôle interne
|
Contrôle et traçabilité du produit
|
|
Achat du cacao à Unocace
|
Achat fèves fraîches aux adhérents Travail collectif
postrécolte
|
Collecte coopératives Conditionnement
|
|
Préfinancement des achats sans intérêt
|
Paiement au producteur en livraison
|
Gestion exportations
|
|
Appui infrastructures
|
Construction infrastructures
|
Coordination infrastructures
|
Du vieux monde au nouveau monde : s'organiser
pour survivre
L'organisation, un acteur imposé
par l'industriel
Wyvekens (2003) souligne que les bonnes pratiques sont des
pratiques efficientes, mais qui sont aussi éthiquement honnêtes.
Elles changent quelque chose dans les modes de travail, techniques
et relationnels, de façon durable, tant socialement que
culturellement. La demande du chocolatier a représenté une
opportunité, une « arène d'intercompréhension » (Fixmer et
Brassac, 2004) fonctionnelle entre la coopérative et les
associations de producteurs d'un côté, et l'industriel de l'autre.
La coopérative Unocace est la signataire désignée du contrat
et le développement de son pouvoir d'agir est ici supérieur à celui
de l'individu. Son assemblée, composée des délégués élus des
associations, décline le cahier des charges en objectifs et en
actions collectives, pour tous (tableau 1), en fixe les modes de contrôle et
agit indépendamment des demandes individuelles. En ce sens,
l'engagement du collectif à respecter le cahier des charges
bio-équitable est à la fois une contrainte extérieure imposée aux
individus et un facteur de valorisation de ce travail.
L'innovation, au fur et à mesure qu'elle s'est développée, a
généré des recompositions du jeu et de l'interdépendance (Filippi,
2002) des acteurs du contrat. Plusieurs producteurs énoncent
spontanément que la négociation des engagements collectifs par
leurs représentants et leur traduction pratique a renforcé leur
savoir-faire organisationnel et leur noyau identitaire. Cette
transformation des rapports coopérative-industriel mène
progressivement les associations et leurs membres agriculteurs à
l'autonomie, donc à leur « émancipation » (Constance, 2008). Ces
apprentissages se concrétisent progressivement en savoir-faire :
des actions innovatrices, des dynamiques de gouvernance des
associations et de la coopérative, y compris à partir d'initiatives
individuelles. Mais, comment prendre en compte les intérêts de ceux
qui sont encore peu impliqués activement (Dulcire et Roche,
2007), mais qui doivent respecter les règles collectives, sous
peine d�??exclusion de leur association ?
Du mythe à des pratiques codifiées :
une incompréhension initiale
Les producteurs expriment tous en cours d'entretien leur difficulté
à comprendre au début les termes du contrat qu'ils acceptent alors
et, donc, à les subir. La demande industrielle de qualité les a
obligés à s'accorder sur un travail dont le contrat évalue la
qualité par des critères tels que : originalité, procédés pré- et
postrécolte, tradition, goût… (Dulcire, 2005) – travail que Hubert
(2001) qualifie de « réactivation du local ».
Nous pouvons considérer cette requalification régionale comme
une renaissance, une nouvelle « sensibilité à l'égard d'un héritage
[…] collectif dont la reconnaissance, la conservation et la
transmission [sont] problématique[s] » (Tornatore, 2007). Cet
ancrage territorial du cacao « nacional », sa typicité, s'est donc
fondé sur son histoire, mais aussi sur une reconstruction de
l'identité des producteurs, ce que Hillier et al. (2004)
désignent comme « une transformation des rapports sociaux et de
gouvernance ». Ce processus a constitué un changement vers une
construction technique et organisationnelle du « local », sa «
réinvention » (Zimmermann, 2005), un lieu de construction
d'identités et d'actions des agriculteurs, du collectif et de
l'industriel. Ces modifications progressives sont ici «
l'objet même du processus transformateur » (Foudriat et Immel,
2003), inscrit dans le contrat originel qui est progressivement
amendé en commun.
Cette démarche participative constitue dès le début un enjeu
crucial pour une coopération durable entre les acteurs de ce
contrat. Elle pose aussi la question du rôle d'un cadre préétabli
comme celui du « bio-équitable » pour la construction d'un projet
commun réaliste entre l'entreprise impliquée et les producteurs,
d'une « représentation partagée permettant des décisions plus
consensuelles et plus pertinentes » (Lévy, 2005).
Et le chercheur expert en cacao aromatique
?
Le chercheur joue différents rôles : porte-parole de l'industriel ;
traducteur entre deux mondes (Callon, 2003), entre l'industriel et
le rural, et entre la France et l'Équateur ; et, enfin, médiateur
entre ces deux acteurs. Mais il accompagne aussi comme expert
l'évolution des systèmes techniques et l'organisation des
producteurs.
Le chercheur a formalisé des liens avec les organisations de
producteurs et l'industriel pour construire ensemble des «
objectifs partagés » (Torre et Chia, 2001). Il a été
commandité pour satisfaire les deux parties, par la prise en compte
de leurs enjeux spécifiques, et se trouve ainsi écartelé entre
ordonnateur et exécutant. Il est donc amené à se demander si
sa pratique porte autant sur les obstacles concrets se dressant
entre et devant ces personnes accompagnées que sur le «
développement de leurs capacités d'adaptation » (Vallerie et
Le Bossé, 2003).
Ses activités, en réponse à la demande des acteurs, comme
expert, mais aussi comme intermédiaire, illustrent alors
l'ambiguïté des fonctions sollicitées au regard de son métier
de chercheur. Sa posture mais aussi son savoir-faire, son
engagement à répondre aux acteurs, expliquent-ils de façon
effective la construction du système relationnel ?
La confiance est une condition indispensable au fonctionnement
d'un dispositif participatif et l'homme concerné a pris le pas sur
le chercheur impliqué. Certains producteurs expriment que leur
travail avec le chercheur face aux exigences de l'acheteur les a
aidés à surmonter les contraintes et à se convaincre qu'il y avait
des améliorations possibles. Cet engagement progressif après
le démarrage se matérialise par des initiatives, des
propositions discutées pour leur intégration concrète dans le
contrat, lequel devient alors un objet commun.
De la négociation passive à l'autonomie
des producteurs ?
Ce processus de recherche participative s'est construit en réponse
à une demande industrielle. La recherche a été le médiateur de
celle-ci, le « chef d'orchestre » d'un système d'acteurs –
industriel et producteurs organisés – et de points de vue et
d'intérêts différents, ce que Damon (2002) appelle le « jeu de co
».
Le changement technique et organisationnel a été imposé à la
coopérative par l'industriel, à partir d'une culture historique et
identitaire. Les producteurs ont au début accepté et respecté
passivement les exigences pour bénéficier des incitations
matérielles accordées (tableau 1).
Puis, la concertation enclenchée a débouché peu à peu sur des
ajustements communs du cahier des charges, qui augmentent la
stabilité des relations entre l'industriel et les agriculteurs.
Les différents résultats positifs, énoncés de façon plus ou
moins directe par les acteurs, attestent de cette convergence
progressive, ce que nous pourrions appeler la construction sociale
d'un objet cacao de qualité (Callon, 2003). Cette confiance
réciproque constitue un élément fondamental de la durabilité de la
filière, dont l'organisation reste fragile : cette convergence
progressive repose d'abord sur un simple ralliement des producteurs
à leurs collègues innovateurs.
En conclusion : des apprentissages à consolider
Cette étude souligne la difficulté d'acteurs économiquement dominés
à s'organiser collectivement en réponse à une demande, à une
opportunité, S'organiser n'a pas été dans ce cas un choix
individuel, mais une obligation extérieure contraignante.
Les hésitations et les doutes exprimés, en particulier par les
producteurs, concernent ici les nouvelles façons de faire,
techniques et surtout organisationnelles. Ils sont largement
issus du paradoxe de l'innovation d'un cacao typé conduite avec le
chercheur, en réponse à une demande industrielle, qui oblige à la
renaissance de leur cacao oublié.
Les producteurs de ce nouveau cacao ne sont pas encore devenus
autonomes et montrent leur appréhension face au « challenge de
demain » (Dulcire et Roche, 2008), à leur nouveau métier ou encore
au futur générationnel. Leur gestion du contrat est un
apprentissage, qui améliore aussi leurs capacités d'adaptation
individuelles et collectives aux évolutions des contextes.
Remerciements
Je remercie Eduardo Chia pour les discussions qui ont permis
d'avancer sur le fond et sur la forme de cet article, ainsi que les
évaluateurs de la revue qui m'ont permis de l'améliorer.
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