Auteur(s) : Franck Galtier, Virginie Diaz Pedregal , Cirad UMR MOISA 73 rue Jean-François Breton TA C-99/15 34398 Montpellier Cedex 5 France, Gret - Direction Scientifique Campus du Jardin tropical de Paris 45 bis, avenue de la Belle Gabrielle 94736 Nogent-sur-Marne France.
Résumé : Le commerce équitable et, plus généralement, les standards sociaux, connaissent ces dernières années un succès grandissant. Leur développement est à la fois quantitatif (augmentation de la part de marché de ces labels) et qualitatif (extension des critères pris en compte). Ceci ne va pas sans tensions, l’extension quantitative se faisant en grande partie à travers les standards « light », tandis que l’extension qualitative est plutôt le fait des acteurs traditionnels du commerce équitable. Le développement de ces standards peut-il conduire à une réduction des injustices ? Cet article mobilise les principales théories de la justice pour explorer cette question. Il s’appuie plus particulièrement sur le cas du café. Il résulte de l’analyse que si la théorie rawlsienne s’avère clairement en faveur de l’extension quantitative et qualitative du commerce équitable et des standards sociaux, les théories alternatives (libertarienne, utilitariste, marxiste) sont plus réservées. C’est, in fine, à l’ouverture et à la modestie que convie cette réflexion, dans la mesure où l’équité peut être « justement » appréhendée de diverses façons.
Mots-clés : économie et développement rural, productions végétales, systèmes agraires
Illustrations
Figure 1 Part de marché des cafés certifiés aux
Pays-Bas (2001 - 2006).
Figure 1 Market share of certified coffees in the
Netherlands (2001-2006).
Source: Dutch Coffee Coalition.
Figure 2 Évolution comparée du prix mondial du café
vert et du prix minimum garanti par le commerce equitable.
Figure 2 Comparison of the evolution of world green
coffee price and guaranteed minimum price by fair trade.
Sources : NYBOT C Contract, pour le prix international, et FLO,
pour le prix minimum garanti.