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La génétique du bar (Dicentrarchus labrax L.)


Cahiers Agricultures. Volume 18, Numéro 2-3, 249-55, Piscicultures : le poisson de demain, Synthèse

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : Béatrice Chatain, Hervé Chavanne

Résumé : La production de bar, espèce majeure de la pisciculture méditerranéenne, repose encore, dans bien des cas, sur des animaux issus de parents sauvages. Pourtant, l’amélioration génétique est une des clés du développement de toutes les filières d’élevage optimisées. Trois types d’amélioration peuvent être réalisés lorsqu’il s’agit de poissons : i) la production de populations monosexes. Pour le bar, ce serait du monosexe femelle, car les femelles sont plus grosses que les mâles (gain de croissance potentielle de 20-30 %). Cependant, le déterminisme du sexe chez cette espèce est très complexe, car il fait intervenir des composantes génétiques et environnementales. Le monosexage femelle n’est donc pas encore maîtrisé en routine, même si on peut parfois obtenir des lots presque entièrement femelles \; ii) les manipulations chromosomiques, au premier rang desquelles l’induction de triploïdes qui aboutit à des animaux viables mais stériles. Cela devrait permettre d’éviter les ralentissements de croissance pour les poissons de plus de 600 g et permettre la protection du progrès génétique. L’induction triploïde est maîtrisée chez le bar, mais n’est pas utilisée, car elle provoque des retards de croissance \; iii) la sélection, qui montre sur la plupart des caractères testés des possibilités de gains importants, probablement du fait que l’espèce n’est actuellement pas encore domestiquée. La « boîte à outils » de l’amélioration génétique est donc disponible chez le bar et les premiers programmes de sélection réellement optimisés sont aujourd’hui en cours de développement.

Mots-clés : productions animales, pêche et aquaculture, amélioration génétique

 

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