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Activités microbiologiques en conditions salines : cas de quelques sols salés de la région de Relizane (Algérie)


Cahiers Agricultures. Volume 1, Numéro 5, 335-40, Novembre-Décembre 1992, Étude originale

Article gratuit   Summary  

Auteur(s) : Abdelkader Dellal, Amor Halitim

Résumé : La concentration de la solution du sol entraîne une augmentation de la pression osmotique. Celle-ci inhibe le développement des micro-organismes du sol en bloquant leurs fonctions biochimiques. En effet, comparativement aux sols non salés (rouge méditerranéen et vertisol), les résultats présentés indiquent que la salinité réduit la densité de la biomasse microbienne. Cet effet n’est pas une fonction linéaire. Une valeur-seuil de salinité de 15,7 mS/cm, au-delà de laquelle on note une forte chute de la biomasse microbienne, a été mise en évidence. Toutes les espèces telluriques prises en compte sont affectées à des degrés variables par la salinité. Les germes nitrifiants sont plus sensibles que les germes ammonifiants. Après 40 jours d’incubation, les densités des populations nitreuses et nitriques deviennent négligeables dans les sols excessivement salés (22,3 mS/cm) alors que celle des germes ammonifiants reste stationnaire. De même l’augmentation du potentiel extracellulaire ( - 0,9 MPa) agit sur les fonctions microbiologiques considérées. C’est le cas de la nitrification qui est complètement inhibée et celui du dégagement de CO2 qui est réduit de plus de 33 % dans le sol le plus salé. Les résultats obtenus suggèrent l’intérêt de prendre en considération de telles limitations des fonctions microbiologiques lors d’une application de formes azotées non assimilables par la plante. Une distinction reste à établir entre les effets de la salinité et ceux de la sodicité des sols.

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