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La maîtrise de la reproduction par la photopériode et la mélatonine chez les mammifères d’élevage


Cahiers Agricultures. Volume 2, Numéro 2, 81-92, Mars-Avril 1993, Synthèse


Résumé   Summary  

Auteur(s) : Philippe Chemineau, Xavier Berthelot, Benoît Malpaux, Yvon Guérin, Daniel Guillaume, Jean Pelletier, INRA, Physiologie de la reproduction, 37380 Nouzilly, France, Département des productions animales, ENV, 31076 Toulouse Cedex, France..

Résumé : Les variations de la durée de l’éclairement quotidien (photopériode) sont transmises à la glande pinéale qui sécrète la mélatonine pendant la période obscure. Celle-ci est responsable de l’interprétation de la durée du jour. Chez les bovins et les équins, les jours longs (JL) sont stimulateurs et les jours courts (JC) inhibiteurs de l’activité sexuelle \; chez les porcins et les petits ruminants c’est l’inverse, les JL sont inhibiteurs et les JC stimulateurs. Ces effets sont beaucoup plus marqués chez les petits ruminants, où la photopériode est le principal facteur qui entraîne les variations saisonnières de reproduction. Chez les ovins et les caprins, après un certain temps, les animaux développent un état réfractaire aux JC et aux JL qui rend nécessaire l’alternance entre les deux. Les traitements lumineux qui utilisent cette dernière propriété, permettent l’abolition totale des variations saisonnières de la production spermatique chez les mâles, ce qui entraîne une forte augmentation de la quantité et de la qualité des spermatozoïdes produits. Chez la femelle, surtout la chèvre, l’utilisation de la succession lumière-mélatonine permet, en bâtiment ouvert, l’induction d’une activité cyclique en pleine contre-saison. L’utilisation de la mélatonine seule permet d’induire plus précocement l’activité sexuelle et augmente fortement la fertilité et la prolificité. Chez les équins, les JL permettent une sortie plus précoce de l’anœstrus hivernal, la mélatonine inhibe cette reprise. Dans les autres espèces, les manipulations photopériodiques ou l’utilisation de mélatonine sont moins puissantes pour maîtriser la reproduction.

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