ARTICLE
Auteur(s) : Jean-Christophe
Castella1, Jean-Philippe
Deguine2
1Institut de recherche pour le développement (IRD),
BP 64501, 34394 Montpellier cedex 5 France
2Centre de coopération internationale en recherche
agronomique pour le développement (Cirad), Avenue Agropolis, 34398
Montpellier cedex 5 France
Au début des années 1980, les surfaces cotonnières de
l’Australie, du Mali et de la Thaïlande étaient comparables et
avoisinaient les 100 000 hectares (( figure 1 )). Un quart de
siècle plus tard, elles atteignaient 500 000 hectares en
Australie et au Mali, alors qu’elles n’étaient plus que de
35 000 hectares en Thaïlande. Dans cet article, nous faisons
l’hypothèse que ces trajectoires d’évolution divergentes peuvent
être expliquées à partir d’un même modèle théorique. La maîtrise
technique de la protection phytosanitaire apparaît en effet comme
un facteur déterminant de l’évolution des systèmes cotonniers
[1-3]. À la suite de Matthews [4], nous faisons l’hypothèse
que le contrôle des ravageurs joue un rôle prépondérant parmi les
nombreux facteurs qui interfèrent dans l’élaboration du rendement
et dans les trajectoires d’évolution de la production à l’échelle
des bassins de production cotonniers. Dans un premier temps, nous
présentons un modèle conceptuel des dynamiques d’un système
écologique complexe que nous cherchons à appliquer à l’évolution de
systèmes cotonniers. Ce modèle est ensuite utilisé pour comparer
les systèmes de production cotonnière en Australie, au Mali et en
Thaïlande. Ces trois pays ont été sélectionnés pour leurs qualités
illustratives des différents modes de prise en charge de la
contrainte phytosanitaire pour une des cultures les plus attaquées
par les insectes ravageurs [4]. Nous tirons enfin des enseignements
et des éléments de prospective sur les conditions de viabilité des
systèmes cotonniers.
Cycles phytosanitaires en culture cotonnière : un modèle
écologique
Dès les années 1970, des cycles cotonniers étaient identifiés
et décrits comme une succession de plusieurs phases de gestion de
la protection phytosanitaire : gestion écologique,
exploitation, crise, désastre [5]. Ce type de représentation
cyclique est commun à de nombreux systèmes écologiques [6]. Le
modèle des cycles adaptatifs distingue ainsi quatre phases dans
l’évolution d’un système écologique [7] : croissance rapide et
exploitation (r) ; accumulation et conservation de la
structure, durant laquelle la résilience tend à décliner
progressivement (K) ; crise très rapide (destruction
créative, Ω) ; renouveau et réorganisation du système au cours
de laquelle émergent de nouvelles structures (α). Appliquée
aux systèmes cotonniers, cette métaphore pose l’analyse des
pratiques de protection phytosanitaire en termes de résilience et
de capacité d’adaptation [1, 4]. Parmi les variables utilisées pour
rendre compte des dynamiques observées, nous distinguons, d’une
part, des variables à évolution rapide, parfois conjoncturelles,
liées par exemple au marché ou aux politiques de soutien (prix du
coton, compétitivité de la filière par rapport à celles d’autres
pays ou d’autres productions, etc.) et, d’autre part, des variables
à évolution lente, tendancielles, associées aux transformations des
caractéristiques biophysiques des zones de production
(pluviométrie, biodiversité). Les dynamiques d’action
(r et K) et de rétroaction (Ω et α) du cycle
adaptatif correspondent respectivement à des phases d’accroissement
de la production et de maintien de la viabilité du système [8].
Dans le premier cas (phases r et K), la priorité est
donnée à l’investissement dans le contrôle optimal des populations
de ravageurs par l’utilisation de produits insecticides. La
structure établie (industrie cotonnière au sens large, du
producteur jusqu’au marché) tend à se renforcer. Le système évolue
grâce à une efficacité accrue de la protection phytosanitaire, mais
il perd en résilience du fait de l’évolution négative de variables
lentes, comme par exemple la sensibilité des insectes ravageurs aux
produits phytosanitaires. Dans le second cas (phases Ω
et α), le système est entièrement remis en question. Sa
structure et son fonctionnement évoluent rapidement par
l’introduction d’innovations, de nouvelles pratiques. Il peut
rentrer dans un cercle vertueux de sortie de crise, comme dans un
cercle vicieux qui peut potentiellement marquer la faillite du
système cotonnier dans son ensemble.
Histoire comparée des systèmes cotonniers
En retraçant l’histoire des systèmes cotonniers en Thaïlande puis
en la comparant à celle du Mali (petits paysans en culture
pluviale) et à celle de l’Australie (grands producteurs en culture
irriguée), il est possible d’identifier des phases d’évolution
comparables à celles décrites dans le modèle théorique ci-dessus.
En Thaïlande, l’utilisation d’insecticides de la famille des
organochlorés a permis d’accompagner l’expansion de la culture
cotonnière sur les fronts pionniers du pourtour de la Plaine
centrale dans les années 1960. Une première crise
phytosanitaire, survenue à la fin des années 1960, a entraîné
un net recul des surfaces cultivées [9]. Les travaux de recherche
ont montré que la chute brutale des rendements était directement
liée à l’utilisation abusive d’insecticides (jusqu’à
20 pulvérisations par cycle de culture) qui avait contribué à
la fois à la résistance des chenilles de la capsule (Helicoverpa
armigera Hübner) aux insecticides et à des déséquilibres
faunistiques, notamment apparition de ravageurs secondaires dont
les populations n’avaient jusqu’alors jamais causé de dégâts sur
les cotonniers [5]. La production ne s’est alors maintenue à
l’échelle nationale que grâce au déplacement des zones de culture
vers de nouveaux fronts pionniers. Le cotonnier était remplacé par
le manioc, le maïs ou le soja dans les zones traditionnelles de
production. La recherche recommandait déjà à l’époque une gestion
mieux raisonnée, plus écologique, des populations de ravageurs et
montrait qu’une réduction du nombre de pulvérisations insecticides
était plus profitable économiquement [10]. À la fin des
années 1970, la relance de la production cotonnière a été
directement liée à l’apparition des insecticides de la famille des
pyréthrinoïdes qui ont permis à nouveau de contrôler les
populations de chenilles. En quelques années, les superficies
cotonnières ont augmenté considérablement sous la pression
commerciale des grandes compagnies agrochimiques dans ce qu’il est
convenu d’appeler l’engrenage des insecticides [11], pour atteindre
leur pic historique en 1982, avant de chuter à nouveau en
l’espace de trois ans pour les mêmes raisons qu’au cycle précédent
(( figure 2 ))
[1, 9]. Le spectre d’une relance de la culture grâce à une
innovation technique, les cotonniers transgéniques, planait à
nouveau sur la filière thaïlandaise à la fin des années 1990,
mais l’innovation annoncée a certainement pâti des problèmes
rencontrés par les petits producteurs de coton indiens et
pakistanais avec ces nouvelles variétés [12]. Aujourd’hui, la
Thaïlande, comme d’autres pays d’Amérique centrale et d’Afrique de
l’Est, illustre la faillite des systèmes cotonniers suite à une
utilisation abusive de produits phytosanitaires liée à une
augmentation importante de la densité de cotonniers dans
l’écosystème cultivé [4].
L’Australie, elle aussi, est passée par un épisode douloureux de
crise phytosanitaire dans les années 1970. Dix ans après le
développement de la culture irriguée du cotonnier dans la vallée de
l’Ord, située dans la zone tropicale à l’ouest du pays, les
attaques d’H. armigera devenaient incontrôlables malgré une
utilisation massive d’insecticides. Les ravageurs avaient développé
une résistance au DDT, ce qui a conduit à l’abandon pur et simple
de la culture dans cette région. Cet échec, qui a beaucoup marqué
les esprits, a poussé l’industrie cotonnière à se réorganiser sur
de nouvelles bases dans de nouvelles zones de production. On a
alors assisté à une forte intégration verticale de la filière
cotonnière, avec la mise en place de mécanismes de coordination
entre ses principaux opérateurs (agriculteurs, vulgarisateurs,
égreneurs, filateurs, chercheurs, etc.). Des budgets importants ont
été consacrés au suivi et à la gestion de la résistance des
insectes ravageurs [13]. Les programmes de recherche se sont
orientés vers la gestion intégrée des contraintes phytosanitaires,
de sorte que l’Australie fait aujourd’hui figure de référence dans
le domaine [2, 14]. Les populations de ravageurs sont gérées à
l’échelle du bassin de production et non plus à celle de la
parcelle, et sur l’ensemble de l’année et non pas sur les quatre
mois du cycle de culture du cotonnier. Une gestion adaptative de la
contrainte phytosanitaire est fondée sur un suivi régulier des
populations d’insectes et un contrôle par des moyens multiples
(cultures pièges, gestion des populations d’ennemis naturels,
insecticides biologiques, ou chimiques à spectre étroit, etc.)
adaptés au complexe de ravageurs, à leur stade de croissance,
niveau de résistance, et à la capacité de la culture à compenser
les dommages subis. L’introduction des cotonniers transgéniques est
gérée étroitement par l’ensemble des acteurs de la filière de
manière à maintenir un niveau suffisant d’agrobiodiversité
(surfaces de « cotonniers Bt » inférieures à
30 % des superficies cotonnières) et à limiter la pression de
sélection sur les insectes résistants dans les zones refuges.
Le Mali peut aussi faire figure d’histoire à succès au vu de la
courbe de croissance exponentielle des surfaces cotonnières ((
figure 1 )).
L’impact économique et social considérable de la production
cotonnière dans ce pays comme dans plusieurs pays voisins en
Afrique de l’Ouest et du Centre s’explique par deux facteurs :
d’une part, un grand nombre de petites exploitations agricoles
familiales (de 3 à 10 hectares) produisent le coton sur
une partie de leurs champs ; d’autre part, le coton est une
source importante de devises. Ce succès s’explique notamment par
l’adoption d’une approche intégrée de la filière, assurant à la
fois l’approvisionnement en intrants (engrais, pesticides,
crédits), l’offre de services agricoles (vulgarisation, encadrement
et appui aux organisations de producteurs), l’organisation de la
commercialisation et, enfin, la mise en place des infrastructures
économiques et sociales de base (routes, écoles, centres de santé).
Les compagnies cotonnières africaines gèrent la protection
phytosanitaire dans le cadre de relations contractuelles avec les
petits producteurs [15]. En fonction des recommandations de la
recherche, établies en début de campagne, les produits insecticides
sont fournis à crédit aux agriculteurs par les sociétés cotonnières
et les vulgarisateurs en assurent le suivi, voire le contrôle. Ce
type d’organisation, hérité du passé colonial de la culture
cotonnière, vise à contrôler des populations de ravageurs à large
échelle à partir des interventions d’une multitude d’agriculteurs
aux niveaux d’éducation et de connaissances techniques relativement
faibles. Il a sans doute permis d’éviter l’engrenage d’utilisation
d’insecticides qui a conduit d’autres systèmes cotonniers à leur
perte. Cependant, le coton risque aujourd’hui d’être victime de son
succès, du fait de la politique d’expansion des surfaces cultivées.
Des zones moins favorables sont mises en culture et l’on observe
une pression accrue des ravageurs liée aux densités croissantes de
cotonniers dans les bassins de production. Des phénomènes de
résistance des insectes sont apparus vers la fin des
années 1990 et font aujourd’hui l’objet d’une surveillance
accrue, s’inspirant de l’expérience australienne [3].
Quelle viabilité pour les systèmes cotonniers ?
Le schéma de la ( figure
3 ) fournit un cadre d’analyse des trajectoires des
systèmes cotonniers en Thaïlande, qui peut aider à la comparaison
avec les cas de l’Australie et du Mali. Il décrit les principales
étapes d’évolution des pratiques des agriculteurs, à l’interface
entre les transformations de l’environnement socio-économique et
les dynamiques écologiques. On retrouve la succession de phase de
gestion écologique de la protection de la culture (α), puis
une phase productiviste (r) d’exploitation de la ressource
(ici, la sensibilité des insectes ravageurs aux produits
phytosanitaires). La crise (Ω) correspond au passage d’un seuil,
que nous avons qualifié de « capacité de charge
individuelle ». Il s’agit d’un niveau d’artificialisation du
milieu en deçà duquel la contrainte phytosanitaire peut être
durablement gérée individuellement, à l’échelle de la parcelle. Le
succès économique de la production peut pousser les acteurs à
étendre les surfaces cultivées et donc les densités de cotonniers
au-delà de ce seuil, ce qui nécessite alors de mettre en place des
formes de gestion collective de la protection phytosanitaire et de
contrôle de la résistance à l’échelle de l’agroécosystème ou du
bassin de production, rejoignant ainsi la notion d’area-wide pest
management [16]. Les filières australiennes et maliennes sont
parvenues, chacune à leur manière, à mettre en place de tels modes
de gestion, contrairement à la filière thaïlandaise qui a été
durement sanctionnée par des niveaux de résistance des ravageurs
très élevés entraînant la faillite du système dans son ensemble.
Les succès rencontrés par les pays qui ont passé ce premier seuil
les incitent à augmenter la production et à étendre leurs surfaces
cultivées dans une nouvelle phase d’exploitation (r, K),
jusqu’à atteindre un nouveau seuil d’artificialisation, que nous
qualifions de « capacité de charge collective ». Au-delà
de ce seuil dont les caractéristiques restent largement à préciser
et à quantifier, la densité cotonnière dans l’écosystème est telle
que la pression des ravageurs remet en cause les performances
techniques et économiques du système quelle que soit l’organisation
sociale qui la prend en charge. En effet, les limites écologiques
de viabilité du système sont dépassées et l’on a affaire à une
gestion minière de la ressource (sensibilité aux insecticides) qui
conduit inévitablement à son déclin. L’objectif des acteurs de
l’industrie cotonnière est donc de maintenir le système dans un
domaine de viabilité situé en deçà de ce second seuil.
La ( figure 4
) propose une comparaison des profils historiques des trois
systèmes cotonniers aux cours des phases successives à partir d’une
série d’indicateurs décrits dans le cas de la Thaïlande par
Castella et al. [1]. On trouve un indicateur de
production (1) ; deux indicateurs de l’environnement
socio-économique : les efforts de recherche et
d’innovation (2) et le niveau d’intégration de la filière et
de coordination entre acteurs (3) ; deux indicateurs des
pratiques paysannes : le niveau de maîtrise technique
individuelle de la protection (4) et la quantité
d’intrants (5) ; deux indicateurs environnementaux :
le niveau d’agrobiodiversité de l’écosystème (6) et le niveau
de résistance des insectes ravageurs aux produits
phytosanitaires (7). Les niveaux pris par les indicateurs sont
relatifs à chaque pays et sont donc difficilement comparables entre
pays. En l’absence de quantification des indicateurs, le cadre de
comparaison proposé n’a pas vocation à démonstration mais plutôt à
illustrer nos hypothèses de travail sur le rôle majeur de la
maîtrise technique de la protection phytosanitaire sur les
trajectoires d’évolution des systèmes cotonniers. Ainsi, la phase
d’exploitation correspond à une augmentation de la quantité
d’intrants utilisés associée à une moindre maîtrise technique
individuelle : traitements sur calendrier et non pas sur seuil
d’intervention, insecticides à spectres larges et association de
matières actives, faible prise en compte de la bioécologie des
ravageurs et de leurs auxiliaires ou encore de la capacité de
compensation de la plante. L’effet négatif de ces stratégies de
protection (variables rapides) sur les dynamiques lentes du milieu
(érosion de la biodiversité et résistance des ravageurs) entraîne
le système vers sa capacité de charge individuelle. En l’absence de
coordination entre acteurs de la filière pour prendre en charge
collectivement la contrainte phytosanitaire, le système entre en
crise, comme ce fut le cas en Thaïlande à deux reprises [1].
L’apparition d’une innovation, par exemple une nouvelle famille
insecticide, a pour effet de débuter un nouveau cycle, en ramenant
à minima le niveau de résistance des ravageurs. Dans le cas de
l’Australie, l’abandon des zones cotonnières en crise a permis de
redémarrer le système sur de nouvelles bases. En Afrique
francophone, un autre modèle organisationnel s’est imposé, où la
protection phytosanitaire est relativement peu déléguée au
producteur. La régionalisation des recommandations a pour objectif
de les rendre simples et facilement adaptables à des milieux
naturels et humains diversifiés.
Conclusions
À travers l’analyse comparée de systèmes cotonniers contrastés nous
avons cherché à vérifier si le modèle théorique des cycles
adaptatifs proposé par les écologues peut être adapté à l’étude des
dynamiques cotonnières à l’échelle des bassins de production. En
l’état, le modèle présenté n’a pas valeur de démonstration. Il a
plutôt vocation à illustrer des hypothèses de travail et à orienter
de nouvelles recherches qui permettront de quantifier les
différents indicateurs et faire la part des nombreux facteurs qui
interfèrent pour expliquer les dynamiques cotonnières. Par
ailleurs, il est fort vraisemblable que la validité de cette étude
soit limitée à des systèmes de culture et de production pour
lesquels i) les surfaces cultivées en une espèce dépendent
essentiellement de l’espérance de rendement pour cette
espèce ; ii) l’espérance de rendement est très affectée par la
densité régionale de la culture. La portée du cadre d’analyse
proposé doit être évaluée vis-à-vis d’autres cultures qui
coexistent dans l’écosystème.
La comparaison d’études de cas souligne l’indispensable maîtrise
sociale de l’innovation technique, sans laquelle les efforts de
recherche (par exemple sur les nouvelles molécules insecticides ou
les cotonniers génétiquement modifiés) peuvent être réduits à néant
en quelques années seulement. L’efficacité de la protection
phytosanitaire doit être évaluée autant en termes de productivité
qu’en termes de résilience, c’est-à-dire la capacité du système à
se remettre d’une perturbation importante (attaques d’insectes,
émergence de ravageurs secondaires, chute du prix du coton, etc.).
Ces deux aspects, qui conditionnent la viabilité du système, sont
bien sûr liés et devraient être traités conjointement.
Malheureusement, la productivité est souvent privilégiée au cours
de la phase d’exploitation du système, alors que l’accent est mis
sur la résilience au cours de la phase post-désastre. Est-il
réellement nécessaire de passer par un épisode de catastrophe pour
imaginer la transition entre une logique d’exploitation et un mode
de gestion écologique, c’est-à-dire pour réformer le système en se
mobilisant autour d’un nouveau mode de gouvernance qui soit
favorable à la mise en application des principes de cette
gestion ? Le cas de l’Australie a montré que la phase de
désastre était sans doute nécessaire à la prise de conscience des
limites du système. Espérons que la sensibilisation de l’opinion
publique aux risques environnementaux et sanitaires (pour les
agriculteurs et pour les consommateurs) contribuera à mobiliser
l’ensemble des acteurs de la filière autour d’un nouveau modèle
sociotechnique et d’une approche écologique de la protection
phytosanitaire du cotonnier.
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