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Limites du système local d‘approvisionnement alimentaire urbain en Afrique subsaharienne : le cas des féculents au Sud‐Cameroun |
Cahiers Agricultures. Volume 13, Numéro 1, 116-24, Janvier-Février 2004 - L’alimentation des villes, Étude originale
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Sandrine Dury, Jean‐Claude Medou, Divine Foudjem Tita, Christian Nolte |
Résumé : La croissance démographique urbaine des trente dernières années s‘est accompagnée d‘une augmentation des quantités de produits commercialisés afin d‘assurer la sécurité alimentaire des urbains. Au Cameroun, l‘ajustement s‘est réalisé en incluant un nombre croissant de productrices au marché, sans changements majeurs des systèmes de production ni tension excessive sur les prix entre 1983 et 1996. Cet équilibre dynamique semble actuellement remis en cause puisque, entre 1996 et 2002, les prix réels des principaux féculents (plantain, manioc, macabo) ont presque doublé. L‘analyse de la demande (alimentaire, industrielle), de l‘offre urbaine (production, mise sur le marché, exportations) et des institutions du marché (information, marges et organisation du système de distribution), semble indiquer que l‘actuelle flambée des prix est essentiellement liée à l‘augmentation des coûts de transport (due au non‐entretien des routes et à l‘augmentation des prix des carburants) et à la reprise des cours du cacao, dans un contexte structurel où le système atteint ses limites (faible rémunération des producteurs et des commerçants). Les prix aux producteurs ne semblent pas suffisamment incitatifs pour entraîner actuellement une spécialisation\\intensification. On montre par ailleurs que les changements de systèmes de production (intensification) se sont opérés dans les filières à forte valeur ajoutée (igname et pomme de terre) et dans celles où des variétés améliorées ont été diffusées (manioc amer et maïs). |
Mots-clés : Transformation, commercialisation \; Systèmes agraires \; Productions végétales. |
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