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Entre beldi et roumi : préférences des consommateurs urbains et production de poulets au Maroc |
Cahiers Agricultures. Volume 13, Numéro 1, 75-8, Janvier-Février 2004 - L’alimentation des villes, Note de recherche
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : Gilles Sarter |
Résumé : Au Maroc, de 1969 à 2002, la production de poulets de batterie ‐‐ communément appelés
roumi ‐‐ connaît une augmentation considérable, passant de 6 600 à 180 000 tonnes par an. Le poulet devient ainsi la viande la plus consommée par les Marocains. En marge de cette aviculture intensive coexiste l‘élevage de poulets de basse‐cour appelés
beldi qui connaissent une revalorisation parallèle au développement de la mise sur le marché du
roumi. Dans cet article, nous abordons la problématique de l‘articulation des goûts des consommateurs et des systèmes de production et de distribution des aliments, à partir du cas de la consommation des poulets
beldi et
roumi à Rabat. Dans une première partie, nous présentons les résultats d‘un travail de reconstruction des dispositions acquises par les consommateurs urbains à percevoir le
beldi comme étant le poulet « authentique » et le
roumi comme étant « artificiel ». Nous tentons d‘établir la genèse de ces dispositions et de les confronter aux caractéristiques physiques des poulets et de leurs modes d‘élevage. Dans une seconde partie, nous rendons compte des capacités des consommateurs à identifier les poulets lors de leur achat et de l‘articulation entre ces capacités et la structuration de la distribution des volailles. |
Mots-clés : Productions animales \; Transformation, commercialisation \; Alimentation, consommation, nutrition. |
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