ARTICLE
L'intérêt économique et social de l'agriculture urbaine
pour des ménages pauvres, l'existence de nombreux faits accomplis
d'utilisation d'eau polluée par des populations peu conscientes
des risques sanitaires, la faiblesse des institutions publiques susceptibles
de faire respecter des directives sanitaires ou de mettre en place des
ouvrages de traitement collectif des eaux usées, la pauvreté
et la vulnérabilité des acteurs (populations défavorisées),
la nécessité pour les scientifiques de contribuer à
la recherche de solutions qui améliorent les situations avec les
acteurs eux-mêmes : tels sont quelques-uns des plus importants enjeux
en matière de recherche sur la pollution des eaux utilisées
en agriculture urbaine dans le contexte sahélien.
De 1994 à 1999, l'École inter-États d'ingénieurs
de l'équipement rural (EIER), en partenariat avec l'Institut tropical
suisse (ITS), l'École polytechnique fédérale de Lausanne
(EPFL) et l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a conduit
des travaux de recherche multidisciplinaire sur la réutilisation
des eaux usées en maraîchage urbain dans deux capitales de
pays sahéliens (Ouagadougou au Burkina Faso et Nouakchott en Mauritanie),
sur financement du Programme prioritaire environnement (PPE) du Fonds
national suisse de recherches scientifiques (FNRS).
Cette étude présente ceux des principaux résultats
du projet qui sont relatifs aux risques sanitaires sur les sites de maraîchage
existants autour de deux retenues d'eau dans la ville de Ouagadougou.
Problématique
L'explosion démographique et l'extension fulgurante des villes
africaines, notamment dans les zones périurbaines, consécutives
au phénomène d'urbanisation, provoquent un accroissement
rapide des besoins en eau, ce qui entraîne une très grande
pression sur les eaux de surface (eaux de marigots, eaux de barrages)
dans les villes. Alors que la ville a longtemps été synonyme
d'accessibilité facile à de l'eau de qualité (adduction
d'eau potable) et suffisante pour tous les citadins, toutes les eaux disponibles
(y compris les eaux usées générées) rentrent
obligatoirement aujourd'hui dans les stratégies de gestion intégrée
des ressources en eau.
La pratique de l'agriculture urbaine constitue l'une des problématiques
cruciales qui augmente la pression sur les besoins en eau dans les villes.
Dans les pays sahéliens, l'agriculture est couramment pratiquée
en milieu urbain et périurbain. On compte environ 200 millions
d'habitants de villes de pays en développement qui sont aujourd'hui
des agriculteurs urbains [1]. L'agriculture, de façon générale,
est grande consommatrice d'eau. Dans les conditions arides du Sahel, les
exploitants agricoles en milieu urbain sont amenés à utiliser
différentes sources d'eaux pour l'arrosage de leurs légumes.
Sur certains sites, ils utilisent des eaux usées non traitées,
coulant dans les rigoles ou canaux d'évacuation d'eaux pluviales,
pouvant provenir aussi bien des ménages que des industries.
La présence, dans la ville, de retenues d'eau ou d'eaux de surface
plus ou moins abondantes, de façon saisonnière ou permanente,
est une grande aubaine au Sahel pour les populations désirant s'adonner
à l'agriculture non pluviale. La présence de ces eaux de
surface favorise le maintien « d'îlots de ruralité »
au centre ou en périphérie des villes [2]. C'est
le cas pour des villes comme Niamey au Niger (fleuve), Bamako au Mali
(fleuve) et Ouagadougou au Burkina Faso (barrages). En revanche, une ville
comme Nouakchott n'a pas de telles ressources dans son tissu urbain (pas
de fleuve, ni de rivière, ni de retenue d'eau).
La ville de Ouagadougou, objet de la présente étude, est
traversée par un réseau hydrographique constitué
de marigots et de canaux aménagés pour l'évacuation
des eaux pluviales, marqué notamment par la présence de
retenues d'eau importantes (barrages I, II et III, retenue d'eau de Boulmiougou).
Les plus grandes superficies de maraîchage se trouvent autour de
ces retenues (Boulmiougou, Tanghin, Tampouy), et la période d'activité
y est plus longue par rapport aux autres sources d'eau possibles (puits,
marigots).
Le maraîchage est une activité relativement récente
dans les pays sahéliens [3-5]. Certaines sources indiquent
que c'est aux pères blancs (1920-1930) que l'on doit
l'initiation aux cultures maraîchères et leur promotion dans
la région de Ouagadougou [4]. Au Mali, le rôle des
colonisateurs dans l'introduction du maraîchage urbain est confirmée
dans certaines sources qui indiquent que le premier périmètre
maraîcher urbain à Bamako, dit « jardin du commandant
», date du début du siècle et était entretenu
par une main-d'uvre pénale [5]. Selon les maraîchers
de Boulmiougou, c'est leur site qui a abrité les premières
cultures maraîchères de la ville de Ouagadougou. Les enquêtes
conduites en 1994 dans le cadre du projet EIER/ITS/EPFL avaient montré
que les années d'expériences dans la pratique du maraîchage
étaient plus importantes sur ce site : 1 à 16 ans à
l'Abattoir, 2 à 20 ans à Canal Central, 2 à 25 ans
à Tanghin, 5 à 30 ans à Boulmiougou [6].
L'activité de maraîchage autour des barrages constitue
une source importante de nourriture et de revenus pour de nombreux ménages
pauvres en milieu urbain. Cependant, les eaux de ruissellement, charriant
des déchets divers, arrivent dans les barrages avec une forte charge
de pollution. Par ailleurs, ces eaux font l'objet de nombreux usages qui
augmentent leur pollution. On note une forte concurrence entre différents
usagers pour l'utilisation de l'eau disponible dans les barrages : nettoyage
de véhicules, lessive, abreuvage d'animaux, alimentation de chantiers
de construction. Les eaux de barrage proviennent d'eaux de ruissellement
qui charrient plusieurs déchets dans un environnement urbain mal
assaini. Elles peuvent donc atteindre un niveau de pollution quasiment
identique à celui de certaines eaux usées.
L'utilisation des eaux usées pour l'irrigation comporte un certain
nombre de risques, à cause de la présence de nombreux agents
pathogènes (virus, bactéries, parasites) dans les eaux,
les sols et les végétaux. C'est ce qui a conduit l'Organisation
mondiale de la santé (OMS) à édicter des directives
en 1989. L'OMS recommande notamment, pour des eaux destinées à
l'arrosage de légumes susceptibles d'être consommés
crus, qu'il n'y ait pas plus de 1 000 coliformes fécaux par 100
ml, et qu'il n'y ait aucun uf d'helminthes par litre [7].
Il importe donc de s'assurer que dans les retenues urbaines et périurbaines,
les eaux utilisées pour arroser des légumes comme la laitue
n'atteignent pas des niveaux de pollution supérieurs aux seuils
recommandés par l'OMS. L'investigation d'une telle problématique
marquée par la multitude des chemins et liens à risque (entre
eaux polluées, sol, végétaux, exploitants, revendeurs,
traiteurs, consommateurs, ménages, etc.), et la recherche de solution
adaptées et acceptées, ne peuvent se faire que selon une
approche interdisciplinaire (figure
1).
Méthodologie
Le projet de recherche a commencé par la localisation géographique
des espaces de maraîchage dans la ville matérialisée
sur une carte. Cette cartographie a aussi permis d'identifier la principale
ressource en eau utilisée sur chaque site, d'évaluer les
superficies exploitées par site [8, 9], et de choisir les sites
méritant de faire l'objet du suivi microbiologique. L'enquête
géographique a concerné toutes les rues de chaque commune.
Une fiche d'inventaire des sites de maraîchage a été
utilisée, sur laquelle les informations relatives au site ont été
enregistrées par un enquêteur. La position géographique
du site a été déterminée par un appareil Garmin
GPS [10], l'objet étant indiqué sur une carte de la ville
à l'échelle 1/10 000e. Les données collectées
par l'appareil GPS ont ensuite été converties à l'aide
du logiciel PCX5 de Garmin [11] et traitées sous Excel. Des cartes
thématiques ont été générées
à l'aide du logiciel Mapinfo.
La démarche microbiologique a permis de suivre la pollution bactériologique
(coliformes fécaux) et parasitologique (ufs d'helminthes
et protozoaires) des eaux, des sols et des végétaux sur
les sites de maraîchage les plus importants de la ville, dont les
deux sites situés autour de retenues d'eau (sites de Boulmiougou
et de Tanghin). Sur ces derniers, deux types d'eau ont été
suivis : l'eau principale d'arrosage (eau de puits) et l'eau secondaire
ou « témoin » (eau de barrage).
Pour la recherche des coliformes fécaux, chaque type d'eau a
fait l'objet d'un prélèvement hebdomadaire pendant au moins
deux années consécutives. Quelques perturbations circonstancielles
dans ce rythme ont été enregistrées en saison des
pluies et en saison sèche, jouant sur le nombre total d'échantillons.
Au total, 174 échantillons d'eau de barrage (84 à Boulmiougou
et 90 à Tanghin) et 172 échantillons d'eau de puits (82
et 90, respectivement) ont été analysés.
Pour la recherche des parasites, à la différence de celle
des coliformes fécaux, le suivi visé était de deux
prélèvements par mois. Les perturbations saisonnières
mentionnées ci-dessus pour les prélèvements en bactériologie
sont également entrées en jeu par rapport au nombre total
d'échantillons effectifs. Malgré tout, c'est au total 54
échantillons d'eau de barrage qui ont été analysés.
La recherche des coliformes fécaux s'est effectuée suivant
une méthode Afnor [8, 12]. La recherche des ufs d'helminthes
s'est effectuée suivant la méthode Schwatzbrod (concentration
et flottaison dans du sulfate de zinc) combinée à la méthode
SAF [8].
Résultats et discussion
Localisation des sites, identification des sources
d'eau et superficies exploitées
Les enquêtes géographiques ont trouvé 48 endroits
de la ville, répartis sur 14 secteurs, où apparaissent des
cultures maraîchères, à une saison ou à une
autre. Les sites de maraîchage sont localisés dans certains
quartiers plutôt que dans d'autres. Certains sites disparaissent
en saison sèche pour réapparaître en saison des pluies
ou en saison fraîche. Les superficies maximales exploitées
pour toute la ville se retrouvent en décembre, en milieu de saison
fraîche. Les ressources en eau utilisées sont des eaux de
puits, des eaux de canaux ou de rigoles et des eaux de barrages. La carte
présente la localisation des principaux sites de maraîchage
et des principales eaux de surface dans la ville.
Les sites de maraîchage sont surtout permanents autour des ressources
en eau des barrages et le long du canal central. Les sites de Boulmiougou
à l'ouest de la ville (au secteur 17, sur la route de Bobo-Dioulasso)
et de Tanghin au nord (secteur 23) apparaissent comme étant les
plus importants sites de maraîchage localisés auprès
de barrages. Ces deux sites comptent pour plus de 25 % de toutes les superficies
exploitées en moyenne dans la ville sur toutes les saisons couvertes
par l'enquête géographique.
Pollution microbiologique des eaux
Les niveaux moyens de pollution hebdomadaire en CF/100 ml sont quasiment
identiques pour les eaux de barrage et les eaux de puits aussi bien sur
le site de Boulmiougou (les différences n'étant pas significatives,
p = 0,26) que sur le site de Tanghin (p = 0,03). Les niveaux de pollution
des eaux de puits comme ceux des eaux de barrage sont en général
au-dessus des seuils de l'OMS (figures
2 et 3). La courbe de variation des eaux de puits reste généralement
au-dessus de celle des eaux de barrage à Boulmiougou. À
Tanghin, en revanche, aucune des courbes ne reste de manière nette
au-dessus de l'autre. Les maxima avoisinent 1E + 06 CF/100
ml. Les niveaux les plus élevés se situent généralement
en saison sèche, puis en juillet et en septembre. Les niveaux les
plus bas s'enregistrent en janvier et en février. Les pollutions
marquent une tendance à la croissance entre février et juin.
Les tendances à la réduction de pollution se présentent
entre octobre et janvier (saison fraîche). Les niveaux moyens de
pollution hebdomadaire en CF par 100 ml sont quasiment identiques pour
les eaux de barrage sur les deux sites de Boulmiougou et de Tanghin (tableaux
1 et 2).
En parasitologie, les échantillons d'eau de barrage de Boulmiougou
présentent une proportion de pollution parasitologique plus élevée
que ceux de Tanghin (36 % contre 27 %). Sur chacun des sites, les eaux
de barrage présentent une proportion plus importante d'échantillons
positifs que les eaux de puits (36 % contre 5 % à Boulmiougou,
et 27 % contre 13 % à Tanghin). Alors que les eaux de barrage de
Boulmiougou sont plus contaminées par les ankylostomes (21 %),
celles de Tanghin le sont plus par les ascaris (27 %).
Les niveaux de pollution trouvés dans les eaux de barrage sont
plausibles au regard d'un certain nombre d'éléments. Les
eaux de barrage proviennent du ruissellement des eaux de pluie. Vu l'importance
des dépôts d'ordures anarchiques et des rejets d'eaux usées
dans les quartiers de Ouagadougou [7], les eaux de ruissellement arrivent
dans les barrages avec une forte charge de pollution. Par ailleurs, ces
eaux font l'objet d'usages autres que le maraîchage : nettoyage
de véhicules, lessive, abreuvage des animaux, alimentation de chantiers
de construction. Toutes ces activités font que les eaux de barrage
peuvent atteindre des niveaux de pollution quasiment identiques à
ceux de certaines eaux usées domestiques.
Comme tous les autres types d'eau, les eaux de barrage enregistrent
une croissance des niveaux de pollution en saison sèche (février
à juin). Ce résultat est indicatif du rôle des conditions
d'aridité. Les quantités d'eau se réduisant dans
la retenue (parfois jusqu'à tarissement) au fur et à mesure
que la saison sèche s'installe, les concentrations en polluants
microbiologiques et parasitaires augmentent. À l'inverse, après
la saison des pluies et pendant la saison fraîche, les retenues
d'eau enregistrant leur plus haut niveau de stock, les pollutions sont
suffisamment diluées. En matière de risques sanitaires,
les résultats parasitologiques trouvés sont les plus préoccupants.
Ceux relatifs aux coliformes fécaux sont aussi, par ailleurs, indicateurs
de pollution d'origine fécale. À partir de ces risques potentiels,
on peut, à raison, craindre des risques effectifs le long de la
chaîne sanitaire, telle qu'elle est illustrée à la
figure 1.
Risques sanitaires
L'OMS [7] souligne qu'il existe quatre catégories de personnes
sur qui l'utilisation agricole des eaux usées fait peser un risque
« potentiel » distinct du risque « effectif » : (i)
les ouvriers agricoles travaillant dans les champs et les membres de leurs
familles ; (ii) les manutentionnaires et manipulateurs des produits des
récoltes ; (iii) les consommateurs des cultures (hommes et bétail)
; (iv) les personnes vivant à proximité des champs. Les
principales conclusions des études épidémiologiques
conduites jusqu'ici indiquent que l'utilisation des eaux résiduaires
en agriculture entraîne un risque effectif important en présence
de nématodes intestinaux, et un risque plus bas en présence
de bactéries.
Les enquêtes épidémiologiques effectuées
en 1995, dans le cadre de la grande étude, ont permis de montrer
(tableau 3) que les enfants
d'exploitants maraîchers âgés de moins de 5 ans présentent,
de manière significative, des prévalences supérieures
à celles des enfants de même âge dans la population
générale pour les ankylostomes (10,80 ± 6,68 % contre
1,40 ± 0,43 %, RP = 8,45, p < 0,001), et pour les kystes de Blastocystis
hominis (RP = 1,79 ; p = 0,01). Une analyse portant uniquement sur
les maraîchers selon le type d'eaux utilisées sur le site
n'a pas pu mettre des différences significatives en évidence
[8].
Les risques sanitaires ne sont pas les seuls à prendre en compte
dans l'analyse des problèmes liés aux eaux de barrage utilisées
pour le maraîchage urbain. L'accès des agriculteurs urbains
aux eaux de barrage situées à proximité de la ville
constitue un grand domaine de difficultés. La compétition
est de plus en plus forte avec d'autres activités de la ville ayant
aussi besoin de ces eaux. La menace d'expropriation est grande sur les
espaces d'agriculture urbaine, à cause d'un programme de lotissement
urbain atteignant rapidement toutes les zones proches de la ville. La
ville s'étend et digère progressivement les surfaces cultivables
: on a estimé, en 1997, que près de 40 % des superficies
exploitées étaient exposées à un grand risque
d'expropriation [13].
Autres dimensions à prendre
en compte
Le rapport bénéfices/risques de l'agriculture urbaine
est élevé, car la majorité des agriculteurs urbains,
notamment les maraîchers, proviennent de groupes à faibles
revenus. Pour ces habitants pauvres des villes sahéliennes, l'agriculture
est une importante activité de survie, et génératrice
de revenus. Avoir accès à de l'eau pour entreprendre des
activités agricoles serait une d'une grande opportunité,
dans un contexte sahélien où la rareté de l'eau est
caractéristique.
Les eaux des barrages s'avèrent être moins polluées
que les autres types d'eaux, constituant ainsi une grande aubaine pour
les agriculteurs urbains, si l'on arrive à assurer leur protection
qualitative. Les sites de maraîchage existant autour de barrages
dans les villes au Sahel figurent sans doute parmi les plus viables et
leur préservation doit être rattachée à un
débat de fond, extrêmement d'actualité, sur la bonne
gouvernance de l'eau [14], et sur la conception que chacun pourrait avoir
sur les limites de la ville (« jusqu'où la ville ? »
[15] et pour qui ?).
Au-delà de ce débat, les acteurs les plus concernés
(les exploitants agricoles) ont besoin d'être soutenus par des initiatives
multiformes dans le jeu d'interactions et de négociations avec
les autres parties prenantes [16].
CONCLUSION
Le suivi, pendant deux années consécutives, des types d'eaux
d'arrosage utilisées en maraîchage autour de deux retenues
d'eau à Ouagadougou a mis en exergue des niveaux de pollution microbiologique
des eaux de barrage parfois préoccupants par rapport aux seuils
de l'OMS. Les pollutions présentaient notamment des pics en saison
sèche. Les risques sanitaires sont surtout d'ordre parasitologique,
liés au fait que des légumes consommables crus sont produits
sur les deux sites (laitue, carottes). Les études épidémiologiques
ont mis en évidence des risques parasitologiques effectifs plus
élevés chez les enfants des exploitants maraîchers
pris sur l'ensemble des sites que chez ceux de la population générale.
Cependant, les eaux de barrage se sont révélées être
les types d'eaux les moins pollués sur les sites de maraîchage
à Ouagadougou.
Les sites de maraîchage autour de ces retenues d'eau sont les
plus viables de la ville, et il serait profitable de les préserver
et de les rendre durables. Si l'on accepte de prendre en compte les considérations
politiques, philosophiques et socio-économiques, il apparaît
important de préserver l'usage de ces eaux pour des activités
agricoles dans les « limites » de « la ville ». D'autant
plus qu'aujourd'hui, les limites de la ville (et quelle ville ?) méritent
d'être repensées.
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