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Teneur en provitamine A de feuilles vertes traditionnelles du Niger


Cahiers Agricultures. Volume 6, Numéro 6, 553, Décembre 1997, Etudes originales

Summary  

Auteur(s) : Hélène Delisle, Seidou Bakari, Guylaine Gevry, Chantal Picard, Guylaine Ferland

Résumé : Afin d’évaluer les apports en vitamine A chez des enfants du Niger, la teneur en provitamine A de 168 échantillons de feuilles vertes appartenant à 15 espèces différentes, séchées ou cuites localement, a été déterminée par chromatographie liquide à haute performance (HPLC) tandis que le taux d’humidité était mesuré après séchage au four à 80 °C. Les feuilles séchées, qui entrent surtout dans la composition des sauces, contiennent en moyenne 2 273 ± 1 152 g d’équivalents-rétinol (ER), les feuilles fraîches bouillies 1 333 ± 596 g et les feuilles fraîches étuvées avec le mil, 928 ± 526 g/100 g. Outre l’espèce, le mode de préparation est un important facteur de variation : les feuilles bouillies ont une teneur vitaminique A significativement plus élevée que les feuilles étuvées de la même espèce (sur la base du poids frais ou du poids sec), la différence n’étant pas modifiée par la durée de cuisson. Sur la base du poids sec, les feuilles fraîches cuites contiennent environ deux fois plus de provitamine A que les feuilles séchées. Les végétaux consommés par les enfants de 2 à 4 ans couvriraient d’après nos enquêtes en moyenne 66 % (30 à 87, 5 %) des besoins théoriques en vitamine A. Toutefois, le taux de couverture pourrait être réduit si la biodisponibilité des caroténoïdes de feuilles vertes se révélait surestimée ou si les besoins des enfants étaient accrus par les fréquentes infections qu’ils subissent. D’autres recherches sur ces aspects seront nécessaires, pour fonder des stratégies alimentaires appropriées pour la prévention de la carence en vitamine A.

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