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Cahiers Agricultures

Contribution à la domestication de l’arganier pour la production d’huile Volume 16, numéro 3, Mai-Juin 2007

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  • Auteur(s) : Rachida Nouaïm, Abdelwahad Echairi, Mariam Kaaya, Rémi Chaussod , Laboratoire d’agroforesterie, Faculté des sciences, Université Ibnou Zohr, BP 28/S, Agadir Maroc, Unité mixte de recherche (UMR) « Microbiologie & géochimie des sols », Institut national de la recherche agronomique (Inra) – Université de Bourgogne, 17, rue Sully, BP 86510, 21065 Dijon cedex
  • Mots-clés : argania, domestication, enquête, multiplication végétative, verger
  • Page(s) : 199-204
  • DOI : 10.1684/agr.2007.0098
  • Année de parution : 2007

Des enquêtes effectuées dans cinq localités de l’arganeraie ont montré que l’huile d’argane représente une part importante des revenus des usagers et que, dans la production d’huile, l’étape de cassage des noix est la plus longue et la plus pénible pour les femmes. Dans trois localités, les femmes font la distinction entre les arbres donnant des noix faciles à casser et ceux donnant des noix très dures ; nous les avons appelés arbres F et arbres D. Pour les arbres identifiés comme donnant des noix faciles à casser, nos mesures mécaniques objectives ont confirmé une force de rupture nettement plus faible et ont montré que cette caractéristique est associée à une coque plus fine et à un rapport poids de l’amande/poids de la noix plus élevé. Ce dernier paramètre montre que, pour un même poids de noix, on peut obtenir une quantité d’huile beaucoup plus importante à partir des noix faciles à casser. Nous disposons désormais d’au moins trois critères de sélection pour optimiser la production d’huile d’argane. Le bouturage des arbres adultes sélectionnés permet de sauvegarder les phénotypes les plus productifs en huile sous forme de micropieds mères à partir desquels seront produits les plants mycorhizés destinés à l’installation de vergers d’arganiers oléagineux.