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Annales de Biologie Clinique

Test HPV et prévention du cancer du col utérin : pratiques et tendances actuelles Volume 71, supplément 1, Novembre 2013

  • Auteur(s) : Joseph Monsonego , Institut du col, Paris, France
  • Mots-clés : test HPV, dépistage, frottis, cancer du col de l’utérus
  • Page(s) : 27-32
  • DOI : 10.1684/abc.2013.0907
  • Année de parution : 2013

Des preuves robustes soutiennent de nouvelles stratégies de prévention du cancer du col utérin basées sur la détection de l’infection persistante à papillomavirus (HPV), l’agent causal de la maladie. La première exposition à l’HPV est le plus souvent bénigne et passagère, alors que l’infection persistante à un des douze HPV à risque explique la presque totalité de ces cancers. De fait, la détection des HPV à risque prédit le risque de précancers, les néoplasies intra-épithéliales cervicales (CIN) de haut grade, plus tôt et plus longtemps que la cytologie de dépistage. Aussi, l’absence instantanée d’HPV confère une assurance proche de 100 % de l’absence de lésions précurseurs (alors que la seule cytologie n’oriente qu’à moins de 60 %) et garantit une quasi-protection de l’absence de CIN HG sur une période prolongée, permettant d’espacer en toute sécurité l’intervalle du dépistage à 5 ans. Le dépistage HPV basé sur les tests cocktails diminue sa spécificité et augmente le nombre de colposcopies. De nouvelles stratégies permettent d’améliorer sensiblement cette spécificité sans diminuer la sensibilité. Parmi elles, on notera l’orientation vers le dépistage viral qu’après 30 ans, l’utilisation des tests ARN, les tests de génotypage identifiant en particulier les types 16, 18 et les 10 ou 12 autres types à HR. Le dépistage cyto-virologique (cotest) est adopté aux USA. Une nouvelle orientation de dépistage exclusivement viral suggère la possibilité de trier les HPV positifs par la cytologie ou le génotypage, améliorant ainsi la spécificité de ce dépistage.

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