John Libbey Eurotext

Annales de Biologie Clinique

MENU

Suivi biologique de l’héparinothérapie : intérêt clinique et aspects pratiques Volume 74, numéro 6, Novembre-Décembre 2016

Tableaux

Auteurs
1 Université catholique de Louvain, CHU UCL Namur, Namur thrombosis and hemostasis center, Hematology-hemostasis laboratory, Yvoir, Belgique
2 Université catholique de Louvain, CHU UCL Namur, Namur thrombosis and hemostasis center, Department of pharmacy, Yvoir, Belgique.
3 Department of pharmacy, Namur thrombosis and hemostasis center (NTHC), Namur research institute for life sciences (NARILIS), Université de Namur, Namur, Belgique
* Tirés à part

Les agents anticoagulants traditionnels comme l’héparine non fractionnée (HNF), les héparines de bas poids moléculaire (HBPM), le fondaparinux, le danaparoïde et la bivalirudine sont utilisés dans la prévention et le traitement des maladies thromboemboliques. Ces molécules ont cependant des limites : leur schéma d’administration contraignant par voie parentérale ainsi que la nécessité d’un suivi biologique régulier pour l’HNF. Les HBPM, de par leur réponse anticoagulante plus prévisible, ne nécessitent pas de suivi biologique systématique. L’utilité de leur suivi biologique dans diverses situations cliniques comme la grossesse, l’obésité et l’insuffisance rénale est, par ailleurs, sujet à débat, en témoignent les divergences entre les recommandations françaises et américaines. D’autres aspects sont également sujets à controverse : la mesure de l’activité anti-Xa en vallée lors d’une grossesse ainsi que le suivi optimal des HBPM chez les patients carencés en antithrombine (insuffisants hépatiques, nouveau-nés). Différents tests sont disponibles sur le marché afin d’assurer le suivi biologique de ces molécules, nous reverrons dans cette revue leur principe ainsi que leurs avantages et inconvénients. La prise en charge de la thrombopénie induite par l’héparine (TIH) nécessite également l’utilisation d’anticoagulants parentéraux : le danaparoïde, la bivalirudine ou l’argatroban. Les modalités de suivi de ces molécules sont peu connues et sont présentées dans cette revue. De plus, une surveillance plaquettaire est indispensable. Cet article a pour but de fournir des lignes de conduite concernant le suivi au laboratoire des anticoagulants parentéraux.