John Libbey Eurotext

Annales de Biologie Clinique

Recherche d’anticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA) : analyse du questionnaire européen de l’EASI groupe et confrontation des pratiques françaises aux recommandations internationales Volume 75, numéro 5, Septembre-Octobre 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3

Tableaux

Auteurs
1 Laboratoire d’immunologie, Hôpital européen Georges Pompidou, AP-HP, Université Paris Descartes, Paris, France
2 Service d’immunologie, UF auto-immunité, Hospices civils de Lyon, CHLS, Pierre-Bénite, France
3 Immunologie, Laboratoire Biomnis, Lyon, France
4 Département d’immunologie, UF immunochimie & auto-immunité, CHU Pitié Salpêtrière-Charles Foix, Paris, France
5 Laboratoire d’immunologie, CHU de Reims, France
6 Laboratoire d’immunologie, CHU de Dijon, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : vascularites auto-immunes, ANCA, MPO, PR3, pratiques de laboratoire
  • DOI : 10.1684/abc.2017.1273
  • Page(s) : 531-41
  • Année de parution : 2017

Les autoanticorps anti-cytoplasme des polynucléaires neutrophiles (ANCA) sont principalement recherchés pour le diagnostic des vascularites auto-immunes. Ils sont aussi décrits dans des situations d’inflammation chronique. Leur recherche repose sur deux techniques : l’immunofluorescence indirecte (IFI) et des techniques immunochimiques pour l’identification de la spécificité antigénique des autoanticorps. L’European autoimmunity standardisation initiative (EASI) group a diffusé auprès de laboratoires européens un questionnaire sur les ANCA concernant les paramètres analytiques des techniques, l’algorithme décisionnel de l’utilisation de celles-ci et l’interprétation biologique. Nous proposons une analyse des réponses des laboratoires français spécialisés, en les comparant à celles des autres pays et en les confrontant aux recommandations internationales. Elle révèle une utilisation majoritaire de l’IFI en première intention, avec des stratégies d’identification antigénique variables. Les pratiques sont souvent conformes aux recommandations pour le diagnostic des vascularites mais sont moins consensuelles dans d’autres situations cliniques.