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Annales de Biologie Clinique

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Évaluation clinico‐biologique de la dénutrition Volume 62, numéro 4, Juillet-Août 2004

Auteurs
Laboratoire de biochimie spécialisée, Centre hospitalier universitaire Hôtel‐Dieu, Nantes kalyane.bach chu‐nantes.fr
  • Mots-clés : dénutrition, albumine, préalbumine, transthyrétine, orosomucoïde
  • Page(s) : 395-403
  • Année de parution : 2004

La dénutrition touche actuellement 30 à 50 % des patients hospitalisés. L’allongement de la durée moyenne d’hospitalisation des patients dénutris et la majoration du coût de leur prise en charge représentent un enjeu économique important pour notre système de soins qui a fait de la dénutrition l’une de ses priorités depuis 2001. À la différence de la maigreur, la dénutrition associe une perte de poids, une perte protéique et une perte fonctionnelle. Son installation résulte d’un déséquilibre entre apports et besoins nutritionnels. Son dépistage et l’évaluation de sa gravité reposent avant tout sur un examen clinique rigoureux et le calcul de l’indice de masse corporelle. Son diagnostic biologique repose sur le dosage de protéines très sensibles à l’état nutritionnel. Les résultats biologiques peuvent être rendus sous forme de profils nutritionnels, associant deux marqueurs de dénutrition, l’albumine et la préalbumine, et un marqueur d’inflammation, l’orosomucoïde. Il est également possible de calculer des index clinico‐biologiques de dénutrition, comme celui de Buzby. Les index et le profil nutritionnel permettent de dépister et de classer la dénutrition selon son stade, précoce ou chronique, d’en évaluer le pronostic et de surveiller l’efficacité d’une prise en charge nutritionnelle.