John Libbey Eurotext

Annales de Biologie Clinique

Élévation de la troponine dans des situations cliniques autres que le syndrome coronarien aigu Volume 75, numéro 4, Juillet-Août 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
Auteurs
Service de biochimie, Hôpitaux universitaires Paris Sud, AP-HP, Le Kremlin-Bicêtre, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : syndrome coronarien aigu, troponine, pathologies extra-coronaires
  • DOI : 10.1684/abc.2017.1262
  • Page(s) : 411-9
  • Année de parution : 2017

La troponine présente des isoformes spécifiques du myocarde (TnIc, TnTc) et son dosage en urgence permet de diagnostiquer des infarctus du myocarde même si l’électrocardiogramme est normal. Toutefois, l’élévation de la troponine s’observe dans de nombreuses situations cliniques en l’absence de tout syndrome coronarien aigu (SCA) et les cardiologues et urgentistes sont de plus en plus souvent confrontés à des élévations difficiles à interpréter. Peu de données existent sur l’incidence, les caractéristiques cliniques et la valeur prédictive de ce test dans les situations d’absence de SCA. L’objectif de cette étude est de présenter les principales causes extracardiaques responsables de l’augmentation de la troponine. Nous présentons des cas cliniques qui illustrent ce problème de diagnostic. Une élévation de la troponine est observée dans les myopéricardites, l’insuffisance rénale, l’insuffisance cardiaque, l’embolie pulmonaire, le choc septique, la rhabdomyolyse, les accidents vasculaires cérébraux et dans d’autres causes où il existe un dommage myocardique non lié à une occlusion coronarienne. En outre, des interférences à l’origine de faux positifs sont susceptibles de compliquer l’interprétation.