John Libbey Eurotext

Annales de Biologie Clinique

De la nécessité d’un traitement pré-analytique des urines pour les dosages de calcium, phosphate et acide urique ? Volume 75, numéro 5, Septembre-Octobre 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
Auteurs
Service de biochimie générale, Hôpital universitaire Necker-Enfants malades, AP-HP, Paris, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : acidification, alcalinisation, traitement pré-analytique, urines
  • DOI : 10.1684/abc.2017.1271
  • Page(s) : 519-24
  • Année de parution : 2017

Pour des dosages urinaires fiables de calcium, phosphate et acide urique, il est recommandé de requérir à un traitement pré-analytique des urines au laboratoire par un acide ou par une base afin de dissoudre les solutés précipités après le recueil urinaire. Plusieurs études menées sur différents types d’échantillons et automates ont préalablement démontré que ce traitement n’était pas nécessaire. L’objectif de notre travail a été d’étudier la nécessité du traitement pré-analytique des échantillons urinaires prélevés sur système V-Monovette® (Sarstedt) et dosés sur analyseur Architect C16000, Abbott Diagnostics. Soixante échantillons urinaires de patients hospitalisés ont été sélectionnés (n = 30 pour le dosage de calcium et phosphate, et n = 30 pour le dosage d’acide urique). Après respectivement acidification des échantillons urinaires pour les dosages de calcium et phosphate et alcalinisation pour le dosage d’acide urique, les différences de concentration de ces analytes avant et après traitement ont été confrontées aux limites d’acceptabilité proposées par la Société française de biologie clinique (SFBC). Pour le calcium et l’acide urique, aucune différence de concentration après respectivement acidification et alcalinisation ne s’écarte des normes d’acceptabilité de la SFBC. Pour le dosage du phosphate, un seul échantillon sort de ces limites d’acceptabilité, donnant paradoxalement un résultat inférieur après acidification. En conclusion, et en accord avec de précédentes études, les résultats présentés montrent que l’acidification/alcalinisation d’échantillons urinaires de 24 h ou de miction n’est pas une nécessité pré-analytique pour les dosages de calcium, phosphate et acide urique par la méthodologie analytique utilisant les réactifs Abbott Diagnostics.