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Annales de Biologie Clinique

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Céfazoline et troubles de la coagulation : à propos d’un cas Volume 76, numéro 1, Janvier 2018

Illustrations

  • Figure 1
Auteurs
1 Laboratoire de biologie polyvalente,
2 Service de médecine interne - maladies infectieuses,
3 Service de pharmacie UTDMR, Centre hospitalier de Bretagne Sud, Lorient, France
  • Mots-clés : céfazoline, hypoprothrombinémie, vitamine K, surveillance
  • DOI : 10.1684/abc.2017.1314
  • Page(s) : 104-6
  • Année de parution : 2018

Nous rapportons le cas d’un patient âgé de 79 ans, hospitalisé dans le service de médecine interne - maladies infectieuses du Centre hospitalier de Bretagne Sud pour la prise en charge d’une ostéite calcanéenne droite compliquée d’une endocardite infectieuse sur sondes de pacemaker, documentées (hémocultures) à Staphylococcus aureus sensible à la méticilline. Une antibiothérapie par céfazoline intraveineuse (IV) est instaurée pour une durée prévisionnelle de 6 semaines. Un effondrement du taux de prothrombine (TP) et des facteurs vitamino-K dépendants a été observé à J7 de l’instauration de la céfazoline. Devant l’apparition d’un saignement actif du site de l’ostéite, le pansement aspiratif type VAC® est retiré, et il est administré 10 mg de vitamine K IV (puis 5 mg par jour per os, pendant 5 jours). La vitaminothérapie permet une normalisation rapide du TP et des facteurs vitamino-K dépendants. Une étude bibliographique montre que la perturbation de la coagulation sous céfazoline n’est pas mentionnée de façon explicite dans le résumé des caractéristiques du produit (RCP). Quatre épisodes hémorragiques sévères sous céfazoline auraient fait l’objet de déclarations de pharmacovigilance depuis février 2017. Cet article a pour objectif de sensibiliser les prescripteurs et les biologistes à la survenue possible de troubles de coagulation chez les patients traités par céfazoline.