John Libbey Eurotext

Annales de Biologie Clinique

Biologistes médicaux et cliniciens en France : quel partenariat pour quel avenir ? Volume 75, numéro 4, Juillet-Août 2017

Illustrations

  • Figure 1
  • Figure 2
  • Figure 3
  • Figure 4
Auteurs
1 Laboratoire du Parc, Strasbourg, France
2 Service de réanimation, Hôpitaux universitaires de Strasbourg, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : biologie médicale, laboratoire médical, Cofrac, médecine de proximité
  • DOI : 10.1684/abc.2017.1269
  • Page(s) : 375-92
  • Année de parution : 2017

La biologie médicale est une spécialité médicale incontournable dans notre système de santé. Elle est en mutation dans le secteur public et le secteur privé depuis l’Ordonnance Ballereau de 2010 avec une concentration des laboratoires et des nouvelles normes de qualité fondées sur l’accréditation. Nous avons émis l’hypothèse d’un ressenti négatif de la part des médecins concernant la restructuration de la biologie médicale ces dernières années. Un questionnaire électronique a été envoyé aux médecins dans l’objectif d’avoir leur ressenti sur l’évolution de la spécialité et de proposer des solutions afin d’améliorer la prise en charge des patients. Ont répondu 1 364 internes et médecins de toutes spécialités, de toutes régions, exerçant à l’hôpital, en clinique ou en ville. Les médecins ont un ressenti négatif de l’évolution de la biologie médicale ces dernières années qui évolue dans le sens d’une industrialisation avec délais de rendu de résultats augmentés. Ils sont sensibles à ce que les analyses soient effectuées sur le lieu de prélèvement. Ils restent satisfaits de la qualité des analyses, sont optimistes concernant les évolutions scientifiques et favorables à une meilleure coopération clinico-biologique. L’étude pointe une opacité sur l’organisation et le fonctionnement des laboratoires privés. Un lien informatique entre cliniciens et biologistes pour consulter les résultats ainsi qu’une liste d’examens urgents pourraient être mis en place afin d’augmenter la rapidité du rendu de résultats. Dans certains cas, des tests de diagnostic rapide ou la biologie délocalisée pourraient être utilisés, les médecins étant défavorables à ce que ces tests remplacent le biologiste.