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Annales de Biologie Clinique

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Apport des biomarqueurs dérivés des immunoglobulines pour le diagnostic et le suivi des dysglobulinémies Volume 74, numéro 5, Septembre-Octobre 2016

Illustrations


  • Figure 1

  • Figure 2

Tableaux

Auteurs
1 Service de biochimie générale, Hôpital universitaire Necker-Enfants malades, APHP, Paris, France
2 Service d’immunologie biologique, Hôpital universitaire Necker-Enfants malades, APHP, Paris, France
* Tirés à part

Le diagnostic et le suivi des gammapathies monoclonales nécessitent une analyse précise du composant monoclonal et plus généralement de tous les isotypes des immunoglobulines, ce qui peut être limité par la sensibilité des méthodes d’analyse classiques. Au cours des dernières décennies, de nouveaux biomarqueurs sériques ont été développés pour la pratique de routine au laboratoire, comme le dosage des chaînes légères libres sériques et plus récemment le dosage des isotypes de chaînes lourdes et légères d’immunoglobulines (Hevylite). De nombreuses études ont montré que le dosage des chaînes légères libres sériques était devenu indispensable pour le diagnostic et le suivi des myélomes pauci ou non-sécrétants et à chaînes légères ainsi que dans l’amylose AL. C’est également un marqueur pronostique de progression des gammapathies monoclonales de signification indéterminée et de l’amylose. Le test Hevylite permet une analyse quantitative des isotypes de chaînes lourdes et légères (Ig’κ et Ig’λ) des IgG, IgA et IgM. Cette technique présente un potentiel prometteur, en complément des techniques classiques, car elle permet d’estimer non seulement la concentration et le ratio de l’immunoglobuline monoclonale, mais surtout l’immunosuppression sélective qui affecte l’immunoglobuline appariée et ne peut être évaluée par l’électrophorèse des protéines sériques ou le dosage pondéral des immunoglobulines. Cet article reprend les dernières recommandations du groupe de travail international sur le myélome ainsi que les données clés concernant les analyses des chaînes légères libres et des paires de chaînes lourdes/légères dans le suivi biologique des dysglobulinémies présentées lors du congrès Euromedlab en juin 2015 à Paris.