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Annales de Biologie Clinique

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Aldostérone amniotique et diagnostic prénatal du syndrome de Bartter Volume 75, numéro 2, Mars-Avril 2017

Tableaux

Auteurs
1 Service de biochimie-hormonologie, Hôpital Robert Debré, AP-HP, Paris, France
2 Département de génétique, Hôpital européen Georges Pompidou, AP-HP, Paris, France
3 Service de gynécologie-obstétrique, Hôpital Robert Debré, AP-HP, Paris, France
4 Service de néphrologie pédiatrique, Hôpital Robert Debré, AP-HP, Paris, France
5 Service de biochimie, Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, France
* Tirés à part

Le syndrome de Bartter est une tubulopathie de l’enfant qui se caractérise par une perte urinaire en sel, une polyurie avec déshydratation sévère et un hyperaldostéronisme secondaire. Dans sa forme prénatale, on observe un hydramnios massif et précoce. Une prise en charge spécifique dès la naissance est requise. L’aldostérone amniotique peut-elle être un marqueur du diagnostic prénatal ? Nous avons réalisé une étude cas-témoin rétrospective comprenant une série de 36 cas de syndrome de Bartter et 144 témoins appariés sur le critère d’âge gestationnel. Deux groupes témoins ont été formés : un groupe témoin hydramnios (n = 72) et un groupe témoin sans hydramnios (n = 72). L’aldostérone amniotique a été mesurée par méthode radio-immunologique. L’aldostérone amniotique n’est pas significativement différente entre les trois groupes : 90 pg/mL pour le groupe Bartter, 90 pg/mL pour le groupe témoin hydramnios et 87 pg/mL pour le groupe témoin sans hydramnios. En conclusion, l’aldostérone amniotique n’est pas un marqueur utile au diagnostic prénatal précoce du syndrome de Bartter.