John Libbey Eurotext

Annales de Biologie Clinique

ADN tumoral circulant : aspects analytiques et intérêt dans la prise en charge des patients ayant un mélanome métastatique Volume 75, numéro 6, Novembre-Décembre 2017

Illustrations

  • Figure 1

Tableaux

Auteurs
1 Laboratoire de biochimie, Plateforme de génétique moléculaire des cancers, CHU de Nantes, Nantes, France
2 Centre de recherche en cancérologie et immunologie, Inserm U 1232, Nantes, France
3 Service de dermatologie, CHU de Nantes, Nantes, France
4 Centre d’investigation clinique, Inserm CIC1413, CHU de Nantes, Nantes, France
* Tirés à part
  • Mots-clés : ADN tumoral circulant, mélanome
  • DOI : 10.1684/abc.2017.1305
  • Page(s) : 619-30
  • Année de parution : 2017

La prise en charge du mélanome cutané métastatique a considérablement évolué depuis l’apparition des traitements ciblés par inhibiteurs de BRAF. Afin de prédire quels patients sont susceptibles de répondre à ces traitements, la stratégie thérapeutique est désormais conditionnée par la recherche des mutations activatrices du gène BRAF. Le génotypage tumoral est effectué en routine à partir de l’ADN extrait de prélèvements tissulaires ou cellulaires provenant de la tumeur primitive, de métastases, ou d’épanchements néoplasiques. Du fait de leur caractère invasif ces prélèvements sont rarement répétés au cours de la prise en charge. De plus, l’analyse du matériel tumoral nécessite un prétraitement de l’échantillon (fixation au formol, inclusion en paraffine, préparation de coupes fines) et peut demander plusieurs semaines, rendant impossible tout traitement en urgence par inhibiteurs de BRAF. L’ADN tumoral circulant (ADNtc), libéré par la cellule cancéreuse dans la circulation sanguine, apparaît comme une alternative au prélèvement tissulaire. Les conditions pré-analytiques sont bien définies, et plusieurs approches technologiques peuvent être utilisées pour mettre en évidence les altérations moléculaires recherchées. L’ADNtc n’est pas soumis à l’hétérogénéité tumorale, peut être obtenu de façon peu invasive et analysé rapidement. De plus, l’ADNtc peut être analysé de façon répétée au cours du suivi, ce qui permet d’envisager son utilisation comme marqueur tumoral spécifique, afin de monitorer la réponse au traitement et détecter l’échappement thérapeutique.