John Libbey Eurotext

Annales de Biologie Clinique

Activité autoanticorps des IgM monoclonales vis-à-vis des glycoconjugués du nerf périphérique : à propos de 112 cas Volume 59, numéro 5, Septembre - Octobre 2001

Auteurs
Laboratoire d'immunologie et de neuroimmunologie, Service de biologie, Hôpital neurologique et neurochirurgical Pierre-Wertheimer, 59, boulevard Pinel, 69394 Lyon cedex 03
  • Mots-clés : Neuropathies périphériques - IgM monoclonale - Anticorps anti-nerf - Anticorps anti-myéline - Anticorps anti-MAG - Anticorps anti-gangliosides - Anticorps anti-sulfatides - IgG monoclonale.
  • Page(s) : 567-77
  • Année de parution : 2001

Les activités autoanticorps des IgM monoclonales sériques vis-à-vis des glycoconjugués du nerf périphérique ont été recherchées dans une série de 112 neuropathies périphériques associées à une IgM monoclonale. Les activités anti-gaine de myéline ont été détectées dans 34,5 % des cas, les activités anti-myelin associated glycoprotein (MAG) dans 38 % des cas, les activités anti-glycosphingolipides à acide glucuronique-3-sulfate (SGPG et SGLPG) dans 52 % des cas, les activités anti-gangliosides et anti-sulfatides dans 21,5 et 26 % respectivement. Au total 81 IgM monoclonales présentent une forte activité autoanticorps (72 %). Six profils autoanticorps correspondant à six entités immunocliniques sont ainsi définis : 1) le profil anti-myéline ou anti-SGPG et SGLPG ou anti-MAG (58 patients, 52 %). La neuropathie chronique est démyélinisante, sensitive inaugurale puis sensitivomotrice ; 2) le profil anti-ganglioside GM1 (9 patients, 8 %). La neuropathie chronique est motrice pure et démyélinisante dans sa forme débutante ; 3) le profil autoanticorps anti-gangliosides disialylés (8 patients, 7 %). La neuropathie chronique est démyélinisante, sensitive pure et ataxiante ; 4) le profil anti-ganglioside GM2 (3 patients, 2,5 %). La neuropathie chronique est motrice prédominante et démyélinisante ; 5) le profil anti-ganglioside GD1a (2 patients, 2 %). La neuropathie chronique est motrice pure et démyélinisante ; 6) le profil anti-ganglioside GT1b immunodominant (1 patient, 1 %). L'IgM monoclonale reconnaît fortement tous les gangliosides à l'exception des gangliosides GM1 et GM2. Le patient présente une rechute de syndrome de Guillain-Barré. Dans 27,5 % des cas, l'IgM monoclonale n'a pas d'activité autoanticorps identifiée.