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Existe-t-il un intérêt à poursuivre les frottis de dépistage du cancer du col utérin après 65 ans ? Étude rétrospective sur 53 644 femmes


Bulletin du Cancer. Volume 99, Numéro 4, 409-15, Avril 2012, Article original

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Auteur(s) : Raphaël Meyer, Anne-Lise Lemay, Xavier Guy, Céline Giraud, Patrice Mathevet, Marie Flori

Résumé : Contexte. Un tiers des cancers du col utérin est découvert après 65 ans. Or, les recommandations françaises, concernant le dépistage du cancer du col, sont d’exclure du dépistage les femmes après 65 ans ayant eu au moins deux frottis normaux consécutifs. Objectif. Étudier la fréquence des lésions cytologiques chez les femmes âgées de plus de 65 ans dont le rythme de suivi cytologique antérieur avait été normal et suffisant, afin de déterminer s’il existe un intérêt de poursuivre les frottis de dépistage après 65 ans. Patientes et méthodes. Étude rétrospective multicentrique à partir des données de trois laboratoires de cytopathologie de la région Rhône-Alpes. Étude d’une population de 53 644 femmes de plus de 65 ans chez qui un frottis a été réalisé entre 2004 et 2008. Résultats. Des lésions précancéreuses et cancéreuses du col sont découvertes après 65 ans malgré un suivi antérieur suffisant. Le taux de frottis pathologique pour ce groupe de femmes est de 14,2 ‰ et il est de 1,4 ‰ pour les frottis évocateurs de cancer. Conclusion. Il existe un intérêt à poursuivre les frottis de dépistage après 65 ans. Cette approche semble raisonnable tant du point de vue médical qu’économique.

Mots-clés : cancer du col de l’utérus, frottis cervico-utérin, dépistage, femmes après 65 ans

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