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Contributions de la neuro-imagerie à l’étude des commotions cérébrales reliées au sport


Revue de neuropsychologie. Volume 4, Numéro 1, 43-52, Mars 2012, Revue

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Auteur(s) : Émilie Chamard, Luke Henry, Maryse Lassonde

Résumé : De récentes estimations situent entre 1,6 et 3 millions le nombre de commotions cérébrales reliées au sport annuellement, aux États-Unis seulement. Ces données épidémiologiques alarmantes ont suscité un essor considérable des études en traumatologie sportive au cours des dernières années, dans le but d’évaluer les conséquences à court et à long terme des commotions cérébrales liées au sport, et ce par l’utilisation de méthodes d’investigation cérébrale variées. Le présent article a pour but de faire une synthèse des études récentes ayant utilisé diverses méthodes d’imagerie cérébrale et d’électrophysiologie auprès d’athlètes commotionnés, telles que l’électroencéphalographie (EEG), les potentiels évoqués cognitifs (PEC), l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), l’imagerie par résonance magnétique spectroscopique (IRMs), la stimulation magnétique transcrânienne (SMT) ainsi que l’imagerie par diffusion de tenseurs (IDT). L’utilisation de ces méthodes a permis de mettre en évidence des atteintes aiguës et chroniques des commotions cérébrales affectant des marqueurs neurophysiologiques et cérébraux du fonctionnement cognitif et moteur. Les effets des commotions cérébrales sur le fonctionnement du cerveau ne peuvent plus être considérés comme transitoires, et l’ensemble de ces méthodes est utile au développement d’une compréhension globale des mécanismes pathophysiologiques qui interagissent dans ce type de blessures.

Mots-clés : traumatisme craniocérébral léger, imagerie cérébrale, électrophysiologie, sport, athlètes

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