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Tolérance rénale des thérapies ciblées |
Bulletin du Cancer. Volume 99, Numéro 3, 317-22, Mars 2012, Synthèse
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Texte intégral
Summary
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Auteur(s) : Juliette Thariat, Nicolas Janus, Jérôme Barrière, Vincent Launay-Vacher |
Résumé : L’utilisation des thérapies ciblées est croissante dans le traitement du cancer. Les anticorps monoclonaux et les inhibiteurs de tyrosines kinases sont les plus couramment utilisés, mais d’autres classes comme les inhibiteurs de mTOR sont également de plus en plus prescrits. Ces traitements sont volontiers donnés au long cours en phase métastatique et en traitement de maintenance. Il est donc important de surveiller l’occurrence de toxicités immédiates, mais également de toxicités plus tardives et cumulatives. Les toxicités rénales des thérapies ciblées correspondent le plus souvent à des dommages structurels du néphron. Ainsi, les agents
anti-epidermal growth factor receptor (EGFR) et
anti-vascular endothelial growth factor receptor (VEGFR) ont des effets secondaires rénaux car ces récepteurs de facteurs de croissance sont exprimés au niveau du rein. Les toxicités de molécules comme le bortézomib, l’erlotinib et le lapatinib sont moins connues. L’approbation par la
US Food and Drugs Administration (FDA) et l’Agence européenne du médicament (EMA) du sorafénib, du sunitinib et du temsirolimus a été basée sur des études de moins 3 000 patients. Dans ce contexte, il y a assez peu de données sur leurs toxicités aiguës et chroniques, notamment au niveau rénal. Cette brève mise au point se propose de revenir sur les hypothèses physiopathogéniques, le diagnostic précoce et la prise en charge des toxicités rénales des principales thérapies ciblées disponibles en 2011. |
Mots-clés : thérapies ciblées, toxicité rénale, aiguë, cumulative, maintenance |
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