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Toxicité rénale des produits de contraste chez le patient oncologique


Bulletin du Cancer. Volume 99, Numéro 3, 295-307, Mars 2012, Synthèse

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Auteur(s) : Sabine Amet, Gilbert Deray

Résumé : Les patients oncologiques sont régulièrement exposés à l’imagerie médicale lors du diagnostic mais aussi pour évaluer leurs réponses aux traitements. Ces patients sont également à fort risque d’insuffisance rénale avant même de regarder la potentielle néphrotoxicité de leur chimiothérapie. Dans ce contexte, connaître les risques liés aux produits de contraste et les bonnes pratiques à adopter pour les éviter est indispensable. L’évaluation de la fonction rénale y prend une place importante. La radiologie par rayons X utilisant les produits de contraste iodés (PCI) expose les patients à une insuffisance rénale aiguë. La néphropathie induite sera prévenue par une hydratation préalable à l’injection quand le débit de filtration glomérulaire du patient est inférieur à 60 mL/min/1,73 m 2. Longtemps considérés comme une alternative sécurisante aux PCI car pratiquement non néphrotoxiques, les produits à base de gadolinium utilisés en imagerie à résonance magnétique peuvent induire une fibrose néphrogénique systémique (FNS). Les recommandations européennes et américaines des agences de santé se sont rapprochées récemment définissant des groupes à risque de FNS en fonction de leur niveau de fonction rénale et du type de produits gadolinés utilisés. Comment évaluer la balance bénéfice-risque du patient oncologique pour lui choisir un examen radiologique informatif, efficace et sûr ?

Mots-clés : insuffisance rénale, néphropathie, iodés, gadolinium, fibrose néphrogénique systémique, recommandations

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