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Variabilité et gestion des eaux de surface au Maroc |
Science et changements planétaires / Sécheresse. Volume 21, Numéro 4, 325-6, octobre-novembre-décembre 2010, Sécheresse en ligne, 21 (1e)
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DOI : 10.1684/sec.2010.0272
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Résumé
Summary
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Auteur(s) : Redouane Bouaicha, Abdelhamid Benabdelfadel , Direction de la recherche et de la planification de l'eau Rue Hassan Benchekroune Agdal Rabat Maroc. |
Résumé : Malgré un contexte difficile – une ressource rare menacée par la pollution, peu valorisée, et devant faire face à une demande croissante – le Maroc a réussi à satisfaire la demande en eau et à soutenir son développement socio-économique avec un réel succès grâce à une gestion efficace du secteur de l'eau. Pour faire face à ce nouveau contexte aggravé par les effets des changements climatiques, une nouvelle stratégie est en cours dans laquelle non seulement des solutions de mobilisation importantes seront nécessaires mais qui exigera aussi une gestion rigoureuse de la demande. Ses grands axes sont la gestion de la demande et la valorisation de l'eau par l'économie d'eau, la gestion et le développement de l'offre par les barrages, le transfert, le dessalement et la réutilisation des eaux usées, la préservation et la protection des ressources en eau, la réduction de la vulnérabilité aux risques naturels liés aux inondations et aux sécheresses, la poursuite des réformes réglementaires et institutionnelles, la modernisation des systèmes d'information et le renforcement des moyens et des compétences. |
Mots-clés : climat, eau superficielle, gestion de l'eau, inondation, Maroc, ressource en eau, sécheresse |
Illustrations |
ARTICLE
Auteur(s) : Redouane Bouaicha, Abdelhamid
Benabdelfadel
Direction de la recherche
et de la planification de l'eau Rue Hassan
Benchekroune Agdal Rabat Maroc
Contexte climatique
La situation géographique du Maroc ainsi que la configuration de
son relief sont à l'origine de la grande complexité de ses
problèmes hydriques. La forte variabilité temporelle et
spatiale des précipitations constitue une caractéristique du climat
du Maroc. La pluviométrie peut varier en moyenne de moins de
50 à plus de 800 mm annuellement du sud au nord. Cette
variabilité se traduit par l'occurrence de phénomènes extrêmes
auxquels le pays a pu s'adapter grâce à l'adoption d'une politique
visant la satisfaction de la demande en eau des différents usagers
et à l'accompagnement du développement socio-économique.
Des ressources en eau irrégulières et limitées
Les ressources en eau superficielle sur l'ensemble du territoire
sont évaluées en année moyenne à 18 milliards de
m3, fluctuant selon les années de 5 à
50 milliards de m3.
La grande disparité régionale des précipitations induit donc une
grande variabilité spatiale des écoulements d'eau de surface.
Les quatre bassins hydrauliques du Nord (Loukkos, le
Tangérois, côtiers méditerranéens et le Sebou) qui couvrent 7,4 %
de la superficie de pays, produisent 51 % des ressources en eau de
surface (figure 1).
Une vulnérabilité naturelle du secteur de l'eau
marquée par des extrêmes climatiques
Le Maroc est fortement vulnérable à la sécheresse. L'occurrence
d'épisodes secs plus ou moins longs est une caractéristique
dominante du régime des ressources en eau du pays.
Ces épisodes peuvent durer plus de trois années successives,
comme cela a été le cas en 1980-1985 et 1991-1995.
De même, le territoire national est soumis fréquemment, comme
tous les pays du pourtour méditerranéen, à des crues importantes
pouvant être très dommageables aussi bien pour les infrastructures
publiques ou privées que pour l'agriculture.
Le phénomène des inondations n'est pas récent au Maroc, mais il
a commencé à être ressenti plus fortement durant les deux dernières
décennies malgré l'existence de grands barrages, causant des dégâts
matériels conséquents du fait de l'occupation croissante des zones
vulnérables combinée avec l'augmentation de l'occurrence de forts
orages localisés, à l'origine de crues rapides et violentes.
À ce titre, le Maroc a adopté le plan national de protection
contre les inondations (PNI) dont un volet est consacré au
diagnostic des causes de ce phénomène et un autre aux opérations de
protection. Ce plan a pour ambition d'avoir une vision
synthétique et complète à l'échelle de la totalité du territoire
national de l'ensemble des risques réels et potentiels d'inondation
en vue de dégager et de planifier les différentes mesures à
adopter.
Axes de la stratégie nationale de l'eau
Pour faire face aux différentes contraintes liées à la gestion des
ressources en eau, et pur satisfaire ses besoins futurs à court,
moyen et long termes (2030), le Maroc a mis en place en 2009
une nouvelle stratégie de développement de ses ressources fondée
sur les six grands axes suivants :
- 1. Gestion de la demande en eau et valorisation de l'eau
;
- 2. Gestion et développement de l'offre ;
- 3. Préservation et protection des ressources en eau, du
milieu naturel et des zones fragiles ;
- 4. Réduction de la vulnérabilité aux risques naturels
liés aux inondations et aux sécheresses ;
- 5. Poursuite des réformes réglementaires et
institutionnelles ;
- 6. Modernisation des systèmes d'information et
renforcement des moyens et des compétences.
Conclusion
Malgré un contexte difficile, le Maroc a réussi à satisfaire la
demande en eau et à soutenir son développement
socio-économique avec un réel succès grâce à une gestion efficace
du secteur de l'eau. Toutefois, il y a lieu de faire face aux
contraintes liées à la gestion des phénomènes extrêmes. Une
nouvelle stratégie du secteur de l'eau a été instaurée au Maroc
pour soutenir la croissance économique, les grands chantiers
et la protection des ressources.
Texte intégral à paraître à l'adresse :
http://www.secheresse.info/spip.php?article11893
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