ARTICLE
Auteur(s) : Babou
André BationoBabou André
Bationo1, N
Antoine Some2, Sibiri Jean Ouedraogo1, Antoine
Kalinganire3
1Inera Institut de l'environnement
et de recherches agricoles Département productions
forestières (Inera/DPF) 04 BP 8645 Ouagadougou 04
04 BP 8645 Ouagadougou Burkina Faso
2Université polytechnique de Bobo-Dioulasso
Institut de développement rural (IDR)BP 1091 Bobo-Dioulasso Burkina
Faso
3World Agroforestery Centre (ICRAF) BP 320 Bamako
Mali
Le rythme accéléré de la dégradation des ressources forestières
au Sahel rend pratiquement impossible le maintien et le
renouvellement des espèces forestières et agroforestières par le
seul processus de la régénération naturelle [1]. Lors de ces deux
dernières décennies, certains pays comme le Mali, le Niger, le
Sénégal et le Burkina Faso ont adopté des politiques d'aménagement
des formations végétales naturelles en mettant l'accent sur leur
enrichissement par le semis direct dans le but d'assurer une
régénération rapide des espèces forestières les plus recherchées.
L'insuffisance des connaissances sur l'écologie de la régénération
naturelle séminale des espèces ligneuses concernées a cependant
limité la mise en place de techniques sylvicoles adaptées au semis
direct [2]. Le modèle de distribution et la structure
démographique des espèces forestières résultent en effet de
l'interaction entre divers facteurs environnementaux [3-6] et des
caractéristiques intrinsèques des espèces végétales [7-10].
La vitesse d'enracinement des premiers stades de développement
et la morphologie racinaire des plantules peuvent être
déterminantes dans l'adaptation des espèces forestières aux milieux
soudano-sahélien caractérisés par une faible pluviométrie, une
strate herbacée concurrentielle abondante et des perturbations
récurrentes comme les feux et le pâturage [11-13]. L'objectif de
cette étude est de suivre la morphologie fonctionnelle ainsi que la
croissance aérienne et souterraine des plantules de Terminalia
avicennioides Guill. et Perr., Piliostigma thonningii (Schumach.
& Thonn.) Milne-Redh., Isoberlinia doka Caib et Stapf, Afzelia
africana Sm. et Detarium microcarpum Guill. et Perr. élevées en
rhizotron sur deux profils pédologiques différents de la forêt
classée et des parcs agroforestiers du Nazinon, dans la province du
Ziro au Burkina Faso. Les résultats de cette étude devraient
permettre de mieux cerner les conditions d'installation et de
développement des plantules de ces cinq espèces ligneuses. Et ainsi
cela permettrait de mieux assister la régénération naturelle
séminale et d'améliorer les résultats de la régénération par semis
direct.
Matériel et méthode d'étude
L'étude a été conduite durant la saison pluvieuse en pépinière au
Centre national de la recherche scientifique et technologique basé
à Ouagadougou. Elle a nécessité l'utilisation de rhizotrons en bois
[2]. Chaque rhizotron a une contenance de 0,5 m x 0,3 m x
1 m = 0,15 m3. L'utilisation des rhizotrons
nécessite cependant la résolution du problème lié à l'effet de la
lumière blanche qui détruit, chez certaines plantes, les hormones
intervenant dans les phénomènes de tropisme et de croissance des
racines [14, 15]. Par mesure de prudence, les observations sur le
développement des racines ont été faites la nuit à l'aide d'un
éclairage inactinique.
Il a été utilisé deux substrats de sol correspondant à deux
profils pédologiques différents : les profils I et II.
Les profils pédologiques ont été reconstitués en pépinière à
partir d'échantillons de sol des différentes couches ramenés
séparément de la forêt classée du Nazinon située à 100 km au
sud de Ouagadougou. La forêt classée du Nazinon est l'une des
premières formations végétales où est expérimentée la régénération
forestière artificielle par la méthode du semis direct.
La granulométrie des échantillons de sol a été déterminée au
laboratoire du Bureau national des sols du Burkina Faso.
Le profil I formé de trois horizons, est un sol
gravillonnaire dans lequel le taux en éléments grossiers
(gravillons) et en argile augmente avec la profondeur.
Le profil II constitué de quatre horizons, est un sol
sans éléments grossiers mais où le taux en argile augmente
également avec la profondeur. De façon macroscopique, les
profils I et II sont les plus dominants dans la forêt
classée et les parcs agroforestiers du Nazinon. Pendant le
remplissage de chaque rhizotron, le sol est légèrement damé pour
être proche des conditions naturelles. Un volume d'une hauteur de
5 cm est laissé au-dessus de la surface du sol et sert à
recueillir les eaux d'arrosage et de pluie. La profondeur
totale du rhizotron étant égale à 100 cm, il reste une
profondeur de 95 cm occupée par les différents horizons de sol
et susceptible d'être parcourue par les racines au cours de leur
croissance. L'épaisseur des couches dans les rhizotrons a pris en
compte les observations de terrain où le dernier horizon est le
plus épais. Chacun des deux profils est répété dans cinq
rhizotrons. Les tableaux 1
et 2 récapitulent les caractéristiques des horizons
des profils I et II.
Après la mise en place des profils, les graines de chaque espèce
ligneuse sont semées, à raison de deux graines par poquet, dans un
rhizotron de chaque profil. Les graines de T. avicennioides et
de P. thonningii ont été scarifiées au couteau avant le semis
pour accélérer la perméabilité des téguments à l'eau. Pour les
espèces à grosses graines (D. microcarpum, A. africana et I. doka),
quatre poquets sont semés par rhizotron et sept poquets par
rhizotron pour les espèces à petites graines (T. avicennioides et
P. thonningii). Les semis sont effectués sur une ligne située
à 3 cm de la vitre. Cela permet à la radicule d'être visible à
travers la vitre dès son émergence. Après la germination, les semis
sont démariés pour ne conserver qu'une plantule par poquet. Au
total 52 plantules ont été suivies, dont la moitié sur le
profil pédologique I et l'autre moitié sur le profil
pédologique II. Les apports en eau sont manuels et
quotidiens jusqu'à une semaine après la germination. À l'issue de
cette phase, l'arrosage est assuré par les eaux de pluie.
Le suivi a duré 3 mois et demi. Les données
collectées portent sur le type de germination des graines, la
croissance du pivot racinaire et de la tige principale des
plantules. Le suivi de la croissance en diamètre et en
longueur du pivot racinaire a nécessité l'utilisation de deux
stylos feutres de couleurs différentes pour matérialiser
alternativement par des tracés de couleurs différentes sur la
vitre, les accroissements hebdomadaires du pivot. Les analyses
statistiques ont été faites à l'aide du logiciel STATITCF.
Le test de Newman-Keuls au seuil de 5 % a été utilisé pour la
comparaison des moyennes.
Tableau 1 Caractéristiques des horizons
du profil I.
|
Horizons
|
H1
|
H2
|
H3
|
|
Sable total (%)
|
66,58
|
65,73
|
57,29
|
|
Argile total (%)
|
5,75
|
14,75
|
23,25
|
|
Limon total (%)
|
27,67
|
19,52
|
19,26
|
|
Éléments grossiers (%)
|
16,65
|
39,93
|
44,56
|
|
Épaisseur (cm)
|
20
|
25
|
50
|
Tableau 2 Caractéristiques des horizons
du profil II.
|
Horizons
|
H1
|
H2
|
H3
|
H4
|
|
Sable total (%)
|
69,29
|
66,40
|
55,38
|
40,89
|
|
Argile total (%)
|
5,75
|
11,75
|
28,25
|
37
|
|
Limon total (%)
|
24,96
|
21,75
|
16,37
|
22,11
|
|
Épaisseur (cm)
|
15
|
20
|
20
|
40
|
Résultats
Le taux de levée des semis est supérieur à 90 % chez toutes les
espèces. Chaque poquet a enregistré au moins une levée. Selon la
nature des cotylédons, les espèces étudiées se répartissent en deux
groupes : les plantules à cotylédons foliacés – P. thonningii
et T. avicennioides – et les plantules à cotylédons charnus – I.
doka, A. africana et D. microcarpum. Les plantules de D.
microcarpum et de A. africana sont épigées avec un hypocotyle
développé. Celles de I. doka, T. avicennioides et de
P. thonningii sont en revanche semiépigées avec un hypocotyle
peu développé.
Le développement ultérieur des plantules a montré qu'elles
sont toutes de type cryptogé sauf celles de A. africana.
Le type cryptogé est révélé par la soudure des cotylédons à la
base et l'enfouissement du collet dans le sol [10, 16, 17]. Trois
mois après la germination des graines, l'enfouissement du collet
des plantules de type cryptogé dans le sol atteint en moyenne
2 cm de profondeur.
Développement et morphologie racinaire
des plantules
La mise en place du système racinaire des plantules comprend trois
phases principales : une phase d'élongation rapide, suivie 3 à
4 semaines après d'une phase de tubérisation de la partie
supérieure du pivot racinaire. La troisième phase est le
développement d'un système racinaire secondaire sur la partie
tubérisée.
Pendant la phase d'élongation, les pivots de T. avicennioides et
de P. thonningii sont filiformes. Leur diamètre, comparable à celui
des herbacées, est inférieur à 1 mm. Sur le sol du
profil II, des épaississements sont observables sur les apex
des pivots de T. avicennioides qui se ramifient parfois en pivots
surnuméraires. Le pivot racinaire des plantules à grosses
graines (I. doka, A. africana et D. microcarpum) a, pendant la
phase d'élongation, un diamètre de l'ordre de 1 à 1,5 mm.
Après 3 mois et demi de développement, la morphologie du pivot
des plantules présente chez toutes les espèces une forme conique
due à une tubérisation rapide de la partie supérieure située dans
les 5 à 10 premiers centimètres du sol. Le plus gros
diamètre du pivot atteint, selon les espèces, de 0,5 à
1,3 cm.
Le tableau 3 ainsi que les
courbes d'enracinement du pivot racinaire (figure 1) indiquent
que D. microcarpum présente sur les deux profils pédologiques le
potentiel d'enracinement pivotant le plus élevé. Le pivot
parcourt la profondeur du rhizotron (95 cm) en 5 ou
6 semaines, puis suivent dans l'ordre décroissant I. doka, P.
thonningii, A. africana et enfin T. avicennioides qui présente le
potentiel de croissance le plus faible. Le pivot racinaire de
T. avicennioides parcourt en 15 semaines 67 cm de
profondeur sur le profil pédologique I et 48 cm sur le
profil II, soit respectivement une vitesse moyenne de 4,5 et
3,2 cm par semaine contre respectivement 16 et 18 cm
par semaine pour D. microcarpum sur les mêmes types de sol.
Tableau 3 Comparaison de la profondeur
moyenne d'enracinement du pivot racinaire des plantules
en rhizotron sur sol gravillonnaire et sur sol
argilo-sableux 5 semaines après la germination.
|
Espèces
|
Detarium microcarpum
|
Isoberlinia doka
|
Piliostigma thonningii
|
Afzelia africana
|
Terminalia avicennioides
|
|
Moyenne d'enracinement du pivot racinaire sur sol
gravillonnaire (cm)
|
79 b
|
71,25 bc
|
69,75 c
|
54,4 d
|
49,38 d
|
|
Moyenne d'enracinement du pivot racinaire sur sol
agilo-sableux (cm)
|
95 a
|
78 b
|
62 c
|
36,38 e
|
29,13 e
|
Croissance caulinaire des plantules
Les courbes de croissance de la tige principale des plantules
(figure 2)
permettent également de scinder les plantules en deux groupes :
d'une part, les plantules à croissance continue sur toute la
période d'observation, P. thonningii et T. avicennioides, et,
d'autre part, les plantules à croissance discontinue, caractérisées
par une phase de ralentissement après une période de forte
croissance, I. doka, A. africana et D. microcarpum.
Les courbes de croissance caulinaire de cette dernière
catégorie permettent de définir des asymptotes horizontales
d'équations y = h (h étant la hauteur moyenne maximale à
partir de laquelle la croissance caulinaire est stoppée). D.
microcarpum et A. africana ont des courbes de croissance proches.
Pour ces deux espèces, la hauteur moyenne asymptotique se situe à
26 cm. La croissance de I. doka s'étale sur 6 ou
7 semaines et la hauteur moyenne maximale pendant la phase de
repos est de l'ordre de 7 cm. Après trois mois et demi de
croissance, P. thonningii et T. avicennioides, espèces à croissance
continue, avaient respectivement une hauteur moyenne de 23 et
10 cm. Les deux types de sol utilisés n'induisent pas
d'importantes différences ni sur la croissance en hauteur ni sur la
durée de la période de croissance aérienne des plantules, sauf chez
A. africana où la croissance est continue sur 10 semaines sur
le sol gravilllonnaire alors qu'elle est réduite à 5 semaines
sur le sol argilo-sableux. L'enregistrement successif des
accroissements moyens hebdomadaires de la tige principale des
plantules révèle chez toutes les espèces une croissance rythmique
de l'axe caulinaire. Pendant la période de croissance, des vagues
de forte croissance alternent avec des phases de faible croissance
(figure 3).
Chez toutes les espèces étudiées, sauf A. africana, l'émergence
du pivot précède celle de la tigelle d'environ 1 semaine. Au
moment de l'émergence de la tigelle, le pivot des plantules a déjà
une profondeur moyenne variant entre 10 et 16 cm.
Le rapport accroissement moyen hebdomadaire du
pivot/accroissement moyen hebdomadaire de la tige (ΔR/ΔT), calculé
pendant les premières semaines où on observe une croissance
simultanée de la tige principale et du pivot racinaire chez toutes
les espèces, est toujours supérieur à 1 sauf chez A. africana
sur le sol argilo-sableux (figure 4).
Discussion
La morphologie fonctionnelle des plantules est un élément
déterminant de l'adaptation aux conditions particulières d'un
milieu donné. La germination cryptogée en enfouissant le
collet des plantules dans le sol par le prolongement des pétioles
cotylédonaires [10, 16-18], permet aux bourgeons cotylédonaires
situés dans la zone du collet d'être protégés contre les agressions
extérieures et d'assurer la formation de rejets proventifs [16, 19]
sur les souches. Ce fonctionnement écophysiologique explique
en grande partie l'adaptation des plantules cryptogées de D.
microcarpum, T. avicennioides, P. thonningii et I. doka au
régime de l'aménagement de la forêt caractérisé par la pratique des
feux précoces et du pâturage. En revanche, les plantules non
crytptogées d’A. africana ne survivent pas à la destruction des
parties aériennes due aux traumatismes divers [2].
Chez les plantules cryptogées, la formation des bourgeons
cotylédonaires débute dès la germination de la graine et ils ont la
particularité d'être riches en réserves [19]. La tubérisation
du pivot racinaire des plantules est due à une accumulation de
réserves. L'accumulation précoce de ces réserves, particulièrement
chez P. thonningii et T. avicennioides, traduit l'importance de
celles-ci dans la vie ultérieure des premiers stades de ces
plantules.
Pour toutes les espèces étudiées, sauf A. africana, la tige de
la plantule n'amorce son émergence qu'après une profondeur
d'enracinement du pivot supérieure ou égale à 10 cm.
La capacité des plantules à développer rapidement leur système
racinaire pivotant dans les premiers stades de développement est
une stratégie d'adaptation à la sécheresse édaphique [11, 12,
20-22] et à la concurrence interspécifique [23]. Cette faculté
permet à la plantule de mieux supporter la sécheresse en exploitant
précocement les couches profondes du sol, plus humides.
Le ratio accroissement du pivot/accroissement de la tige
principale, toujours supérieur à 1, traduit la tendance des
plantules à privilégier la croissance racinaire au détriment de
celle de la partie aérienne dans les premiers stades de
développement.
La compacité du sol limite l'élongation racinaire des plantules
d’A. africana et de T. avicennioides. Les modifications
physiologiques telles que le développement de pivots surnuméraires
et l'hypertrophie des apex des racines liée à l'augmentation du
volume des cellules apicales compressées, observables sur les
plantules de T. avicennioides sur le profil pédologique I sont
des signes d'une contrainte à l'élongation racinaire [24].
Le développement précoce d'un système racinaire latéral dense
dans les horizons supérieurs du sol chez A. africana indique que
l'installation de ses plantules exige un sol relativement fertile
[2] contrairement aux plantules des autres espèces dont le
développement racinaire est préférentiellement orienté vers
l'exploitation des couches profondes plus humides.
Le développement des racines latérales permet aux plantules
d'explorer les horizons supérieurs du sol plus riches en nutriments
[25, 26].
I. doka, A. africana et D. microcarpum produisent de grosses
graines à cotylédons charnus et à durée de vie courte dans la
nature. Le stade juvénile persistant dans la nature est sous
forme de plantule et non sous forme de graine. L'arrêt de la
croissance de la partie aérienne permet une recharge beaucoup plus
efficace des réserves souterraines [27] et la constitution d'une
banque de semis par opposition à la banque de semences du sol.
La croissance rythmique de la tige aérienne des plantules est
une conséquence du fonctionnement rythmique du méristème apical
[28]. Les phases de repos temporaire ou de faible croissance
désignent alors le temps nécessaire à la formation du bourgeon.
Les vagues de croissance sont, elles, liées au débourrement du
bourgeon qui se manifeste par l'épanouissement des feuilles et la
formation successive des entre-noeuds. Selon Fournioux et Bessis
[29] et selon Kengue [30], l'entrée en repos du méristème apical
est liée au fait que les jeunes feuilles en croissance détournent à
leur profit l'essentiel de l'alimentation hydrique et minérale de
la plante.
Conclusion
Les plantules des espèces étudiées sont caractérisées par une
croissance caulinaire rythmique et une allocation préférentielle
des ressources aux organes souterrains durant les premiers stades
de leur installation. Celles de D. microcarpum, P. thonningii, T.
avicennioides et I. doka sont en plus cryptogées et cela accroît
leur capacité d'adaptation au feu et au pâturage. L'enracinement
pivotant de A. africana et surtout de T. avecennioides est
cependant limité par la compacité du sol dont l'un des facteurs
favorisant est le pâturage intensif du gros bétail tel que les
bovins. Une contrainte à l'enracinement pivotant réduit l'accès aux
couches profondes plus humides du sol et induirait ainsi un stress
hydrique chez ces plantules, surtout celles de A. africana dont la
forêt classée de Nazinon est la limite nord de sa zone. Quatre sur
cinq espèces étudiées ont des plantules cryptogées.
Il apparaît nécessaire de mieux étudier l'impact des
principaux outils de gestion des forêts classées dans les pays
semi-arides de l'Afrique de l'Ouest tels que les feux et le
pâturage sur l'écophysiologie de la régénération séminale
forestière et la sélection des espèces.
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