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Transmission des plasmodies humaines dans les villages de N'gatty et d’Allaba en milieu lagunaire de Côte d'Ivoire |
Cahiers d'études et de recherches francophones / Santé . Volume 20, Numéro 2, 73-9, avril-mai-juin 2010, Étude originale
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Article gratuit
Summary
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Auteur(s) : D Fofana, AB Koné, YL Konan, KL Konan, JMC Doannio, EK N'goran |
Résumé : En Afrique intertropicale, la transmission des plasmodies est très hétérogène du fait des variations écoclimatiques. Cette transmission est le fait de plusieurs espèces de moustiques du genre Anopheles. Un suivi entomologique longitudinal a ainsi été réalisé en milieu lagunaire de Côte d'Ivoire, dans les villages de N'gatty et d’Allaba. L'objectif de cette étude était d'identifier les vecteurs des plasmodies humaines et d'évaluer la transmission vectorielle par la capture des moustiques sur des hommes volontaires à l'intérieur des habitations. Cette évaluation est suivie de la recherche de plasmodies dans les glandes salivaires des moustiques vecteurs. Trente séances de capture ont été effectuées, soit 180 hommes-nuits. Le dépouillement des captures a permis de répertorier 21 137 et 7 163 moustiques femelles, respectivement, à N'gatty et à Allaba. Ces moustiques se répartissent en sept genres par ordre alphabétique : Aedes, Anopheles, Coquilletidia, Culex, Eretmapodites, Mansonia et Uranotenia dont 31 espèces. La faune anophélienne est essentiellement représentée par six espèces (Anopheles brohieri, Anopheles coustani, Anopheles funestus, Anopheles pharoensis, Anopheles gambiae et Anopheles ziemanni) à N'gatty et par trois espèces (A. coustani, A. gambiae et A. ziemanni) à Allaba. L'espèce A. gambiae (sous forme M ou S), vecteur majeur du paludisme, représente moins de 2 % de la faune culicidienne avec une densité agressive moyenne journalière de 4,04 piqûres par homme par nuit (p/h par nuit) à N'gatty et de 2 p/h par nuit à Allaba. L'indice sporozoïtique comme le taux d'inoculation entomologique (TIE) sont nuls à N'gatty (sur 420 moustiques disséqués). Un indice sporozoïtique moyen journalier de 0,3 % (104 moustiques disséqués) a été observé à Allaba avec un taux d'inoculation de 0,017 piqûre infestée par homme par nuit (pi/h par nuit), soit 6,2 pi/h par an, chiffre ne rendant pas compte des variations saisonnières. À l'issue de cette étude, nous avons pu observer la nuisance due à A. gambiae (sans mise en évidence de Anopheles melas) et un niveau de transmission du paludisme très faible dans ce milieu lagunaire. |
Mots-clés : Côte d'Ivoire, paludisme |
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