ARTICLE
Auteur(s) : Philippe Debaeke1,
Pierre Casadebaig1, Bertrand Haquin1,
Emmanuelle Mestries2, Jean-Pierre Palleau3,
Fréderic Salvi4
1INRA, UMR AGIR, BP 52627, 31326 Castanet-Tolosan
cedex, France
2CETIOM c/o ENSAT, BP 32607, 31326 Auzeville-Tolosane,
France
3CETIOM, Domaine du Magneraud, Saint-Pierre
d'Amilly, 17700 Surgères, France
4CETIOM, Centre de Grignon, BP 4, 78850
Thiverval-Grignon, France
La montée en puissance des préoccupations environnementales et
des exigences de qualité des produits agricoles, mais aussi
l'émergence de cahiers des charges « bas intrants » posent de
nouvelles questions à l'évaluation des innovations variétales.
Celle-ci ne doit plus seulement porter sur la bonne valeur
agronomique et technologique moyenne des variétés et sur la
stabilité de leurs performances entre les lieux, mais aussi
permettre la valorisation de leurs spécificités pour différents
environnements et différentes conduites de culture. Cette nouvelle
posture impose de comprendre, de prévoir et de contrôler
l'interaction variété × milieu × conduite de
culture.
Lorsque les interactions entre la variété et le milieu (sol,
climat) sont explicitées dans les réseaux expérimentaux, elles le
sont le plus souvent par des modèles statistiques intégrant des
variables climatiques (Foucteau et al., 2001 ; Lecomte, 2005).
Or, l'utilisation de cette information pour le choix
variété-conduite est nécessairement limitée par la gamme des
situations expérimentales (climat, variétés, conduites) et par le
manque d'interprétation de ce qui constitue la réponse
dynamique d'un génotype au milieu transformé par les pratiques
culturales. En effet, l'effet site confond le type de sol, le
climat de l'année et la conduite de culture choisie par
l'expérimentateur.
Des modèles de simulation dynamique ont été développés dès les
années 1980 pour rendre compte de la réponse d'une culture aux
stress abiotiques majeurs (température, rayonnement, eau, azote)
(Hammer et al., 2002). Pour la plupart des paramètres
culturaux qui sont renseignés dans ces modèles, la question de la
variabilité génétique est posée (Boote et al., 2001).
Plusieurs exemples récents montrent que les modèles de simulation
peuvent être mobilisés utilement pour comprendre et prévoir
l'interaction variété × milieu × conduite
(Agüera et al., 1997 ; Jeuffroy et al., 2006).
En tournesol, on dispose déjà de plusieurs modèles de simulation
de la culture. Certains sont spécifiques au tournesol (Chapman
et al., 1993 ; Villalobos et al., 1996 ; Pereyra-Irujo et
Aguirrezabal, 2007), d'autres représentent la culture de manière
générique (Cabelguenne et al., 1999 ; Todorovic et al.,
2009). Cependant, le paramétrage de ces modèles n'est pas adossé à
un phénotypage explicite de la variabilité génétique. Par ailleurs,
le nombre de paramètres, souvent élevé, rend difficile une mise à
jour régulière du paramétrage compatible avec l'innovation
variétale.
Pour ces raisons, le modèle de simulation SUNFLO a été développé
par Casadebaig (2008). Ce modèle simule de manière dynamique
les performances (rendement, teneur en huile [TH]) des variétés de
tournesol en fonction des principales contraintes abiotiques et de
la conduite de culture.
L'évaluation des variétés de tournesol est menée :
- – en préinscription, principalement par les
sélectionneurs ;
- – lors des épreuves d'inscription au catalogue sous
l'égide du Geves (Geves, 2007) ;
- – en postinscription par le CETIOM (Cetiom, 2000).
Un certain nombre de caractères sont mesurés en peuplement dense
dans le cadre des épreuves dites de VAT (valeur agronomique et
technologique) (Uyttewaal, 2010). C'est pourquoi la méthode de
phénotypage retenue pour SUNFLO utilise et complète cette VAT pour
paramétrer le flux de variétés inscrites chaque année en tournesol
(environ : 20-30).
L'objectif de cet article est de présenter :
- – la méthode de phénotypage développée pour SUNFLO
;
- – la variabilité phénotypique observée parmi les
variétés récentes pour des caractères peu étudiés ;
- – le paramétrage de SUNFLO et la qualité de l'ajustement
;
- – l'évaluation du modèle SUNFLO sur le réseau de
postinscription du CETIOM.
Matériels et méthodes
Modèle SUNFLO
Le modèle SUNFLO 1.0 simule, jour après jour, la progression de
l'enracinement, l'élaboration de la surface foliaire et de la
biomasse aérienne du tournesol en fonction des contraintes de
température, de rayonnement, d'eau et d'azote. La production
de biomasse suit l'approche classique de Monteith (1977).
Le modèle se base sur une mise en place et une sénescence
distribuée de la surface foliaire et non sur une approche « grande
feuille ».
Le modèle sépare le cycle en six phases en utilisant le temps
thermique (base : 4,8 °C) :
- – semis (A0)-levée (A2) ;
- – A2-bouton étoilé (E1) ;
- – E1-stade F1 (début floraison) ;
- – F1-stade M0 (début remplissage des akènes) ;
- – M0-stade M3 (maturité physiologique) ;
- – M3-stade M4 (récolte).
Chaque changement de stade induit des processus physiologiques
différenciés.
L'absorption d'eau et d'azote est évaluée chaque jour et des
indices de stress sont calculés pour traduire l'effet de ces deux
contraintes sur l'expansion foliaire et l'accumulation de
biomasse.
Le rendement est estimé par le biais d'un indice de récolte (IR)
s'appliquant à la matière sèche totale produite à maturité
physiologique et non pas à partir des composantes du rendement.
L'IR et la TH sont estimés par des régressions linéaires multiples
comprenant des paramètres variétaux potentiels (IRpot, THpot) et
des variables d'état du peuplement estimées par le modèle.
Douze paramètres génotypiques permettent de caractériser les
variétés et de différencier leur fonctionnement (tableau 1) :
– quatre paramètres de phénologie ;
– quatre paramètres d'architecture foliaire ;
– deux paramètres de réponse à la contrainte hydrique ;
– deux paramètres d'allocation des produits de la photosynthèse
vers les akènes.
La plupart de ces paramètres sont mesurés directement au champ
(parcelles VAT) ou en serre. Certains sont calculés à partir des
mesures au champ : c'est le cas des stades E1 et M0 et du
coefficient d'extinction de la lumière (k).
Le sol est décrit par la réserve utile (mm) sur la profondeur de
sol accessible aux racines et par la vitesse de minéralisation
potentielle de l'azote (kg N/j normalisé).
Le climat journalier utilisé pour la simulation comprend cinq
variables : température maximale et minimale, pluie,
évapotranspiration potentielle, rayonnement global.
La conduite de culture est décrite par la date de semis, la
densité de levée, les dates et les quantités d'apports d'eau et
d'azote. Les dates de levée et de récolte peuvent être forcées
dans le modèle.
On se reportera, pour une présentation détaillée des équations
du modèle SUNFLO 1.0, aux travaux de Casadebaig (2008) et de
Casadebaig et al., (2010).
Tableau 1 Paramètres variétaux du modèle SUNFLO et
méthodes de caractérisation.
|
Processus
|
Signification
|
Nom
|
Unités
|
Mesure champ (peuplement dense)
|
Mesure serre (pots)
|
Calcul
|
Base de données VAT
|
|
Phénologie
|
Durée « levée-stade E1 »
|
TT_E1
|
°C.Jours
|
Possible
|
Non
|
Oui
|
Non
|
|
Durée « levée-stade F1 »
|
TT_F1
|
°C.Jours
|
Oui
|
Non
|
Non
|
Oui
|
|
Durée « levée-stade M0 »
|
TT_M0
|
°C.Jours
|
Difficile
|
Non
|
Oui
|
Non
|
|
Durée « levée-stade M3 »
|
TT_M3
|
°C.Jours
|
Oui
|
Non
|
Non
|
Non
|
|
Architecture
|
Nombre de feuilles (total)
|
NFT
|
s.u
|
Oui
|
Possible
|
Non
|
Non
|
|
Rang de la plus grande feuille
|
n_SFimax
|
s.u
|
Oui
|
Possible
|
Non
|
Non
|
|
Surface de la plus grande feuille
|
SFimax
|
cm2
|
Oui
|
Possible
|
Non
|
Non
|
|
Coefficient d'extinction du rayonnement
|
k
|
s.u
|
Difficile
|
Non
|
Oui
|
Non
|
|
Réponse à la contrainte hydrique
|
Seuil de réduction de l'expansion foliaire
|
a_LE
|
s.u
|
Non
|
Oui
|
Non
|
Non
|
|
Seuil de réduction de la transpiration
|
a_TR
|
s.u
|
Non
|
Oui
|
Non
|
Non
|
|
Allocation
|
Indice de récolte potentiel
|
IRpot
|
s.u
|
Oui
|
Non
|
Non
|
Non
|
|
Teneur en huile potentielle
|
THpot
|
%
|
Oui
|
Non
|
Non
|
Oui
|
Phénotypage au champ
En 2008, les paramètres de phénologie, d'architecture et
d'allocation ont été mesurés pour 18 variétés de tournesol (11
oléiques : Atomic RMO, Aurasol, ES Ethic, ES Magnific, Extrasol,
LG5450 HO, NK Countri, NK Ferti, NK Sinfoni, Pacific, Ultrasol, et
sept classiques : ES Biba, Heliagras, Inosix, LG5665M, Melody,
Pegasol, Vellox) dans deux plateformes expérimentales du CETIOM
situées à Montesquieu-Lauragais (Haute-Garonne) et Chambon
(Charente-Maritime).
À Montesquieu-Lauragais (site M), le sol est un terrefort
de vallée, profond, de texture argilocalcaire (30 à 51 % d'argile
selon la profondeur ; 14 % CaCO3). Le reliquat
d'azote minéral au semis était de 174 kg N/ha sur
0-120 cm. La réserve utile estimée est de 220 mm ne
justifiant pas d'irrigation de complément.
À Chambon (site C), le sol est de type groie superficielle
(30 cm), argilocalcaire (26 % d'argile, 33 % de
CaCO3). Le reliquat d'azote était de 60 kg
N/ha sur 0-30 cm. Le sous-sol composé de roches calcaires
fissurées permet une colonisation racinaire plus profonde.
La réserve utile estimée est de 80 mm. De ce fait,
deux irrigations de 35 mm ont été réalisées entre les stades
F1 et F4.
Le site M a pour objectif de maximiser la surface foliaire à la
floraison par un peuplement dense et une bonne alimentation
hydrique et azotée ; le site C, plus rationné avant floraison, est
propice à maximiser l'IR et la TH par des irrigations encadrant la
floraison.
Les essais au champ sont du type blocs complets de Fisher à
trois (C) et quatre (M) répétitions. La taille des parcelles
élémentaires est de 30 m2 (M) et
39 m2 (C), correspondant à six rangs de tournesol.
Le semis a été réalisé à forte densité le 8 avril 2008 à
Montesquieu-Lauragais et le 24 avril 2008 à Chambon, puis les
essais ont été démariés. Le peuplement moyen est de 6,3
plantes/m2 à Montesquieu mais seulement de 4,4
plantes/m2 à Chambon, en raison de dégâts d'oiseaux.
L'apport d'azote est de 53 kg N/ha à Montesquieu et de
60 kg N/ha à Chambon. Les essais sont protégés
chimiquement pour éviter la concurrence des adventices, les
attaques de limaces et de phomopsis.
Les stades phénologiques sont régulièrement notés (en
particulier A2, F1 et M3). À la floraison, les variables suivantes
sont mesurées pour cinq plantes par bloc (soit 15 plantes
par variété) : nombre total de feuilles (NF), surface
(longueur × largeur × 0,7, SFimax) et rang (n_SFimax) de la plus
grande feuille depuis la base, et hauteur des plantes (pour
l'estimation de k).
Au stade M3, 2 × 5 plantes sont prélevées pour la mesure de l'IR
qui est le rapport du poids sec d'akènes sur la matière sèche
totale aérienne. Le rendement (grain propre et sec) est
déterminé à partir de la récolte au stade M4 des quatre rangs
centraux et la TH est déterminée par RMN au laboratoire du CETIOM à
Ardon.
Phénotypage en serre de la réponse
à la contrainte hydrique
Le protocole proposé par Casadebaig et al., (2008) a été mis
en œuvre en 2008 à Auzeville. Chacune des 18 variétés est cultivée
en pots de 15 L remplis d'un mélange 50 % terre
argilolimoneuse/40 % terreau/10 % sable. Une série de cinq pots par
variété est soumise à un dessèchement progressif du sol à partir du
stade huit feuilles, pendant que les cinq autres pots
sont maintenus à l'humidité, à la capacité au champ.
L'objectif du suivi est de déterminer les valeurs de déficit
hydrique du sol pour lesquelles l'expansion foliaire et la
transpiration sont inférieures à 95 % de la valeur du témoin bien
irrigué.
En 2008, la faible demande évaporative en serre a permis
d'étendre la durée d'expérimentation sur trois semaines.
La température de la serre était de 22 ± 2 °C et
l'humidité relative de 39 ± 9 %.
Les longueurs (L) et largeurs (l) des feuilles impaires de
chaque plante sont mesurées un jour sur deux permettant de calculer
la surface (Si) des feuilles et d'estimer la surface foliaire
totale de chaque plante (SFTj) à partir de l'équation :.
L'expansion foliaire du jour correspond à l'accroissement de
surface par rapport au jour précédent. L'expansion foliaire
normalisée (NLE) correspond au rapport entre l'expansion foliaire
de la plante stressée et la moyenne des expansions foliaires
des témoins bien alimentés.
Les pots sont pesés tous les jours à heure fixe. À partir
de ces mesures, la perte de poids journalière est calculée pour
chaque individu. Puis, la valeur de transpiration de chaque plante
est déterminée par le rapport entre cette variation de poids et la
surface foliaire de l'individu mesurée la veille.
La transpiration normalisée (NTR) correspond au rapport entre
la transpiration de la plante en stress et la moyenne de
transpiration des cinq plantes témoins.
L'intensité du stress hydrique subi par la plante dépend de la
quantité d'eau disponible dans le sol. Cette contrainte est évaluée
par la fraction d'eau transpirable du sol (dite FTSW, fraction
of transpirable soil water). Cette valeur est indépendante du
sol, mais dépend de la transpiration de la plante (Sinclair, 2005).
Elle correspond au rapport entre la quantité d'eau accessible à la
plante à la date de mesure et la quantité maximale d'eau accessible
à la plante. Cette dernière est calculée par la différence entre le
poids du pot à saturation et le poids du pot lorsque la
transpiration de la plante stressée est égale à 10 % de la moyenne
des plantes irriguées.
Les courbes de réponse des génotypes à la contrainte hydrique
sont tracées à l'aide d'un modèle non linéaire d'équation :
avec y = NTR ou NLE ; x = FTSW
Le paramètre d'ajustement « a » est le paramètre génotypique de
réponse à la contrainte hydrique à intégrer dans le modèle SUNFLO
(a_LE pour l'expansion foliaire ; a_TR pour la transpiration).
Évaluation du modèle
Le réseau national « variétés oléiques » et « variétés classiques »
(postinscription) conduit par le CETIOM en 2008 a été choisi pour
évaluer la capacité du modèle à classer les variétés et les
environnements.
Quarante-deux sites correspondant à 79 essais répartis sur la
zone de production du tournesol (11 régions) ont été renseignés.
Les régions Centre et Poitou-Charentes (huit sites chacune)
sont les mieux représentées. Chaque situation est décrite par la
profondeur du sol accessible aux racines. On dispose d’informations
précises sur la conduite de culture. Le reliquat azoté n'est
pas connu précisément dans toutes les situations ; une valeur
par défaut est alors fixée (60 kg/ha). Le poste
météorologique le plus proche est retenu pour renseigner le climat
journalier : selon les cas, cela se traduit par une distance
essai-poste météo de 0 à 45 km.
Les valeurs simulées pour les 18 variétés ont
été confrontées aux valeurs observées pour trois variables du
protocole VAT : la date de floraison, le rendement et la TH. Dans
cet article, seules les évaluations portant sur le rendement seront
présentées. On désignera par le terme « erreur absolue » la racine
du carré moyen des écarts entre valeurs simulées et valeurs
observées du rendement ; l’« erreur relative » (%) correspond au
rapport de l'erreur absolue au rendement moyen observé
(encadré 1).
Résultats
Variabilité des paramètres phénotypiques
au champ
En 2008, les conditions climatiques peu contraignantes, notamment
sur le plan hydrique, ont permis d'obtenir des peuplements
exubérants, en particulier à Montesquieu-Lauragais.
Le tableau 2 présente les valeurs de
phénotypage obtenues pour les 18 variétés. Le site de
Montesquieu-Lauragais (M) a été privilégié pour le phénotypage de
l'architecture foliaire. En effet, à Chambon, le faible peuplement
et la faible profondeur de sol ont limité fortement la croissance
des variétés d'où une hauteur de plantes plus faible et une surface
foliaire réduite à la floraison (2,9 versus 4,4). Le rang de
la plus grande feuille en moyenne plus faible à Chambon (11 à C
versus 18 à M) traduit bien la survenue de stress plus précoces
avant floraison. En revanche, on présente dans ce tableau les
valeurs comparées d'IR et de TH qui attestent d'un meilleur
fonctionnement en postfloraison sur le site de Chambon qui a
été irrigué.
Sur le site de Montesquieu, les variétés diffèrent par la date
de floraison (11 jours d'écart entre la plus précoce et la
plus tardive), par le nombre de feuilles (23-29), par la position
de la plus grande feuille (14 à 20) et par l'indice foliaire à F1
(3,3 à 5,7) mettant en évidence des différences phénotypiques peu
évaluées.
On distingue ainsi plusieurs types de variétés :
- – selon la précocité : les variétés précoces à la
floraison sont en général plus courtes, à plus faible nombre de
feuilles et à plus faible surface foliaire ; leur plus faible
biomasse aérienne permet d'atteindre une valeur d'IR supérieure
;
- – selon l'architecture foliaire : certaines variétés
mettent en place plus rapidement leur surface foliaire comme ES
Ethic pour laquelle la plus grande feuille est atteinte pour 58 %
du NF ; à l'inverse, la variété Pegasol met en place sa
surface foliaire plus tardivement (69 %).
Tableau 2 Variables mesurées sur les plateformes CETIOM
en 2008 pour 18 variétés commerciales.
|
Date F1 (floraison)
|
Date M3(maturité)
|
Hauteur (cm)
|
NFT
|
Rang plus grande feuille
|
Surface plus grande feuille (cm2)
|
Indice foliaire
|
IR
|
Teneur en huile (%) aux normes
|
|
M
|
M
|
M
|
M
|
M
|
M
|
M
|
M-C
|
M-C
|
|
Atomic RMO
|
11-juil
|
30-août
|
177
|
25,2
|
16,3
|
513
|
4,7
|
0,34-0,39
|
44,0-45,0
|
|
Aurasol
|
08-juil
|
27-août
|
167
|
26,4
|
17
|
418
|
4,1
|
0,38-0,42
|
45,4-47,0
|
|
ES Biba
|
07-juil
|
25-août
|
158
|
24,2
|
16,4
|
434
|
3,9
|
0,38-0,45
|
46,4-47,4
|
|
ES Ethic
|
10-juil
|
26-août
|
179
|
27,5
|
15,9
|
387
|
4,1
|
0,38-0,44
|
47,4-47,9
|
|
ES Magnific
|
07-juil
|
27-août
|
165
|
23
|
16,6
|
415
|
3,4
|
0,41-0,40
|
45,2-45,6
|
|
Extrasol
|
10-juil
|
27-août
|
169
|
27,8
|
19,8
|
475
|
4,6
|
0,40-0,41
|
45,9-47,1
|
|
Heliagras
|
11-juil
|
28-août
|
180
|
28,3
|
18,1
|
471
|
4,6
|
0,40-0,39
|
49,5-50,7
|
|
Inosix
|
10-juil
|
28-août
|
173
|
28,1
|
17,8
|
421
|
4,3
|
0,40-0,38
|
45,8-49,1
|
|
LG 5450 HO
|
04-juil
|
26-août
|
151
|
22,5
|
14,7
|
405
|
3,5
|
0,41-0,44
|
45,4-47,8
|
|
LG 5665 M
|
11-juil
|
29-août
|
175
|
27,6
|
18,3
|
521
|
5,3
|
0,36-0,42
|
44,7-45,9
|
|
Melody
|
11-juil
|
29-août
|
176
|
28,7
|
17,4
|
537
|
5,5
|
0,38-0,42
|
44,6-44,8
|
|
NK Countri
|
11-juil
|
01-sept
|
176
|
28
|
18,8
|
563
|
5,4
|
0,33-0,36
|
43,8-43,5
|
|
NK Ferti
|
15-juil
|
29-août
|
157
|
28,5
|
18,4
|
453
|
4,5
|
0,37-0,43
|
45,1-47,7
|
|
NK Sinfoni
|
10-juil
|
28-août
|
166
|
28,1
|
17
|
428
|
4,3
|
0,40-0,43
|
46,7-47,7
|
|
Pacific
|
10-juil
|
30-août
|
158
|
23,5
|
17,5
|
420
|
3,6
|
0,35-0,39
|
44,5-45,6
|
|
Pegasol
|
08-juil
|
26-août
|
165
|
25,3
|
17,4
|
412
|
4
|
0,41-0,44
|
44,9-47,2
|
|
Ultrasol
|
15-juil
|
28-août
|
167
|
29,2
|
20,6
|
564
|
5,4
|
0,33-0,32
|
44,4-45,5
|
|
Vellox
|
11-juil
|
26-août
|
177
|
29,3
|
19,2
|
476
|
4,7
|
0,40-0,44
|
48,6-51,6
|
|
Moyenne site M
|
10-juil
|
27-août
|
169
|
26,7
|
17,6
|
462
|
4,4
|
0,38
|
45,7
|
|
Moyenne site C
|
09-juil
|
> 4/09
|
147
|
28
|
10,8
|
381
|
2,9
|
0,41
|
47,1
|
Variabilité de la réponse à la contrainte
hydrique
L'expérimentation en serre a permis de tracer, pour chaque variété,
l'évolution de NLE et NTR en fonction de FTSW. À partir de ces
courbes, les deux paramètres de réponse à la contrainte hydrique
(a_LE et a_TR) ont été calculés par ajustement non linéaire.
Les valeurs de ces paramètres sont consignées au tableau 3. Concernant la réponse de l'expansion
foliaire, les ajustements ont pu être réalisés pour l'ensemble
des génotypes avec une bonne précision (r2 = 0,936
± 0,030). Ainsi, les deux variétés NK Countri et ES Ethic auraient
tendance à limiter leur expansion foliaire pour des contraintes
hydriques plus faibles que Ultrasol. Cependant, les tendances
génotypiques pressenties ne sont pas significativement différentes
dans cette expérimentation. Ainsi, les variétés commerciales
récentes seraient très proches les unes des autres en ce qui
concerne la réponse de l'expansion foliaire à la contrainte
hydrique. Une variabilité plus marquée avait été observée par
Casadebaig et al., (2008) pour des variétés de générations de
sélection différentes exprimant le progrès génétique.
Les paramètres de transpiration s'échelonnent entre – 8,5
pour la variété Aurasol et –11,5 pour ES Ethic. La valeur
de FTSW pour laquelle les plantes stressées transpirent 95 % de la
moyenne des témoins peut être calculée à partir de ce paramètre.
Ainsi, la variété Aurasol commence à diminuer sa transpiration à
partir d'une fraction d'eau transpirable du sol égale à 43 %,
tandis qu'ES Ethic ne commence qu'à partir de 31 %. En période de
déficit hydrique du sol, cela pourrait signifier qu'Aurasol
manifeste une fermeture stomatique plus précoce que ES Ethic.
Cependant, comme pour NLE, aucune différence génotypique
significative n'a pu être mise en évidence, et la distinction de
plusieurs groupes de variétés à comportement identique n'est pas
concluante.
En présence d'un déficit hydrique du sol, on confirme,
cependant, que l'expansion foliaire est affectée avant la
régulation stomatique qui conduit à une chute de la transpiration
et de la photosynthèse (Casadebaig et al., 2008). Par
ailleurs, les valeurs de a_NLE et de a_NTR ne sont pas corrélées :
réduction de l'expansion foliaire et fermeture stomatique sont deux
processus adaptatifs indépendants.
Tableau 3 Valeurs des paramètres de réponse à la
contrainte hydrique pour les 18 variétés.
|
a_NLE
|
a_NTR
|
|
Atomic RMO
|
– 3,72
|
– 9,82
|
|
Aurasol
|
– 3,44
|
– 8,53
|
|
ES Biba
|
– 3,52
|
– 8,73
|
|
ES Ethic
|
– 2,96
|
– 11,52
|
|
ES Magnific
|
– 3,67
|
– 9,37
|
|
Extrasol
|
– 3,11
|
– 9,39
|
|
Heliagras
|
– 3,42
|
– 8,66
|
|
Inosix
|
– 3,3
|
– 10,28
|
|
LG 5450 HO
|
– 3,33
|
– 10,44
|
|
LG 5665 M
|
– 3,29
|
– 9,03
|
|
Melody
|
– 3,87
|
– 10,7
|
|
NK Countri
|
– 2,84
|
– 9,61
|
|
NK Ferti
|
– 3,02
|
– 8,93
|
|
NK Sinfoni
|
– 3,02
|
– 10,7
|
|
Pacific
|
– 3,29
|
– 10,12
|
|
Pegasol
|
– 3,65
|
– 10
|
|
Ultrasol
|
– 4,12
|
– 10,88
|
|
Vellox
|
– 3,44
|
– 9,15
|
Paramétrage du modèle
Les quatre paramètres de phénologie proviennent des notations
effectuées sur l'essai M en 2008 : mesure directe des stades F1 et
M3 et calcul de la somme de températures efficaces (base
4,8 °C) pour les phases levée-F1 et levée-M3. À partir de
références antérieures, on estime que la durée levée-E1 représente
58 % de la durée levée-F1 et que le stade M0 est atteint
250 degrés-jour après F1.
Les paramètres d'architecture NFT, n_SFimax et SFimax sont
dérivés directement de l'observation réalisée sur le site M.
Le coefficient k est calculé selon le modèle statistique
proposé par Casadebaig (2008) en fonction des paramètres foliaires
et de la hauteur des plantes. Ainsi, k varie de 0,81 (NK Countri) à
0,89 (LG 5450 HO), ce qui signifie que la capacité d'interception
du rayonnement pour une unité de surface foliaire est supérieure
pour cette dernière variété.
Les paramètres a_LE et a_TR calculés à partir de la mesure en
serre de la réponse des variétés de tournesol au dessèchement
progressif du sol sont utilisés en l'état (tableau 3).
Le paramètre IRpot est principalement estimé sur l'essai de
Chambon, mais dans certains cas la valeur un peu supérieure
observée à Montesquieu a été retenue. La valeur de IRpot est
particulièrement faible pour Ultrasol (0,33), sur les deux sites,
les autres valeurs s'étageant de 0,36 à 0,44.
Le paramètre THpot est en général supérieur à Chambon, car les
conditions de remplissage ont été plus favorables et l'alimentation
azotée y est moins pléthorique. On vérifie cependant sur les essais
d'inscription coordonnés par le GEVES qu'on n'obtient pas de
valeurs supérieures. Si c'est le cas, on choisit la valeur maximum
observée : cela se traduit par des valeurs de TH aux normes entre
45 et 52 % selon les variétés.
Pour tester la capacité du paramétrage précédent à représenter
le classement variétal (pour le rendement), les simulations
ont été confrontées aux observations réalisées sur les deux
plateformes précédentes qui ont servi partiellement à ce
paramétrage.
Ainsi, sur le site de Montesquieu, pour 13 variétés sur 18, le
rendement simulé est compris dans l'intervalle entre les rendements
observés, maximum et minimum, sur les quatre blocs ; dans les
autres cas, le rendement simulé est supérieur au rendement observé
maximum sauf pour Ultrasol dont la valeur de rendement est
sous-estimée par le modèle.
Sur le site de Chambon, la performance est moins bonne puisque
le rendement est compris entre les valeurs minimum et maximum des
trois blocs pour sept variétés uniquement. De manière
générale, le rendement prédit par SUNFLO est sous-estimé à
Chambon.
La valeur de l'erreur absolue est de 3,2 q/ha (soit une
erreur relative de 8,2 %) à Montesquieu et de 5 q/ha (soit
12,5 %) à Chambon. La corrélation entre rendements simulés et
observés est de 0,57 à Chambon et de 0,37 à Montesquieu pour des
niveaux de rendement qui sont proches. Le paramétrage variétal
permet cependant de classer les variétés dans les deux sites.
Performances du modèle
La capacité du modèle à représenter les conditions
environnementales des sites d'essai a été évaluée sur les 42 sites
en comparant les moyennes variétales observées et simulées pour le
rendement (figure
1). La valeur de l'erreur est de 5,7 q/ha (18,3
%). Dans neuf cas, l'écart absolu entre simulation et
observation excède 8 q/ha. Dans quatre situations, le
rendement est surestimé avec SUNFLO : dans ce cas, le rendement
observé est plutôt faible (< 30 q/ha). Dans cinq
situations, le modèle sous-estime le rendement des essais : il
s'agit de cas où les rendements observés sont plutôt élevés
(> 35 q/ha). Dans le premier cas de figure, il peut
s'agir de facteurs limitants non pris en compte par le modèle. Dans
les deux cas, on peut invoquer une estimation erronée de la réserve
utile du sol, de la disponibilité en azote du sol ou une
représentation incorrecte du climat de l'essai par le poste météo
choisi. Si l'on fait l'hypothèse que de tels écarts sans biais ne
peuvent s'expliquer que par une mauvaise représentation des
variables d'entrée environnementales et non du modèle lui-même, on
peut écarter ces points et n'évaluer les performances du modèle en
matière de classement variétal que sur les sites où l'environnement
est bien simulé. Pour les 33 sites retenus, la valeur de l'erreur
est alors de 3,5 q/ha (11,4 %).
La capacité du modèle à représenter la réponse variétale a été
évaluée sur la valeur moyenne (tous sites confondus) (figure 2). La valeur
de l'erreur est de 3,4 q/ha (10,4 %). Dans la plupart des cas
(11/18), le rendement de la variété est simulé avec une erreur
inférieure à 2,5 q/ha. Les erreurs les plus conséquentes
sont commises sur Ultrasol (Rsim-Robs = – 7,3 q/ha),
Heliagras (– 5,2 q/ha), LG 5665 M (+ 4,9 q/ha)
et LG 5450 HO (+ 4,8 q/ha). De faibles
valeurs d'IR avaient été déterminées pour Ultrasol (tableau 2), variété tardive à gros développement
foliaire, par rapport aux autres variétés de même génération de
sélection. Dans la suite des comparaisons, les neuf sites
précédents et la variété Ultrasol ont été écartés de l'analyse.
La figure 3
présente par variété les confrontations rendement simulé versus
observé réalisées sur les 33 sites conservés, sachant que toutes
les variétés ne sont pas présentes sur tous les sites.
De manière générale, les rendements des différents sites
d'étude sont bien classés quelles que soient les variétés
considérées. Les coefficients de corrélation (r) entre
rendement simulé et observé ont été calculés pour les variétés
présentes au minimum sur dix sites : les valeurs de r, comprises
entre 0,46 et 0,79, indiquent un bon classement des sites
expérimentaux et donc une bonne aptitude de SUNFLO à
caractériser les environnements d'essai par la réponse des
variétés.
La confrontation des 247 valeurs site-variété (figure 4) montre que le
modèle est capable de simuler le rendement d'une variété donnée
dans un site donné pour une gamme observée entre 17 et 43 q/ha
avec une erreur moyenne de 5 q/ha (15,7 %).
Cependant, la confrontation par site des classements variétaux
ne permet de distinguer les variétés par SUNFLO (soit r > 0,4)
que dans un petit nombre de sites d'évaluation (Estrablin,
Fourques, Isle-sur-la-Sorgue) (figure 5). À Chambon et
Montesquieu-Lauragais, où le modèle a été paramétré au champ, les
valeurs de r sont respectivement de 0,57 et 0,37.
Le paramétrage de IRpot dans le premier site a davantage joué
sur le résultat final que le paramétrage de l'architecture foliaire
dans le second. Nous n'avions retenu ici que les sites où au moins
dix variétés paramétrées ont été mises en expérimentation.
Discussion et conclusion
Le modèle SUNFLO permet de simuler avec une bonne précision (11 %)
le rendement moyen du tournesol dans un site donné pour un panel de
variétés paramétrées. Cette performance est analogue à celle
obtenue avec des modèles plus complexes.
Ce résultat suppose cependant de bien décrire la profondeur
accessible aux racines et de disposer de données climatiques (en
particulier pluviométrie) les plus représentatives du site d'étude.
Dans un certain nombre de cas, la surestimation du rendement par
SUNFLO suggère l'existence de facteurs limitants non pris en compte
par le modèle. En essai, des attaques de maladies (phoma,
phomopsis, sclerotinia), des dégâts d'oiseaux (au semis, à la
récolte), des défauts de structure du sol ou des carences en bore
peuvent se manifester et pénaliser le rendement. Le modèle
SUNFLO ne tient pas compte de ces facteurs limitants
supplémentaires ; ceux-ci sont d'ailleurs peu renseignés par les
expérimentateurs. Dans d'autres cas, le rendement observé est
supérieur à la valeur simulée. Cela peut être dû à une
sous-estimation de la réserve utile (notamment en sols superficiels
avec sous-sol fissuré) ou de la disponibilité en azote. On peut
invoquer aussi les méthodes d'estimation du rendement en petites
parcelles qui peuvent rapidement entraîner des surestimations selon
la prise en compte ou non des capitules de bordure.
La représentation du comportement variétal moyen sur un réseau
d'essais (figure
2) est accessible avec une précision similaire à celle
obtenue pour l'effet site (figure 1). Cependant, la
description variétale proposée dans SUNFLO ne permet pas de
reproduire strictement le classement variétal observé pour des
génotypes de même génération de sélection. Dans les essais bien
conduits, les variétés doivent différer d'au moins 2 q/ha pour
être classées comme significativement différentes pour le
rendement. Ce niveau de précision n'est pas accessible
actuellement par SUNFLO. En revanche, la distinction de variétés à
comportement extrême paraît possible comme cela a été montré par
Casadebaig et al. (2010) pour des variétés exprimant 30 années
de progrès génétique. Ainsi, des variétés différant fortement par
la précocité, l'architecture ou la réponse à l'eau peuvent être
distinguées par le modèle et justifier de combinaisons
sol-climat-conduite différentes (Casadebaig et Debaeke, 2008).
Le protocole de phénotypage au champ est facilement applicable à
quelques essais VAT choisis à la floraison. En revanche, le
phénotypage de la réponse à la contrainte hydrique exige une
logistique particulière et le protocole est relativement lourd pour
une utilisation en routine. Le recours à un banc de screening
automatisé doit être envisagé à l'avenir, car on ne peut concevoir
ce type de caractérisation au champ, en raison du contrôle
obligatoire des conditions hydriques du sol par variété.
La variabilité phénotypique observée au sein d'une gamme de
variétés récentes a été décrite et mise en évidence, complétant les
travaux de Debaeke et al., (2004) menés sur des variétés plus
anciennes ; une caractérisation plus fine doit être poursuivie pour
mieux distinguer encore le fonctionnement variétal.
Les paramètres phénotypiques pourraient également être estimés
par une analyse QTL moins dépendante de l'environnement (Bertin
et al., 2010).
Néanmoins, la proposition d'un banc d'essai au champ combinant
deux situations bien caractérisées et faisant varier les conditions
de croissance avant et après floraison apparaît nécessaire et
suffisante pour déterminer les paramètres de fonctionnement
potentiels. Une vérification de la stabilité interannuelle et
intersite des paramètres doit être poursuivie, tant au champ qu'en
serre, pour tester la robustesse des paramètres variétaux. Une
détermination en serre des paramètres phénotypiques sur plantes
isolées a été proposée par Lecoeur et al., (2010). Bien que la
corrélation avec les valeurs du champ soit acceptable, cette
méthode en serre est plus délicate à mettre en œuvre pour obtenir
des valeurs potentielles compatibles avec le comportement en
peuplement dense.
Conclusion
Le modèle SUNFLO pourrait être mobilisé pour assister l'évaluation
variétale dans plusieurs directions :
- – la définition des rendements accessibles par essai et
la détermination corrélée des indicateurs de stress (indice
foliaire, indice de nutrition azotée, rapport ETR/ETM) permettant
de formuler un diagnostic agronomique par couple
variété × environnement ;
- – la simulation de situations pédoclimatiques non
rencontrées dans le réseau annuel ;
- – l'évaluation par milieu de couples variété-conduite
pertinents afin de préciser le mode d'emploi des nouvelles variétés
;
- – l'évaluation exploratoire de caractères variétaux
d'intérêt (Casadebaig et Debaeke, 2008).
L'expérimentation variétale en réseau pourrait ainsi être conçue
pour mettre à l'épreuve le modèle et profiter des capacités
diagnostiques et exploratoires de l'outil de simulation.
Remerciements
Nous remercions les équipes expérimentales du CETIOM (en
particulier A. Bertin, P. Cristante et P. Fauvin) et de l'UMR AGIR
(M. Labarrère). Ce projet a été conduit dans le cadre de
l'unité mixte technologique « Tournesol » avec l'appui financier du
CTPS (AAP 2007).
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