ARTICLE
L'évaluation préhospitalière de la gravité de la lésion est toujours difficile
en pratique du fait des conditions d'examen et du nombre des paramètres à prendre
en compte. Un brûlé est souvent polytraumatisé, blasté, intoxiqué... ce qui peut
modifier l'orientation hospitalière : la brûlure, même grave, passe au second
plan devant une urgence abdominale ou neurochirurgicale. L'inventaire des lésions,
le traitement des urgences vitales passent avant le transfert en centre de brûlés
spécialisé dès que les lésions associées le permettent[2].
Appréciation de la gravité
Surface brûlée
La règle de Wallace en permet une estimation sommaire (chez l'adulte, tête = 9
% de la surface corporelle pour la tête, membres inférieurs = 18 % ; à 1 an :
17 % et 11 % respectivement).
La brûlure est GRAVE lorsqu'elle affecte 40 % de la surface corporelle assimilable
à un syndrome inflammatoire suraigu, créant un état de choc dans les premières
heures. L'agression thermique déclenche une cascade inflammatoire avec exsudation,
oedème, perte sodée considérable, fuite liquidienne très précoce, maximale dans
les 30 premières minutes, majeure de H8 à H12 et se terminant vers la 24e
heure, justifiant le remplissage précoce sur le terrain [3]. La réaction inflammatoire
s'exporte dans tout l'organisme [4].
Au total, la brûlure grave crée une fuite plasmatique locale et générale, précoce,
intense, source d'hypovolémie majeure [5], hypoxémiante, dépression myocardique
[6] et hémolyse. Le choc qui en résulte est polyfactoriel à dominante hypovolémique,
imposant une prise en charge thérapeutique immédiate sur le terrain.
Profondeur
Les lésions superficielles (membrane basale préservée) : hyperalgiques, érythémateuses,
exsudant énormément, formant des phlyctènes qui se rompent facilement. La vitropression
positive témoigne de la bonne vascularisation des tissus sous-jacents. Les phanères
restent adhérents et l'élasticité de la peau est préservée.
Les lésions profondes (destruction complète de la membrane basale et
des enclaves épidermiques du derme) imposeront obligatoirement une greffe dermo-épidermique
: totalement indolores, texture de cuir avec perte de l'élasticité cutanée,
brûlures sèches, vitropression négative. Les phanères ne sont plus adhérentes.
Elles sont noirâtres en cas de carbonisation ou brun chamois pour les brûlures
par flammes, rouge vif par hémolyse ou blanc ivoire pour les brûlures par liquide
bouillant.
Les lésions intermédiaires (enclaves épidermiques préservées) peuvent
cicatriser de façon aléatoire en 21 jours mais aussi évoluer vers des lésions
profondes en cas de problèmes infectieux et/ou hémodynamiques.
Localisations « dangereuses »
Face et cou : risque de lésions d'inhalation, oedème des voies aériennes supérieures
avec détresse respiratoire aiguë, parfois nécessité d'intubation précoce.
Périnée et organes génitaux externes : oedème des organes génitaux,
risque microbien anaérobie.
Brûlures circulaires profondes des membres : risque d'ischémie, compression
vasculo-nerveuse, rhabdomyolyse (requièrent des incisions de décharge dans un
délai de 6 heures).
Thorax : ampliation thoracique limitée, retentissement hémodynamique
de la ventilation en pression positive accru, nécessitant de majorer les apports
liquidiens de 50 % par rapport à une brûlure n'intéressant pas le thorax.
Mains, pieds, face : exposent très rapidement tendons et articulations
et nécessitent un traitement chirurgical précoce (8 jours) pour optimiser le
résultat fonctionnel.
Lésions associées
Les lésions traumatiques majorent l'hypovolémie ou gênent le traitement de la
brûlure. Leur fréquence passe de 2 % en situation « normale » à 20 % en cas d'attentats,
accidents de la voie publique, catastrophes, guerres...
Hémorragies externes ou par atteinte des viscères pleins : l'hématocrite
est élevé du fait de la plasmorragie (50 à 55 %). Sa baisse doit faire évoquer
une lésion associée, hémorragique.
Traumatismes du rachis avec atteinte médullaire, source de vasoplégie.
Fractures :
• Danger d'ischémie lorsque le foyer de fracture se trouve sous
une lésion profonde qui masque les déformations dues à la fracture, gênant l'expansion
de l'hématome périfractuaire et pouvant conduire à une ischémie aiguë du membre
lésé.
• Nécessité de stabiliser très vite ces lésions (fixateurs externes)
pour pouvoir mobiliser, peser et réaliser des pansements quotidiens chez ces
malades et prévenir toute embolie graisseuse.
Traumatismes crâniens et thoraciques : la nécessité d'apports hydrosodés
majeurs que requiert la brûlure va inéluctablement retentir sur l'oedème cérébral
post-traumatique ou pulmonaire lésionnel, et imposer un monitorage invasif de
la pression intracrânienne et/ou de la pression capillaire pulmonaire.
Lésions pulmonaires (brûlures respiratoires ou lésions d'inhalation)
Elles concernent 30 % des brûlés ; le diagnostic clinique est rarement évident,
sauf en cas de toux avec expectoration de suies et à l'auscultation, l'existence
d'un bronchospasme. La fibroscopie bronchique avec lavage fait le diagnostic.
Trois mécanismes sont à l'origine :
• Action directe de la chaleur, le moins fréquent, compte tenu du
refroidissement important effectué par les voies aériennes supérieures mais
prédominant en cas d'inhalation de vapeur d'eau.
• Encrassement et obstruction de tout l'arbre bronchique par les
suies inhalées.
• Toxicité des gaz et de l'acréoline qui agressent la muqueuse en
se transformant, au contact de l'eau, en acides forts (acides sulfurique, nitrique,
chlorhydrique) qui altèrent le surfactant, diminuent de façon aiguë la compliance
et génèrent un oedème lésionnel.
Par ailleurs, l'inhalation de fumées peut provoquer une intoxication systémique
par le monoxyde de carbone et par l'acide cyanhydrique lors de la combustion
de produits plastiques. En cas d'explosion, le brûlé peut être victime d'un
blast pulmonaire, source de contusion, d'oedème lésionnel, redoutable car totalement
latent à la phase précoce. L'examen systématique des tympans prend ici une valeur
capitale, ainsi que la recherche de pétéchies laryngées, témoignant d'un blast.
La mortalité est trois fois plus importante en cas de lésions pulmonaires chez
les brûlés graves. Quoi qu'il en soit, la coexistence de cette atteinte pulmonaire
ne doit en aucun cas faire mettre ces patients sur le « versant sec » (majoration
des apports de 20 à 30 % [7]).
Terrain
L'âge, le contexte (tentative de suicide, explosion, espace clos, défenestration),
l'existence de tares préalables (coronaropathie, bronchopathie chronique, cirrhose)
grèvent sévèrement le pronostic. Rappelons qu'un brûlé est toujours [8] :
• conscient sauf problèmes neurologiques ou toxiques, ou sédation
;
• algique : la brûlure superficielle est hyperalgique, la brûlure
profonde est indolore mais garde, à la périphérie, des zones sensibles sauf
en cas d'atteinte médullaire ;
• choqué ; si le diagnostic des hémorragies extériorisées ne pose
pas de problèmes, celui des lésions internes est plus difficile, surtout sous
les brûlures. C'est la non-réponse au remplissage et la chute de l'hématocrite,
voire simplement l'existence d'un hématocrite normal, qui doivent faire demander
une échographie abdominale, voire un examen tomodensitométrique.
Au terme de ce bilan, on peut établir le pronostic de la brûlure par le score
UBS (Unité de Brûlure Standard) qui associe profondeur et surface : UBS = %
de surface corporelle brûlée + 3 × % de brûlure profonde. Une brûlure est considérée
comme grave lorsque l'UBS atteint 50 et impose l'hospitalisation en centre spécialisé.
Mesures thérapeutiques
Rétablir la volémie
La réanimation préhospitalière (encadré 1) vise à maintenir le débit cardiaque,
assurer une perfusion tissulaire, éviter les conséquences du choc hypovolémique
: insuffisance rénale, fonctionnelle puis organique, ischémie gastrique, vasoconstriction
cutanée aggravant la profondeur des lésions, ischémie colique, source de translocation
bactérienne (les données manquent encore en clinique humaine).
Encadré 1.
Réanimation préhospitalière
• Mise en place de deux cathéters courts périphériques de
gros calibre, si possible en zone non brûlée.
• Remplissage par des cristalloïdes type Ringer-lactate sur
la base de 20 à 30 mL/kg pendant la 1ère heure, produit efficace
et sans danger, « couvrant » les besoins sodés de 0,5 à 0,6 mmol/kg/ %.
A contrario, il a un faible pouvoir « expander » (3 fois moindre
que celui des colloïdes type dextran), majore ainsi considérablement l'oedème
interstitiel, la moitié du Ringer perfusé passant dans l'interstitium,
et restaure plus tardivement l'hémodynamique. Cette réanimation initiale
sera poursuivie dans les 8 premières heures (2 mL/kg/ % de Ringer-lactate)
[9]. Les besoins de l'enfant sont beaucoup plus importants [10].
• Le recours aux colloïdes ne se justifie qu'en cas d'altération
initiale majeure de l'hémodynamique, du fait de la forte hyperperméabilité
des capillaires. Pendant la première heure, il semble que l'hydroxy-éthyl-amidon
(HEA) de bas poids moléculaire (qui a le même pouvoir d'expansion volémique
et la même durée d'action que l'albumine) soit le produit à recommander
sur la base de 15 à 20 mL/kg. Son apport massif peut provoquer des troubles
de coagulation en rapport probablement avec la dilution.
En cas d'hémodynamique précaire, de troubles du rythme, d'arrêt cardiaque,
d'altération de la conscience, de combustion de produits susceptibles
de libérer de l'acide cyanhydrique (polymères), il faut penser à l'intoxication
au cyanure et administrer 5 g d'hydroxocobalamine, quasiment atoxique
et dont le seul inconvénient est de colorer les urines en rouge. |
Éviter l'hypoxie et prévenir la décompensation respiratoire
L'oxygénothérapie sera systématique chez le brûlé grave, même en l'absence de
toute lésion pulmonaire, au masque à fort débit. En cas de polytraumatisme associé,
de lésions d'inhalation, de brûlures profondes de la face et du cou, de brûlures
supérieures à 50 %, les indications d'intubation trachéale devront être larges
a fortiori si une sédation s'avère nécessaire, si les délais d'évacuation
sont longs après toilette de la sphère oropharyngée. La laryngoscopie permet
de visualiser l'existence de suies, de brûlure épiglottique, d'oedème des cordes
vocales, voire des pétéchies en cas de blast. Le patient sera ventilé avec 8 à
10 mL/kg sous une FiO2 de 50 %.
Une suspicion d'intoxication au monoxyde de carbone et/ou à l'acide cyanhydrique
nécessite un prélèvement sur tube hépariné sur le terrain. Le patient est ventilé
avec une FiO2 de 100 %, ce qui réduit rapidement la concentration en HbCO. L'hydroxocobalamine
sera administrée au moindre doute.
Refroidir
Le refroidissement n'a d'intérêt que s'il est précoce (dans les 15 minutes suivant
la brûlure) pour limiter la progression de la chaleur dans les tissus et diminuer
la libération d'histamine, réduisant ainsi la profondeur des lésions [11]. Il
a un effet antalgique majeur et soulage immédiatement le patient : eau à 15-20
oC, uniquement sur la zone brûlée sous peine de créer une hypothermie
sévère (en particulier chez l'enfant).
Il est délétère chez le patient à l'hémodynamique précaire et la vasoconstriction
qu'il provoque peut gêner la mise en place de la perfusion. Il doit prendre
en compte la température extérieure afin de ne pas rajouter des gelures à ce
patient brûlé ! !
Actuellement, le recours à des produits type Water-Gel-Brulstop®
qui éteignent les flammes et qui refroidissent les lésions semble une alternative
intéressante.
Une fois le patient refroidi, il faudra ôter les vêtements mouillés, le placer
dans un drap propre, le couvrir d'une couverture isothermique et le placer dans
une ambulance préalablement réchauffée.
Sédater
On peut recourir à la morphine par voie intraveineuse en bolus de 2 mg puis à
dose titrée, aux agonistes-antagonistes tels que la nalbuphine, voire au fentanyl
car la brûlure superficielle est extrêmement douloureuse, alors que la brûlure
profonde ne demandera souvent qu'une sédation par benzodiazépines. Cependant,
cette sédation peut induire une décompensation respiratoire et/ou hémodynamique.
Enfin, le risque d'inhalation par vomissement est toujours présent chez le brûlé.
Cette sédation devra donc toujours être soigneusement pesée et associée, au moindre
doute, à une intubation.
L'anesthésie majore les altérations physiopathologiques générées par la brûlure
[12]. C'est un geste à très haut risque chez ce patient en état hémodynamique
précaire, hypovolémique, hypoxique, hypotherme, présentant déjà souvent des
difficultés d'exposition de la glotte et de surcroît à estomac plein, à n'envisager
que dans un cadre déjà très sécurisé.
Évacuer
Une fois le patient stabilisé, correctement perfusé, ventilé, sédaté, les fractures
immobilisées, il sera évacué en fonction, des critères schématisés dans le tableau
1.
Cas particuliers
Brûlures électriques
Elles sont peu fréquentes (5 % environ des brûlés dans les pays occidentaux).
Leur gravité dépend de différents paramètres [13, 14]. Le seuil de fibrillation
chez l'homme serait voisin de 30 mA, les brûlures sont dues à la libération de
chaleur par le courant qui chemine suivant les axes vasculo-nerveux (zones de
basse résistance).
Schématiquement, on distingue :
les accidents d'électrisation à bas voltage (< 1 000 V) qui comportent
un risque d'arrêt cardiaque important et peu de brûlure ;
les accidents à haute tension (> 1 000 V) qui provoquent des lésions
tissulaires profondes et graves avec rhabdomyolyse et insuffisance rénale aiguë.
Les lésions cutanées (marques de Jellineck) sont des brûlures profondes aux
points d'entrée et de sortie du courant, de couleur blanche ou chamois, cartonnées,
indolores, de faible surface. Partie émergée de l'iceberg, elles s'accompagnent
de lésions tissulaires sous-jacentes parfois majeures : myoedème, rhabdomyolyse
si la pression dans les loges aponévrotiques devient supérieure à 30 mmHg avec
myoglobinémie, myoglobinurie, hyperkaliémie. La myoglobinurie donne un aspect
noirâtre aux urines et provoque une tubulopathie qui, non traitée, évolue vers
l'insuffisance rénale aiguë. Sur le plan biochimique, la fraction MB et CPK,
et la troponine sont élevées. Au total, les brûlures électriques engagent le
pronostic vital et gênent lourdement le pronostic fonctionnel. Tableau
2.
Brûlures chimiques
Plus rares, souvent dues à des accidents du travail ou domestiques, elles ne s'accompagnent
pas de retentissement sur le plan général et posent donc peu de problème de prise
en charge à la phase initiale où le lavage le plus précoce et prolongé reste le
geste salvateur. Il s'agit de brûlures profondes : les acides provoquent une protéolyse
qui s'accompagne d'une saponification des graisses lorsqu'il s'agit de brûlures
par bases.
En cas de brûlure par acide fluorhydrique, hyperalgique, il faut se méfier
d'une hypocalcémie majeure même pour de faibles surfaces et appliquer localement
du gluconate de calcium en pommade, en même temps que l'on contrôle régulièrement
la calcémie en la corrigeant si besoin.
Les brûlures par phosphore, outre l'application de linges humides destinée
à éviter la poursuite de la combustion au contact de l'air, imposent l'application
de sulfate de cuivre à 0,5 % (solution de Cooper), afin de neutraliser les particules
de phosphore avant leur ablation chirurgicale. Sur le plan général, le phosphore
présente une toxicité myocardique, hépatique et rénale, proportionnelle à la
quantité de phosphore reçue.
Conclusion
Les problèmes hémodynamiques dominent la phase initiale de la brûlure. La lutte
contre l'hypovolémie demeure l'objectif prioritaire.
Un remplissage précoce et adéquat, ainsi que la prise en charge vigilante des
lésions associées, permettront à des patients même très gravement brûlés (plus
de 90 %) de franchir avec succès cette étape difficile et de pouvoir, à partir
de 1998, bénéficier ultérieurement des nouvelles techniques de recouvrement
cutané par derme artificiel ou culture de kératinocytes [15].
Ces nouvelles perspectives thérapeutiques et leurs résultats encourageants
imposent une prise en charge initiale, rigoureuse, efficace et maximaliste et
ce, quelle que soit la gravité du tableau présenté lors des premiers secours.
Références
- Artuson G. Fluid therapy of thermal injury. Acta Anesthesiol Scand. 1985;29:55-9.
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préhospitalière. In Réanimation Hospitalière. Paris: Masson; 1995.
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- Beyiha G, Badetti C, N'Dri-Koffi D, Manelli JC. Perturbations hémodynamiques
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- Demling R, Lalonde C. Identification of the pulmonary and septemic inflammations
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- Carsin H, Le Bever H, Ainaud P, Stephanazzi J. Conduite à tenir devant une
brûlure. Encycl. Med. Chir. (Elsevier, Paris), Urgences. 24-116 E-15. 1998
(7 p).
- Le Bever H, Carsin H, Le Réveillé R. Besoins hydro-électrolytiques chez
le brûlé grave pendant la première semaine. In : Conférences d'Actualisation
1993. Congrès National d'Anesthésie et de Réanimation. Paris: Masson; 1993
(pp. 451-67).
- Dufourcq JB, Marsol P, Gaba F, Granabos M. Brûlures graves de l'enfant.
In : Conférences d'Actualisation 1997. Congrès National d'Anesthésie et de
Réanimation. Paris: Elsevier; 1997.
- Lartarjet J. Le refroidissement immédiat par l'eau : traitement d'urgence
de la brûlure. Pédiatrie. 1990;45:237-9.
- Gueugniaud PY, Bertin-Maghit M. Anesthésie en urgence du brûlé (préhospitalière
et intrahospitalière). JEUR. 1997;2:59-67.
- Badetti C, Manelli JC. Curares et brûlures. Ann Fr Anesth Réanim. 1994;13:705-12.
- Gueugniaud PY, Vaudelin G, Berthin-Maghit M. Petit P. Accidents d'électrisation.
In : Conférences d'Actualisation 1997. Congrès National d'Anesthésie et de
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- Carsin H, Ainaud P, Le Bever H, Stephanazzi J. Objectifs, résultats et perspectives
du traitement des brûlés en 1997. Bull Acad Nat Med. 1997;181:1307-20.
En résumé : Prise en charge préhospitalière du brûlé grave
Le pronostic dépend surtout d'une prise en charge précoce et d'une
réanimation efficace dès la phase pré-hospitalière, préalable essentiel
au traitement hospitalier.
L'appréciation de la gravité dépend de nombreux paramètres :
surface brûlée, profondeur, localisations particulières, lésions associées,
terrain...
Les premières mesures thérapeutiques visent à rétablir la volémie,
éviter l'hypoxie et prévenir la décompensation respiratoire, refroidir,
sédater et organiser l'évacuation
Les brûlures électriques et chimiques nécessitent une prise
en charge spécifique. |
Note :
- Cet article est une version abrégée de l'article original qui concerne
également la prise en charge initiale à l'hôpital. La version intégrale
peut être obtenue à la revue ou auprès des auteurs.
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