ARTICLE
Auteur(s) : Patrick Dupouy1,2, Eduardo
Aptecar1,2, Jean-Marc Pernes1,2
1Pôle Cardiovasculaire Interventionnel Hôpital privé
d'Antony, 1, rue Velpeau, 92160 Antony cedex, France
2Pôle Cardiovasculaire Interventionnel clinique
les Fontaines, 54, boulevard Aristide-Briand, 77000 Melun
(Seine-et-Marne), France
De l'anatomie au pronostic
La prise en charge d'un patient coronarien vise à améliorer son
pronostic fonctionnel et vital et à limiter les accidents
aigus. Le diagnostic d'une lésion coronaire est en premier
lieu anatomique. Cette lésion peut avoir ou non une traduction
fonctionnelle, le but étant d'évaluer un pronostic de la maladie.
On connaît les limites de cette évaluation anatomique, en
particulier de l'angiographie, qui n'est qu'une représentation
planaire d'une structure tridimensionnelle. De même,
l'échographie endocoronaire qui donne un aspect plus précis de la
sténose et de la plaque manque de précision pour évaluer le
pronostic évolutif d'une plaque.
Le seul paramètre qui ait fait le lien entre la lésion et le
pronostic est le retentissement fonctionnel évalué sous la forme de
l'ischémie provoquée lors d'une scintigraphie ou d'un autre
test de provocation [1]. On sait depuis de nombreuses années qu'en
termes de critères durs, décès ou infarctus, la présence
d'anomalies de perfusion lors d'une scintigraphie multiplie par 10
la probabilité de faire un accident coronarien dans l'année. Par
ailleurs, l'étude INSPIRE publiée en 2006 montre que la survenue
d'événements cardiaques est directement reliée à la taille des
défects de perfusion repérés sur la scintigraphie avec un taux
d'événements dépassant les 60 % quand ce défect dépasse les 50 % du
ventricule gauche [2].
Plus près de nous, l'étude COURAGE a jeté un pavé dans le jardin
de la cardiologie interventionnelle en décrivant une égalité de
pronostic entre traitement médical et angiographie chez des
patients en angor stable. Cette étude a été largement commentée,
critiquée, mais l'étude du sous-groupe qui a bénéficié d'une
scintigraphie confirme cependant que le traitement par angioplastie
des patients ayant des défects ischémiques, scintigraphiques
apporte un meilleur pronostic par rapport au traitement médical
avec une réduction drastique du nombre d'événements chez les
patients chez qui on a pu diminuer d'au moins 5 % l'ischémie
scintigraphique [3].
Un autre enjeu de la cardiologie interventionnelle moderne est
le peu de patients réellement explorés sur le plan ischémique avant
d'arriver en coronarographie, soit parce que le test n'a pas été
suffisamment probant (impossibilité de faire un effort, test
ininterprétable, test sous-maximal) [4]. En fait, seulement 35 %
d'épreuves d'effort sont contributives, et sur une étude publiée en
2008 dans le JAMA, il apparaît que seuls 44 % des patients ont eu
un test d'effort dans les 90 jours précédant une angioplastie
[5]. Cet aspect est d'autant plus exacerbé que les nouvelles
techniques d'imagerie en coupes comme le scanner coronaire
permettent une détection facile, efficace et précise de lésions
coronaires pas forcément symptomatiques et surtout jamais étudiées
sur le plan de leur retentissement fonctionnel et de leur impact
ischémique sur le myocarde sous-jacent.
On a vu que l'anatomie restait imprécise et que le lien entre
anatomie et pronostic n'était pas forcément évident. En revanche,
le lien entre fonctionnel et pronostic est validé mais,
malheureusement, il manque toujours un maillon de cette chaîne
entre l'anatomique et le fonctionnel, d'où la nécessité et
l'importance d'utiliser un concept et un test qui permettent de
s'affranchir de ces imprécisions diagnostiques et donc
thérapeutiques pour apporter de la façon la plus facile et la plus
rapide (c'est-à-dire directement en salle de cathétérisme) une
réponse aux questions qui n'ont pas été posées avant la
coronarographie où auxquelles les tests pratiqués n'ont pas pu
apporter de réponse. Un tel test peut ainsi permettre de poser
ou non l'indication d'une revascularisation et éventuellement d'en
évaluer la qualité.
Concept de fractional flow reserve
Ce test et ce concept existent depuis maintenant de nombreuses
années. Il s'agit de la fractional flow reserve (FFR) qui
utilise un outil que tout le monde connaît en cardiologie
interventionnelle et qui s'appelle le guide pression.
Il s'agit d'un guide 0.014 in. à peu près semblable à un guide
d'angioplastie traditionnelle, qui peut se placer dans la distalité
de l'artère, amené à travers une sonde porteuse d'angioplastie ou
éventuellement une sonde de coronarographie. Il peut passer à
travers des lésions plus ou moins serrées, et un capteur
électronique situé à 30 mm de son extrémité distale permet de
mesurer la pression coronaire, sanguine, à l'endroit où est placé
le guide en l'occurrence en aval de la lésion coronaire étudiée.
La petitesse de ce guide (0,38 mm d'épaisseur) permet une
interférence minimale avec l'écoulement sanguin à travers la lésion
et donc un impact minimal sur la pression mesurée en aval. Cette
pression coronaire peut être comparée à la pression aortique
mesurée classiquement à la distalité de la sonde porteuse
(c'est-à-dire à l'ostium de l'artère coronaire étudiée).
Il est donc possible de mesurer des gradients de pression ou
des rapports de pression moyenne.
Parmi les paramètres étudiés pour évaluer le retentissement et
le caractère significatif ou non sur le plan fonctionnel d'une
sténose, le simple gradient de pression n'a pas été retrouvé
suffisamment discriminatif de même que le rapport de pression au
repos qui ne correspond à rien de physiologique. Le gradient
de repos n'est corrélé à la significativité fonctionnelle d'une
sténose qu'à partir de 30 mmHg, ce qui traduit une sténose
effectivement excessivement serrée qui n'a nul besoin de guide
pression pour être évaluée.
La sévérité fonctionnelle d'une sténose ne peut être évaluée que
par la mesure de la FFR qui a été validée par rapport aux méthodes
d'évaluation non invasives comme la scintigraphie, l'IRM de stress,
l'écho de stress ou l'épreuve d'effort.
La FFR mesure le rapport entre le débit en hyperhémie dans
l'artère sténosée sur le débit en hyperhémie dans la même artère
sans sténose. En fait, il s'agit de la proportion de limitation du
débit myocardique maximal induite, en hyperhémie par la sténose
épicardique (figure
1).
Il faut insister sur le fait que cette FFR n'est mesurable qu'en
hyperhémie maximale, seule condition dans laquelle l'approximation
de calcul faite sur les résistances myocardiques est valable,
puisque ces résistances sont identiques avec ou sans sténose sur un
même territoire myocardique. L'hyperhémie permet de s'abstraire des
phénomènes d'autorégulation et d'obtenir une situation où le débit
coronaire est directement dépendant de la pression de perfusion.
Par ailleurs, cette augmentation de débit majore le gradient de
pression induit par la sténose et sensibilise donc son impact
hémodynamique (figure
2). Une autre approximation est faite, qui est la non-prise
en compte de la pression veineuse centrale, négligée car minime, ce
qui est probablement tout-à-fait vrai chez les patients à fonction
cardiaque normale et qui reste peut-être à démontrer chez
l'insuffisant cardiaque décompensé.
La mesure de la FFR se résume finalement à la formule toute
simple :
FFR = Pco/Pao
ou Pco est la pression moyenne coronaire mesurée par
le guide pression et Pao la pression aortique moyenne mesurée
au cathéter guide (pressions mesurées en hyperhémie maximale).
La FFR normale sur une artère normale à paroi souple est de 1.
Ce rapport diminue en fonction de la présence d'infiltration
plus ou moins marquée dans l'artère et même en l'absence de sténose
en fonction de la rigidité pariétale de cette artère [6].
Agents hyperhémiants
La valeur de FFR dépend de la capacité à obtenir une hyperhémie
maximale. Il est donc important d'utiliser les molécules
adéquates, et à la bonne posologie pour ne pas sous-évaluer la
valeur de FFR à cause d'une hyperhémie insuffisante.
Trois types de molécules sont utilisés :
- – la papavérine à la dose intracoronaire de 8 à
12 mg. L'hyperhémie provoquée dure une minute et permet de
faire des mesures stabilisées. Le risque de torsade de pointe
est réel mais rare. Est plus embêtante la consistance «
cristallisée» de l'injectat quand la papavérine se mélange au
produit de contraste qui implique une certaine rigueur technique
lors de l'injection ;
- – l'adénosine soit en injection directe intracoronaire
de 50 à 140 μg, soit en injection intraveineuse sur
6 minutes à 140 μg/kg/min. Casella et al. [7] et
Rioufol et al. [8] ont montré qu'il fallait injecter jusqu'à
150 μg d'adénosine en bolus intracoronaire pour obtenir
une hyperhémie maximale identique à la perfusion
intraveineuse.L'injectat est préparé à partir d'ampoules de
Krénosin® (6 mg) [bolus] ou Adenoscan®
(20 mg) [i.v.]. La durée de l'hyperhémie pour la
forme intracoronaire est courte (30 secondes) (figure 3). Le seul
risque est un BAV transitoire toujours rapidement régressif et
sans conséquence ;
- – l'ATP ou Striadyne® qui a les mêmes
propriétés que l'adénosine ;
- – les produits de contraste provoquent une hyperhémie
qui n'est pas maximale.
Valeurs seuils
Historiquement, 0,75, la valeur seuil admise par tous, est
maintenant de 0,80. Si on ne devait retenir qu'une valeur, c'est
FFR = 0,80.
Des études comparatives avec les tests d'ischémie myocardique
fonctionnels ont validé cette valeur seuil en dessous de laquelle
la lésion est responsable d'une ischémie myocardique et au-dessus
de laquelle on peut considérer que la lésion n'est pas responsable
d'ischémie myocardique. Dans le premier cas, il est logique de
proposer une revascularisation ; alors qu’au-dessus de 0,80, un
traitement médical devrait suffire [9].
Utilisations de la fractional flow reserve
Indication de revascularisation chez le patient
en angor stable
On a vu plus haut que l'ischémie scintigraphique était liée au
pronostic ischémique et vital du patient. Il était important
de valider la valeur seuil de la FFR sur le plan pronostique :
- – lésions du TC : il a été montré sans ambiguïté qu'une
lésion du TC avec une FFR supérieure à 0,75 avait un excellent
pronostic vital et ischémique sous traitement médical en dehors de
toute revascularisation percutanée ou chirurgicale. Le taux
d'événements à trois ans n'est que de 5 % [10] ;
- – lésions intermédiaires : l'étude DEFER est une étude
randomisée, prospective et multicentrique, qui a évalué le
pronostic de lésions intermédiaires FFR supérieures à 0,75,
randomisées entre angioplastie et traitement médical [11, 12].
Les résultats à un, deux et cinq ans sont remarquablement
homogènes et montrent un taux d'événements moindre chez les
patients dont la FFR est supérieure à 0,75 ayant bénéficié d'un
traitement médical (21 %) que chez les patients dont la FFR est
supérieure à 0,75 revascularisés (30 %) et les patients dont la FFR
est inférieure à 0,75 (70 %), et ce, avec moins de
revascularisations itératives de la lésion cible (10 vs 13,6 vs
23,8 %).
Cette étude DEFER valide de façon solide l'intérêt pronostique
de la FFR et l'utilisation de ce concept dans le choix
thérapeutique de revascularisation.
- – Lésions pluritronculaires : l'étude FAME publiée en
2009 s'est intéressée, là aussi de façon randomisée et
multicentrique, aux patients pluritronculaires [13]. Dans le groupe
FFR, chaque lésion a bénéficié d'une mesure de FFR avec une valeur
seuil de 0,80 au-dessus de laquelle la lésion n'était pas
revascularisée. Moins de lésions sont revascularisées dans le
groupe FFR, moins de stents utilisés pour, à un an, un statut
fonctionnel équivalent et moins de décès, infarctus ou
revascularisation. Cette étude valide de façon éclatante le rapport
intime qu'il existe entre le pronostic d'une sténose et son
retentissement fonctionnel ainsi que la sécurité qu'il y a à ne pas
revasculariser une lésion sans retentissement fonctionnel.
Une sous-étude de FAME confirme l'apport de la FFR par rapport à
l'angiographie, puisque pour les sténoses entre 50 et 70 % (donc
intermédiaires), 35 % ont une FFR inférieure à 0,80 et nécessitent
donc une revascularisation, pour les sténoses « serrées » entre 70
et 90 %, 20 % ont une FFR supérieure à 0,80 et n'ont donc pas été
dilatées, et il faut des sténoses supérieures à 90 % pour avoir une
concordance parfaite entre sévérité FFR et angiographique. Ainsi,
seuls 43 et 14 % des patients angiographiquement bitronculaires et
tritronculaires le sont physiologiquement, ce qui n'est évidemment
pas sans conséquence sur le choix de la technique de
revascularisation (pontage ou angioplastie) (Tonino et de Bruyne,
TCT 2009).
Évaluation de la qualité du stenting
et de la revascularisation
À l'heure où la prévention de la thrombose de stent est une cause
nationale de la cardiologie interventionnelle, le développement de
techniques d'optimisation du stenting paraît incontournable. Une
FFR supérieure à 0,96 a été corrélée à la bonne expansion des
stents et à l'application pariétale des mailles [14]. En 2002,
Pijls et al. ont montré une relation presque inversement
linéaire entre la FFR postangioplastie et le taux d'événements à
six mois ainsi qu'entre la FFR et le pourcentage de sténose
poststent [15]. Dans une étude prospective multicentrique, nous
avons montré que l'on pouvait obtenir une valeur supérieure à 0,95
dans 80 % des angioplasties et qu’une fois sur deux, la FFR forçait
à améliorer le résultat de l'angioplastie qui paraissait pourtant
correct en angiographie [16].
Évaluation des lésions coronaires en série
Lorsque plusieurs sténoses siègent en série sur la même artère
coronaire, il est toujours difficile d'évaluer l'impact de chaque
rétrécissement sur l'ischémie induite dans le territoire
myocardique sous-jacent. En pratiquant un retrait progressif du
guide pression pendant une hyperhémie stable, il est possible de
sélectionner de façon objective la lésion qui doit bénéficier d'une
revascularisation (figure 4). Le retrait
peut être répété pendant la procédure pour évaluer le résultat de
ce qui a été fait et éventuellement la nécessité d'autres gestes.
Des formules mathématiques plus compliquées permettent de
calculer une valeur de FFR pour chaque lésion, en prenant en compte
l'influence que chacune peut avoir sur l'hémodynamique de l'autre.
On se rend compte ainsi que plus une sténose est serrée plus elle
induit une sous-estimation hémodynamique des autres [17].
FFR post-infarctus
Dans le contexte d'une nécrose myocardique, deux questions se
posent au cardiologue clinicien : la sténose résiduelle doit-elle
être dilatée et les autres lésions éventuelles doivent-elles être
traitées ? Le concept de FFR est-il toujours valable ? En
fait, pour un même degré de sténose, la FFR est dépendante de la
masse myocardique sous-jacente, ce qui valide le concept quelle que
soit la taille de l'artère évaluée. Dans le cas de l'infarctus du
myocarde, si la sévérité anatomique reste la même, la sévérité
fonctionnelle sera dépendante de la masse de myocarde viable
sous-jacente. Pour la même valeur seuil de 0,80, il sera donc
possible de poser ou non l'indication de revascularisation de la
lésion coupable [18]. Une même valeur de FFR > 0,80 traduit soit
une lésion serrée sur un myocarde non viable, soit une sténose non
significative sur un myocarde viable ou non viable, la sanction
thérapeutique étant de toute façon la même, à savoir pas de
revacularisation. En ce qui concerne les autres lésions (non
coupables), la FFR reste stable quel que soit le délai de la mesure
après l'infarctus.
Aide au traitement des bifurcations
Le traitement de la branche secondaire d'une bifurcation est
toujours problématique. Les partisans d'un stenting
systématique s'opposent à ceux d'un traitement provisionnel ou
optionnel qui semble avoir un meilleur pronostic… Encore, faut-il
déterminer le paramètre qui oriente le choix optionnel. Une
stratégie guidée sur la FFR mesurée dans la branche secondaire
après stenting de la branche principale permet de diminuer de
moitié la nécessité d'intervention sur cette dernière quand on
compare avec ce qu'aurait incité à faire l'aspect angiographique.
Il avait été déjà bien montré l'absence de corrélation entre la
sténose angiographique résiduelle et la valeur de la FFR mesurée
dans la branche fille. L'intérêt clinique serait limité s'il ne se
traduisait par un pronostic cardiaque à six mois identique à
partir du moment où une FFR supérieure à 0,75 était mesurée après
ou sans dilatation supplémentaire [19].
Impact médico-économique
Plusieurs études prospectives ou rétrospectives, registres ou
randomisées ont évalué l'impact médico-économique de l'utilisation
de la FFR en tenant compte des coûts de consommables et des
événements cliniques du suivi. Toutes concluent à un excellent
rapport coût/efficacité en faveur de la FFR. Pirel et Rioufol ont
montré, en particulier, que l'utilisation de la FFR diminuait de 39
% le coût de la prise en charge du patient par rapport à une
évaluation scintigraphique systématique et permettait de diminuer
de 34 % le recours à d'autres techniques d'évaluation fonctionnelle
myocardique [20]. Cette économie atteint 50 % sur un modèle
américain d'angor instable. Enfin, l'étude FAME confirme que le
choix fonctionnel des lésions à traiter permet là aussi une
économie substantielle à un an.
La FFR, le « couteau suisse » de la cardiologie
interventionnelle
On l'a vu tout au long de cet article, la FFR permet d'apporter une
réponse rationnelle à de nombreuses questions de la cardiologie
interventionnelle moderne. C'est la réponse naturelle au « tout
médical » de COURAGE ou même au « tout chirurgical Syntax » ainsi
qu'au défi technologique incontournable des nouvelles techniques
d'imagerie cardiaque en coupe. Peu de techniques et de concepts ont
été aussi rigoureusement et scientifiquement validés tant sur le
plan du concept que sur l'impact pronostique de l'aide à la
décision thérapeutique qu'elle apporte. Il est dommage que le
coût élevé et non remboursé du consommable en empêche une
utilisation « normale ». L'utilisation de la FFR est citée dans les
recommandations européennes déjà anciennes sur l'angor stable
(2007) et l'angioplastie coronaire percutanée (2006).
Les recommandations ACC/AHA l'ont récemment réévalué à un
niveau d'évidence A. Malheureusement, l'evidence based medicine se
heurte, dans le cas là, à une réalité économique qu'il est
important de faire comprendre aux organismes payeurs et à nos
tutelles.
Conflit d'intérêts
aucun.
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