|
 |
| |
| |
Étude géochimique et isotopique de la nappe phréatique de la plaine du Kef (Nord-Ouest tunisien) |
Science et changements planétaires / Sécheresse. Volume 21, Numéro 2, 121-30, avril-mai-juin 2010, Article de recherche
|
Article gratuit
Summary
|
Auteur(s) : Younes Hamed, Hamed Ben Dhia |
Résumé : La salinité des eaux souterraines du bassin de la plaine du Kef est très variable. La conductivité électrique, présente des fluctuations importantes d'un point à un autre et oscille entre 1,7 et 15,2 ms/cm. Les fortes conductivités se concentrent dans les périmètres irrigués, essentiellement au niveau des zones nord est et sud ouest du bassin et les faibles conductivités sont localisées en amont hydraulique, le long des cours d'eau. Les faciès chimiques chloruré-sodique à sulfaté-calcique, sont prédominants. La minéralisation des eaux souterraines augmente le long des lignes d'écoulement et est comprise entre 0,62 et 4,5 g/L, avec un accroissement correspond des concentrations en SO
4
2-, Ca
2+, Na
+ et Cl
-. Des traces des minéraux évaporitiques présents dans la matrice de l'aquifère (halite, gypse/anhydrite) sont les principaux contrôles minéralogiques. Le traçage naturel des eaux par les isotopes stables et radioactifs (
18O,
2H et
14C), permet de mettre en évidence des eaux récentes qui sont le résultat d'une recharge actuelle et des eaux plus ou moins anciennes en relation probablement avec la remontée des eaux profondes et/ou provenant des strates inférieures de la nappe phréatique. La confrontation des résultats géochimiques et isotopiques montre que ces eaux acquièrent la majorité de leur salinité par effet d'évaporation, de dissolution de la roche aquifère et par l'infiltration des eaux d'irrigation. La recharge des eaux souterraine est proche des affleurements avoisinants et la résultante des deux masses d'air méditerranéen et atlantique. |
Mots-clés : eau souterraine, géochimie, hydrogéologie, salinisation, Tunisie |
|