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Risque cardiovasculaire : le généraliste est-il un « modèle » pour ses patients ? Une enquête descriptive auprès des médecins généralistes de l'île de la Réunion


Médecine. Volume 5, Numéro 10, 466-7, Décembre 2009, Vie professionnelle

DOI : 10.1684/med.2009.0494

Résumé  

Auteur(s) : Mathieu Thiaw-Niam, Josette Vallée, Béatrice Trombert-Paviot , Saint-Étienne .

Résumé : Résumé Objectif : Analyser de manière descriptive et comparative les facteurs de risque cardiovasculaire chez les médecins généralistes de la Réunion. Matériel et méthodes : 300 questionnaires, établi d'après les recommandations de la HAS en cours, ont été envoyés après tirage aléatoire parmi les 656 omnipraticiens réunionnais. Le questionnaire explorait 10 variables : sexe, âge, mensurations, sédentarité, antécédents familiaux cardiovasculaires précoces, tabagisme, hypertension artérielle, dyslipidémie, diabète et auto-estimation du nombre de facteurs de risque cardiovasculaire. Résultats : 56 % des praticiens ont répondu, 117 hommes et 51 femmes (âge moyen respectif de 50 ans et 8 mois et de 45 ans et 9 mois). Leur IMC moyen était respectivement de 24 et 22 kg/m2 \; 42 % étaient sédentaires \; 14 % avaient connaissance d'antécédents familiaux cardiovasculaires \; 18 % étaient fumeurs, 7 % hypertendus connus, 11 % dyslipidémiques et 4,8 % diabétiques. Plus de 70 % estimaient avoir au maximum un facteur de risque cardiovasculaire : un sur cinq surestimait son risque, 8 % des femmes et 27 % des hommes le sous-estimaient. Discussion : Les femmes généralistes semblent mieux surveiller leur pression artérielle, fument moins et ont un IMC moindre que leurs confrères. Comparés à la population de la Réunion, les médecins ont un IMC plus faible sauf les diabétiques, qui ont cependant un bon équilibre glycémique. Faute de données, les autres facteurs de risque n'ont pas pu être comparés à ceux de la population générale. Conclusion : L'hétérogénéité de la surveillance et de l'auto-évaluation des facteurs de risque cardiovasculaire chez les généralistes réunionnais témoigne de la nécessaire prise de conscience que chaque médecin est aussi un patient. Les raisons de cette hétérogénéité pourraient être plus amplement explorées.

Mots-clés : facteur de risque, prévention, risque cardiovasculaire, médecin généraliste

Illustrations

ARTICLE

En France, les maladies cardiovasculaires sont la deuxième cause de mortalité après le cancer [1]. À la Réunion, le taux de mortalité par affections cardiovasculaires est plus important encore qu'en métropole et concerne surtout les femmes [2].

Les médecins généralistes, à la Réunion comme en métropole, sont en première ligne dans la prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire dans la population qui les consulte. La grande majorité des enquêtes (d'institutions gouvernementales, de réseaux de santé, d'associations de malades) se sont intéressées à la population générale d'un territoire donné, mais qu'en est-il des professionnels des soins primaires ? Évaluent-ils leur propre risque et prennent-ils convenablement en charge les facteurs responsables ?

Méthode

Pour répondre à la question posée, nous avons réalisé une étude transversale descriptive auprès des médecins généralistes de la Réunion de janvier 2008 à janvier 2009. Cette île a été choisie en raison de la prévalence importante des maladies cardiovasculaires et pour des raisons d'attachement personnel de l'investigateur.

La faisabilité et la compréhension du questionnaire élaboré ont d'abord été testées auprès de 10 généralistes de la Loire. Puis 656 médecins généralistes réunionnais ont été référencés à partir des « Pages Jaunes » via Internet, en excluant les médecins déclarant un exercice particulier exclusif et les généralistes remplaçants non enregistrés dans l'annuaire ; 300 ont été sélectionnés après tirage au sort sur tableur Excel. Début février 2008, un publipostage papier comprenant une lettre de présentation de l'étude, un autoquestionnaire anonyme et une enveloppe-retour affranchie leur a été adressé. Le questionnaire comprenait 10 items principaux à questions fermées et une partie commentaires et suggestions.

Les facteurs de risque cardiovasculaire retenus étaient ceux des recommandations nationales [3] :

­ 50 ans pour l'homme, 60 pour la femme ;

­ tabagisme actif ou arrêté depuis moins de 3 ans ;

­ antécédents familiaux (1er degré) cardiovasculaires précoces : accident vasculaire cérébral avant 45 ans, infarctus ou mort subite chez un homme avant 55 ans ou chez une femme avant 65 ans ;

­ PAS 6 140 mmHg et/ou PAD 6 90 mmHg ;

­ HDL-c < 0,4 g/L ou LDL-c 6 1,6 g/L ;

­ diabète diagnostiqué (2 glycémies à jeun > 1,26 g/L ou HbA1C > 7 %), une microalbuminurie > 30 mg/24 h comptant alors pour un facteur de plus.

Il était demandé si le médecin utilisait un traitement antihypertenseur, un traitement hypolipémiant, un traitement antidiabétique dans le cas où ces pathologies étaient signalées. Le poids et taille pour le calcul de l'IMC, l'activité sportive (avec un seuil de sédentarité de 1 h 30/semaine) étaient aussi pris en compte, ainsi que l'auto-évaluation du nombre de facteurs de risque par le médecin.

Le traitement statistique des données a été réalisé à l'aide de tableaux sous Excel 2000 (Microsoft, version 9.0.2812) et l'ensemble des calculs effectué soit sous Excel 2000, soit sous Statistical Analysis Software alias SAS (SAS Institute Inc. 100 SAS Campus Drive Cary, NC 27513-2414 USA, Version 8). Les variables quantitatives sont exprimées par la moyenne +/- l'écart-type. Les tests de comparaison par sous-groupe (en fonction du sexe, de l'âge, du facteur de risque) ou entre l'échantillon et la population des médecins réunionnais ont fait appel à un test du c2 pour comparer les fréquences ; et à un test de Student pour comparer les moyennes. La significativité est notée p, c2 ou Student selon le test de comparaison utilisé.

Résultats

168 médecins généralistes ont répondu sur les 300, soit 56 %. Les résultats sont résumés dans le tableau 1.

Habitudes hygiénodiététiques

Tous les diabétiques ont déclaré avoir une diététique adaptée à leur facteur de risque. Il en est de même pour 9 des 11 hypertendus et 12 des 19 dyslipidémiques.

Chez les médecins n'ayant ni HTA, ni diabète ni dyslipidémie, 20 suivent cependant les conseils diététiques adaptés à ces problèmes.

Traitement médicamenteux spécifique

Tous les diabétiques et les hypertendus prennent un médicament spécifique à leur affection, mais seulement 15 des 19 dyslipidémiques connus (parmi les 4 qui ne prennent pas de traitement, 2 ne suivent pas les règles hygiénodiététiques et parmi les 15 qui prennent un traitement, 5 ne suivent pas les règles hygiénodiététiques).

Évaluation du risque cardiovasculaire

Selon les résultats du questionnaire (tableau 2) et quel que soit l'âge, les femmes ont significativement moins de facteurs de risque cardiovasculaire (RCV) que les hommes (p < 0,001, c2). Un peu plus de la moitié des participants auto-estime correctement son risque, un peu moins d'un quart le sous-estime ou au contraire le surestime (tableau 2). La différence entre les 3 groupes (sous-estimant, normo-estimant, sur-estimant) est significative (p = 0,0121 ; c2). L'analyse par sexe met en évidence que 4/51 des femmes contre 31/117 des hommes tendent à sous-estimer leur risque cardiovasculaire.

Commentaires libres des participants

• 2 médecins ont pensé qu'il serait bon de consigner le périmètre abdominal pour distinguer obésité androïde et gynoïde. Un autre a proposé de rajouter le rapport Taille/Hanche.

• 2 médecins ont pensé qu'il manquait les antécédents cardiovasculaires personnels (exemple : cardiopathie ischémique avec pose de stent).

• 1 médecin a suggéré qu'il fallait consigner les antécédents familiaux de diabète.

• 1 médecin aurait voulu qu'on prenne en considération son taux élevé de HDL-c car il constituerait un facteur protecteur.

• 1 médecin s'est interrogé sur le rôle du stress et de l'alcool.

Discussion

Limites de l'étude

Une telle enquête ne peut prétendre à la représentativité quant à la population médicale de l'île :

• L'anonymat total du questionnaire a constitué un frein à l'identification des non-répondants (il n'y a évidemment pas eu de relance téléphonique). Or un biais de « recrutement » est possible : participer à l'enquête peut présager d'un certain investissement dans la surveillance des facteurs de risque cardiovasculaire. La question se pose d'ailleurs autant pour les patients que ces médecins ont en charge que pour eux-mêmes.

• Si les femmes représentent 30 % de l'effectif, comme dans le fichier ADELI réunionnais [12] (toutes spécialités médicales confondues), les classes d'âge aux extrémités (moins de 40 ans et plus de 60 ans) sont sous-représentées dans l'enquête par rapport au fichier ADELI : la répartition par âge est significativement différente (p = 0,0237 ; c2).

Le questionnaire lui-même est imparfait :

• Il n'y a pas de définition uniformisée de la sédentarité. Le questionnaire mentionne le terme d'« activité sportive » alors que les références de la HAS [4] parlent d'un minimum de 1 h 30 d'activité physique hebdomadaire sans autre définition et que d'autres utilisent l'IPAQ [5]. Ainsi, les études réunionnaises REDIA (Réunion diabète) et RECONSAL (Réunion consommation alimentaire) [6, 7] s'appuient sur un IPAQ de 2 h 30 par semaine, le Baromètre santé 2005 [8] et le PNNS [9] de 3 h 30 par semaine (équivalent d'une marche rapide de 30 mn par jour).

• La consommation d'alcool aurait pu être demandée : sa réduction fait partie du traitement des patients hypertendus [4], dyslipidémiques [10] ou diabétiques [11].

• Un HDL-c > 0,60 g/L est considéré comme facteur protecteur dans le suivi de la dyslipidémie [10] et du diabète [11] mais pas de l'HTA [4] : il aurait pu être intégré dans notre grille de manière plus explicite.

• Nous n'avons pas posé la question du médecin traitant de ces médecins... Il aurait peut-être été intéressant de savoir si le médecin interrogé faisait appel à un confrère pour la surveillance de sa santé.

Les généralistes réunionnais ont-ils le même risque cardiovasculaire que leurs patients ?

Il est difficile de répondre globalement à la question, faute de données exhaustives. Il n'existe par exemple pas de données sur les antécédents familiaux cardiovasculaires précoces dans la population de la Réunion.

Dans notre étude, 21 % des médecins hommes et 12 % des médecins femmes sont fumeurs.

Selon les données déclaratives du baromètre santé, les Réunionnais sont moins fumeurs que les métropolitains et la proportion des fumeurs diminue sensiblement quel que soit le territoire considéré [8] mais reste une pratique plus masculine : en 2005, 29,9 % des 12-75 ans étaient fumeurs, 33,3 % des hommes et 26,5 % des femmes. Les médecins de la Réunion sont au-dessous de ces chiffres, mais faute de données sur le tabagisme en 2008 à la Réunion, il est impossible d'affirmer que la proportion de fumeurs est plus faible chez les médecins que dans la population de l'île.

Le problème de surcharge pondérale semble peu concerner les participants de l'enquête.

Il existe une corrélation positive entre l'IMC et la pression artérielle comme le rappellent plusieurs synthèses [13], ce qui paraît faire de l'IMC un facteur de risque par ricochet. Dans notre enquête, 33 % des généralistes hommes et 12 % des généralistes femmes sont obèses ou en surpoids alors que dans la population réunionnaise, selon REDIA, il s'agit de 47 % des hommes et 52 % des femmes [6]. Selon la classification OMS, 18 % des généralistes femmes sont même considérées comme maigres (figures 1 et 2). Avec de tels chiffres, il est légitime de se demander si les médecins en surpoids n'ont pas éludé notre questionnaire.

Les médecins sont-ils plus sportifs que leurs patients ?

La sédentarité n'est pas un facteur de risque cardiovasculaire à part entière, mais une activité physique régulière est préconisée en cas de diabète, HTA, dyslipidémie [4, 10, 11].

En France, le plus récent Baromètre santé (2005) indique que 46 % des individus âgés de 15 à 74 ans pratiquent une activité physique favorable à la santé telle que définie dans le score IPAQ soit plus de 3 h 30/semaine [8]. Les hommes sont, en proportion, plus nombreux à le faire que les femmes (52 % vs. 40 %, p < 0,001). À la Réunion, l'enquête RECONSAL 2000/2001 montrait que 17 % seulement des Réunionnais pratiquaient une activité sportive régulière, plutôt les hommes que les femmes (21 % vs. 14 %) et plutôt les jeunes (31 % des 18-29 ans, 5 % des 60 ans et plus) [7]. En 2004, la pratique d'une activité physique pendant plus de 3 heures est une pratique préférentiellement masculine : 41 % des hommes contre 32 % des femmes, bien que 20 % de la population en pratique quotidiennement, avec un Sex Ratio alors de 1:1 [15].

Chez les médecins, 58 % (97) des interrogés déclarent faire au moins 1 h 30 d'activité sportive hebdomadaire, a priori plus que leurs patients. Cependant, le seuil de sédentarité n'étant pas uniformisé, il est impossible d'affirmer que les médecins réunionnais sont plus sportifs que la population générale. Des études complémentaires seraient souhaitables pour un recueil de données standardisées.

À la Réunion, selon REDIA, environ 33 % des hommes et 30 % des femmes auraient une hypertension artérielle.

Il est difficile de faire des comparaisons de prévalence à partir des quelques chiffres de notre enquête, où 7 % seulement des médecins seraient hypertendus.

Les paramètres biologiques des médecins sont-ils ceux de la population générale ?

• Aucune comparaison n'est possible en ce qui concerne les dyslipidémies. Dans l'étude, le contrôle biologique semble conforme aux recommandations. Toutefois le taux-cible du LDL-c étant variable en fonction du nombre de FRCV, il est impossible de conclure.

• Chez les diabétiques, le contrôle de l'équilibre glucidique semble correct (hémoglobine glycosylée moyenne à 6,7 % ± 0,3 : la HAS recommande 6,5 % [11]). La prévalence du diabète est de 4,8 % chez les médecins interrogés, ce qui est supérieur aux chiffres de la métropole, mais pas à ceux de la Réunion. Comparativement, 11,2 % des Réunionnais âgés de 30 à 69 ans ont déclaré l'existence d'un diabète en 2001 alors qu'en métropole, la prévalence n'est que de 3 % [6]. En revanche, tous les médecins diabétiques sont de sexe masculin, alors que la prévalence du diabète de type 2 à la Réunion est plutôt féminine (11,7 % contre 10,6 % chez les hommes, avec un excès de cas pour les 60-69 ans [6]. Il faut souligner que les femmes généralistes n'appartiennent quasiment pas à cette tranche d'âge).

Pourquoi les généralistes réunionnais sous-estiment-ils leur risque cardiovasculaire ?

Comparativement à la population réunionnaise, dans cet échantillon de médecins généralistes, l'IMC est plus bas, il y a moins de tabagisme, la TA est bien contrôlée. Il est possible que ce soit le signe d'une population médicale plus attentive à son risque, comme le montre la proportion non négligeable des participants ayant correctement estimé ou surestimé leur nombre de facteurs de risque cardiovasculaire.

Pourtant, 27 % des généralistes hommes et 8 % des généralistes femmes sous-estiment leur risque cardiovasculaire. C'est peut-être l'indice qu'une partie des médecins sondés ont des difficultés à apprécier ce risque en raison d'un déni de son existence ou d'une méconnaissance de la définition exacte des différents facteurs en cause.

Conclusion

Selon cet aperçu des facteurs de risque cardiovasculaire des médecins généralistes de la Réunion, leur risque cardiovasculaire semble moindre que celui de leurs patients. Même si une proportion importante de généralistes hommes tend à minimiser son risque, certains médecins de l'échantillon déclarent suivre les règles hygiénodiététiques associées à l'un des facteurs de risque cardiovasculaire étudiés alors qu'ils ne présentent pas le facteur en question. Des travaux du type REDIA ou RECONSAL menés à intervalles réguliers dans la population réunionnaise et des enquêtes sur l'autoévaluation par les médecins de leur propre risque vasculaire permettraient de compléter ces données.

Conflits d'intérêts : aucun.

Références

  1. Eurostat 2005 (France et Union européenne). [Consulté le 15/08/09] http://epp.eurostat.ec.europa.eu/
  2. Sources Insee 2006 (Réunion) [Consulté le 15/08/09] http://www.insee.fr
  3. Gruson E, Dallongeville J. Définition des facteurs de risque cardiovasculaire selon les recommandations nationales. Lettre de la Nouvelle Société Française d'Athérosclérose 2007;32. [Consulté le 15/08/09] http://www.nsfa.asso.fr/
  4. HAS. Prise en charge des patients adultes atteints d'hypertension artérielle essentielle. Actualisation Juillet 2005.
  5. IPAQ (International Physical Activity Questionnaire) [Consulté le 30/08/09] http://www.ipaq.ki.se/ipaq.htm
  6. Favier F, Jaussent I, Le Moullec N. Prevalence of Type 2 diabetes and central adiposity in La Reunion island. Étude REDIA. Diabetes Res Clin Pract. 2005;67(3):234-42.
  7. ORS, INSERM, DRASS, Département de La Réunion, CGSS, Ville de St-André Comportements alimentaires et activité physique des Réunionnais, Étude RECONSAL. Sept 2002.
  8. Baromètre santé [Consulté le 15/08/09] sur http://www.inpes.sante.fr
  9. Ministère de la santé et des solidarités. Deuxième Programme national nutrition santé ­ 2006-2010 ­ Actions et mesures. Sur http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/pnns_060906/plan.pdf
  10. Prise en charge thérapeutique du patient dyslipidémique. Mars 2005.
  11. Traitement médicamenteux du diabète de type 2 : Recommandations. Actualisation Novembre 2006.
  12. Les Professions de santé au 1er janvier 2008. DRASS Réunion. [Consulté le 15/08/09] sur http://www.reunion.sante.gouv.fr
  13. Clinical guidelines on the identification, evaluation, and treatment of overweight and obesity in adults. [Consulté le 15/08/09] sur http://www.nhlbi.nih.gov/guidelines/obesity/ob_home.htm
  14. Enquête Obépi 2003, INSERM, Institut ROCHE de l'obésité [Consulté le 15/08/09] sur http://www.tns-sofres.com
  15. ORS Réunion, Réseau Régional Inserm de Recherche en santé Publique. Pratiques et connaissances des Réunionnais vis-à-vis du diabète, de l'alimentation et de l'activité physique. 2004.

Risque cardiovasculaire : le généraliste est-il un « modèle » pour ses patients ?

Ce qui était connu

­ Certains facteurs de risque spécifiques à la population de l'île de la Réunion par rapport à la France métropolitaine : plus de sédentarité, plus de surcharge pondérale, plus de diabète, mais moins de tabagisme.

­ La réalité habituelle d'un risque plus élevé chez l'homme que chez la femme, allant de pair avec une conscience généralement plus importante du risque chez la femme que chez l'homme.

Ce que cette étude apporte

­ Les données sur les facteurs de risque cardiovasculaire des généralistes qui ont en charge cette population.

­ L'estimation correcte de leur propre niveau de risque par une majorité, mais aussi la sous-estimation par une minorité importante, surtout chez les hommes, de ce même risque.

Les zones d'incertitude

­ Des données manquantes ou imprécises parce qu'anciennes concernant les facteurs de risque de la population réunionnaise.

­ L'interprétation de la sous-estimation de la fraction de généralistes quant à leur propre risque : déni ou méconnaissance ?

­ Des données analogues dans d'autres populations médicales, notamment les généralistes de métropole.

Note :

IPAQ : International Physical Activity Questionnaire.


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