Une brève revue générale française se veut plutôt rassurante…
Les complications graves de la coloscopie sont rares. Dans les séries publiées,
la morbidité globale de la coloscopie est de 5 %, celle nécessitant une hospitalisation
ou une prolongation de l'hospitalisation de 2 % : le taux de décès évalué en 2003,
à partir de 8 études, était de 14 pour 1 000, le taux de perforations de 1 à 3
pour 1 000 ou un peu plus, selon les gestes effectués, la transmission d’infection
par les endoscopes exceptionnelle (risque évalué à 1/1 800 000 examens, quasiment
nul en France étant donné l’encadrement réglementaire concernant le risque de
transmission des agents pathogènes classiques, dont les virus, et non conventionnels
de type prions). Dans le cadre du dépistage organisé en France, aucun décès lié
au geste n’a été enregistré (sur plus de 22 000 coloscopies). Le taux de perforation
a été de 0,075 % (4 départements) et d’hémorragie de 0,18 % (1 département).
Ponchon T. Complications de la coloscopie : synthèse des connaissances en
vue de l’évaluation du dépistage organisé. BEH. 2009;2- 3:29-30.
Les questions que se pose la rédaction
• T. Ponchon souligne dans cet article la responsabilité de l’opérateur, que
la coloscopie soit faite dans le cadre du dépistage organisé (donc avec un test
positif, suite logique pratiquement « imposée », à juste titre, par les autorités
de santé…) ou non. On peut aussi rappeler la coresponsabilité du médecin traitant…
• Informer totalement le patient est indispensable, peut-être plus encore dans
le cadre du dépistage organisé : ce n’est pas lorsque le test revient « positif
» qu’il faut commencer à parler coloscopie !
• Il s’agit bien, dans le cadre général de l’exercice usuel, d’un travail spécifique,
comme cela a été dit à de nombreuses reprises, nécessitant une « reconnaissance
» spécifique, qui ne semble toujours pas à l’ordre du jour…
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