Cette étude de cohorte a suivi prospectivement de 1991 à 2003
les 13 000 habitants âgés de plus de 65 ans d'une communauté
rurale et semi-urbaine en Angleterre et au Pays de Galles.
Les données sont extraites des registres de soins primaires. Durant
le suivi, 438 patients ont développé une démence. En décembre
2005, 356 d'entre eux (81 %) étaient décédés. La
médiane de survie à partir du diagnostic a été de
4,1 années (2,5-7,6) chez les hommes et de 4,6 (2,9-7) chez les femmes.
Les plus jeunes survivaient plus longtemps (10,7 ans pour les 65-69 ans) que
les plus âgés (5,4 ans pour les 70-79 ans, 4,3 pour les 80-89 et
3,8 au-delà).
1. Xie J, Brayne C, Matthews FE, and the medical research council cognitive
function and ageing study collaborators. Survival times in people with dementia:
analysis from population based cohort study with 14 year follow-up. BMJ. 2008;336:258-62.
2. Downs M, Bowers B. Caring for people with dementia. The focus should
be on what can be done rather than on a lack of cure. BMJ. 2008;336:225-6.
Les questions que se pose la rédaction
* Cette étude a de nombreux points « forts » : échantillon
vraiment représentatif de la population générale, longue
durée de suivi, étude prospective... Les résultats sont
comparables à ceux d'une étude française réalisée
en 2001.
* Comme le souligne l'éditorial qui accompagne l'étude, elle
montre clairement que la démence est un mode de « fin de vie »,
d'autant qu'elle atteint souvent des personnes âgées déjà
« fragiles ». Cela nécessite, nous en avons souvent parlé
dans Médecine, des soins particuliers, coordonnés, centrés
sur la personne et ses « aidants », pour minimiser durant cette fin
de vie les handicaps et assurer une qualité de vie optimale.
* Les enjeux vont bien au-delà d'une quelconque prise en charge médicamenteuse...
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