ARTICLE
| Ces dossiers sont issus de textes publiés chaque semaine depuis
quelques années dans Bibliomed. Actualisés si nécessaire
en fonction des données les plus récentes, ils ne résultent
pas d'une revue systématique de la littérature, mais d'une
veille documentaire en continu des principales revues médicales publiant
des études fondées sur les preuves, ou des recommandations
en résultant. Ils ont pour ambition de fournir au médecin
généraliste une actualisation des données sur les questions
pertinentes pour leur pratique retenues par le comité de rédaction. |
Le rapport Dautzenberg faisait en 2001 le point sur les risques associés
à l'exposition à la fumée du « tabac des autres »
[1]. Selon le Baromètre santé 2 000, 73 % des non-fumeurs se plaignaient
d'en être gênés, mais aussi 53 % des fumeurs. Si les fumeurs
sont eux-mêmes de très loin les premières victimes du tabac
(60 000 morts par an en France), l'Académie nationale de médecine
estimait alors à 2 500 à 3 000 par an le nombre des décès
liés au tabagisme passif. Les données publiées depuis la
loi Evin ne laissent plus de doute sur les méfaits de la fumée
du tabac sur la santé de l'entourage des fumeurs, qu'il s'agisse des
enfants (augmentation du risque d'infections respiratoires basses, d'otites
récidivantes, de crise d'asthme et de râles sibilants, de retard
de croissance intra-utérin et petit poids de naissance, de mort subite
du nourrisson) ou des adultes (accidents coronariens, cancer du poumon), et
nombreux autres effets, qu'il s'agisse de maladies bénignes, d'aggravations
de maladies existantes ou de cancers, mais pour lesquels on ne dispose pas aujourd'hui
d'études scientifiques suffisamment nombreuses et/ou de qualité
suffisante pour les confirmer.
En France, il y a interdiction totale de fumer dans les bars et autres lieux
publics depuis le 1er janvier dernier. L'observation des 1ers effets de cette
mesure est surprenante, mais converge avec ce qui a été rapporté
au Royaume-Uni et Italie après une mesure semblable : baisse brutale
(de l'ordre de 15 % en première approximation) du taux d'infarctus du
myocarde et du taux d'accidents vasculaires cérébraux. «
C'est un encouragement à prendre des mesures de santé publique
pour aider les fumeurs qui restent 13,5 millions en France en 2008 comme en
2005 à quitter le tabac » [2].
Les questions auxquelles répond ce dossier ont fait l'objet de 3
publications de Bibliomed : 448 du 4 janvier 2007, 451 du 25 janvier 2007, 452
du 1er février 2007.
Si le risque du tabagisme « actif » est indiscutable et justifie
à lui seul toutes les campagnes « anti-tabac », les conséquences
du tabagisme passif sont moins bien connues. Il serait responsable de 3 000
morts par an en France, et le généraliste doit être une
des voies d'information du public [3].
La prévalence du tabagisme passif dépend bien sûr de celle
du tabagisme actif (25 % de la population de plus de 15 ans en Suisse, chiffres
voisins en France) [4]. Dans l'enquête suisse, le tabagisme passif est
défini par une exposition de plus de 7 heures par semaine. Sur 2 511
personnes de 14 à 65 ans, 25 % des non-fumeurs y sont exposés
sur les lieux de travail, de manifestations socioculturelles, les écoles,
restaurants, transports, chez des amis et à domicile. Le tabagisme passif
atteint 50 à 60 % des 15-24 ans.
La méthodologie même des études est difficile, avec de
nombreux biais et incertitudes. La plupart sont basées sur des données
déclaratives. D'autres, plus rares, font appel à un marqueur biologique,
le dosage de la cotinine, métabolite de la nicotine, dans le sang, les
urines ou la salive [5]. Le tabagisme passif au sein de la famille, sans doute
le plus important par la durée et l'importance de l'exposition, est assez
facile à étudier, en comparant les non-fumeurs en fonction du
tabagisme du conjoint. C'est la méthode qu'utilisent la plupart des études.
D'autres ont observé le tabagisme passif sur les lieux du travail de
certaines professions particulièrement exposées, notamment dans
l'industrie hôtelière. Le tabagisme passif lié à
l'exposition dans les lieux publics est bien plus difficilement analysable,
sauf avec les taux de cotinine.
Risque cardiovasculaire et mortalité
Les études sur le risque cardiovasculaire et la mortalité globale
ont apporté des données, mais souvent contradictoires. Il y est
difficile de faire la part des biais des études et notamment de l'influence
de l'industrie du tabac. L'augmentation du risque semble cependant vraisemblable.
Des études aux résultats contradictoires
Une méta-analyse de 18 études (10 cohortes, 8 cas-témoins),
basées pour la plupart sur la comparaison de non-fumeurs en fonction
du tabagisme ou non du conjoint, montre un risque relatif (RR) de maladies coronariennes
de 1,25 (IC 1,17 à 1,32) chez les non-fumeurs exposés vs. non
exposés. Ce RR était dépendant de l'importance du tabagisme
du conjoint, passant de 1,23 à 1,31 pour un tabagisme du conjoint entre
1 et 19 cigarettes/jour ou à plus de 20 [6].
Une étude californienne, la Cancer Prevention Study I, a suivi de 1959
à 1998 (18 ans en moyenne) 118 094 adultes californiens. Le devenir des
35 561 non-fumeurs a été analysé en fonction du tabagisme
du conjoint. Il n'y avait pas de différence de mortalité significative
pour les maladies coronariennes, le cancer du poumon, la BPCO, même si
l'on ne pouvait exclure un petit effet [7]. Cette étude était
financée par l'industrie du tabac.
Deux études de cohorte néo-zélandaises, de financement
public, sur près de 300 000 adultes de 45 à 74 ans suivis 3 ans,
ont montré une surmortalité globale de 15 % chez les non-fumeurs
avec un conjoint fumeur [8].
Une étude britannique basée sur les taux de cotinine a suivi
sur 20 ans 7 735 hommes de 40 à 59 ans. Étaient relevés
habitudes tabagiques, histoire médicale, bilan biologique, dosage de
la cotinine. Mortalité et morbidité cardiovasculaire ont été
notées au cours de ces 20 ans de suivi. Les 2 105 non-fumeurs (anciens
fumeurs et non fumeurs de toujours) avaient un taux de cotinine < 14,1 ng/mL.
Répartis en 4 groupes selon le taux, le risque coronarien augmentait
des plus bas aux plus hauts, avec pour ceux-ci un RR à 1,61, voisin de
celui des fumeurs modérés (1 à 9 cigarettes/j). Il n'y
avait pas d'association entre taux de cotinine et AVC [4].
De nombreux biais et questions
Les méta-analyses ont été critiquées, pour leur
hétérogénéité, la qualité des études,
l'existence de facteurs confondants, et pour l'éditorialiste ces biais
ne permettent pas encore de conclure nettement [9].
Les liens avec l'industrie du tabac posent beaucoup de questions, spécialement
pour l'étude californienne, la seule négative [7], où certains
biais ont pu être passés sous silence [10]. L'influence de l'industrie
du tabac pour minimiser le risque avait été montrée par
une étude du JAMA [11] (1998, 279, 1566-70) : sur 106 synthèses
recensées, 39 niaient ce risque. Parmi elles, 29 (74 %) étaient
en lien avec l'industrie.
Que conclure pour notre pratique ?
L'augmentation de la morbidité coronarienne et de la mortalité
liées au tabagisme passif est vraisemblable : la plupart des études,
mais pas toutes, sont concordantes. Ainsi, indépendamment des arguments
de l'industrie du tabac, des incertitudes persistent dans ce domaine [9,10].
Les risques du tabagisme passif sont les mieux établis dans la
famille et pour certains professionnels. Ils portent sans doute sur le
risque cardiovasculaire. Ils sont plus visibles sur le plan respiratoire
et chez l'enfant.
Quelle est notre part dans la réduction des risques du tabagisme
passif ? Pour les milieux professionnels, il s'agit d'une responsabilité
des pouvoirs publics et les réglementations proposées cherchent
à y faire face. Au sein de la famille, cela reste du domaine privé
et relève du conseil que peut apporter le médecin, avec
toutes les difficultés que comporte le changement comportemental.
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Risque respiratoire
De nombreuses études ont analysé ces 30 dernières années
les risques associés au tabagisme passif et les morts prématurées
qui lui sont liées. Si le risque cardiovasculaire garde encore quelques
incertitudes (voir ci-dessus), le risque respiratoire, surtout pour les professionnels
qui y sont exposés sur leurs lieux du travail, semble indiscutable et
justifie les législations d'interdiction du tabac dans les lieux publics
de nombreux pays : Irlande, Écosse, pays scandinaves, 11 états
des ÉU, 9 provinces canadiennes, 5 pays européens, Nouvelle Zélande...
Une synthèse suisse [4] et plusieurs études [13] précisent
sur quelles données se fondent ces décisions et envisagent le
bénéfice à en attendre.
Tabagisme passif et cancer bronchopulmonaire
L'association est étayée par 39 études et une méta-analyse
[14]. Le risque est augmenté significativement de 24 % chez les femmes,
non significativement chez les hommes. Chez la femme, il augmente linéairement
avec l'importance du tabagisme du conjoint [12, 14]. En valeur absolue, ce risque
est faible, étant donnée la faible prévalence de ce cancer
chez les femmes non fumeuses.
Tabagisme passif et asthme
Si le tabac induit rarement des réactions allergiques, la fumée,
irritant les voies aériennes, favorise une hyperréactivité
bronchique. De ce fait, les sujets exposés au tabagisme passif sont à
risque de développer ou aggraver un asthme. Si les données épidémiologiques
sont rares et discordantes chez l'adulte, elles sont bien définies chez
l'enfant. Une méta-analyse de nombreuses études montre une augmentation
de l'incidence de l'asthme de 36 % quand la mère fume, de 50 % quand
les deux parents fument [12].
Tabagisme passif et bronchopneumopathie chronique obstructive
La prévalence de la BPCO augmente avec le vieillissement et l'exposition
tabagique. Mais l'association causale entre tabagisme passif et BPCO reste controversée.
Plusieurs grandes études de cohorte, sur des dizaines de milliers de
personnes suivies plus de 10 ans, ont trouvé un risque significativement
augmenté de mort par BPCO chez les femmes soumises au tabagisme passif,
mais pas chez les hommes. À l'inverse une grande étude américaine
récente, où la BPCO était définie sur des critères
spirométriques, n'a pas montré de lien entre tabagisme passif
et BPCO.
Tabagisme passif et symptômes respiratoires chroniques
Le tabagisme passif est associé à un risque significativement
augmenté de symptômes respiratoires (toux et/ou expectoration 3
mois/an, au moins 2 années consécutives) dans une étude
suisse. Ce risque est retrouvé dans plusieurs études internationales,
pour la toux (OR 2,80 à 3,79), les expectorations (OR 1,60 à 3,40),
plus que pour la dyspnée (OR 1,35 à 4,50).
Une étude écossaise a évalué l'influence de l'interdiction
du tabac dans les bars sur les symptômes respiratoires (wheezing, dyspnée,
toux, nez coulant, éternuement...) chez 105 serveurs non-fumeurs. Initialement
61 serveurs présentaient des symptômes ; ils n'étaient plus
que 41 puis 38 un mois et 2 mois après l'interdiction. Le VEMS était
amélioré de 8 %, et chez les asthmatiques de 16 % [14]. D'autres
études, en Irlande, aux États-Unis, avaient montré des
données similaires sur les symptômes et la fonction respiratoire.
Tabagisme passif et fonction pulmonaire
Chez l'adulte les données sont incertaines : 3 études montrent
une altération avec le tabagisme passif, non confirmée dans d'autres
grandes études. Chez l'enfant une méta-analyse a montré
que l'exposition durant la grossesse est associée à une diminution
du VEMS à l'âge scolaire, plus faible, non significative pour le
tabagisme passif après la naissance.
Que conclure pour notre pratique ?
Le tabagisme passif augmente le risque de cancer pulmonaire. Cette augmentation
relative est très faible en valeur absolue dans des populations
à faible prévalence de cancer du poumon.
Il favorise les symptômes respiratoires chroniques chez les personnes
particulièrement exposées, altérant ainsi leur qualité
de vie. L'arrêt de l'exposition améliore les patients.
Chez l'enfant il augmente l'incidence de l'asthme, ce qui est particulièrement
important avec l'augmentation actuelle de prévalence de l'asthme,
et il peut avoir des conséquences respiratoires tardives en cas
de tabagisme de la mère durant la grossesse.
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L'enfant et le tabagisme parental
L'enfant est une des principales victimes du tabagisme passif par le biais
du tabagisme parental [15]. La majorité des enfants naissent de parents
âgés de 26 à 34 ans, tranche d'âge où 46 %
des hommes et 36 % des femmes sont fumeurs [16]. Plusieurs études et
synthèses précisent la nature du risque pour la santé du
nourrisson et de l'enfant et confirment la fréquence de l'exposition,
ainsi que la difficulté de réduire le tabagisme passif.
Fréquence de l'exposition des enfants au tabagisme passif
Dans une étude anglaise chez des collégiens de 11 à 15
ans non fumeurs, 50 % des parents étaient fumeurs en 1990, 45 % en 1996.
Le taux salivaire de cotinine < 15 ng/mL (pour éliminer les enfants
fumeurs) était en 1988 entre 1 et 3 ng/mL si les parents fumaient, croissant
selon que le père seul, la mère seule ou les deux fumaient. Il
était à 0,60 ng/mL si les parents étaient non-fumeurs,
traduisant le TP résiduel lié à l'exposition dans les lieux
publics. Ces taux ont diminué de 50 % en 1996, et de 25 % chez les enfants
de parents fumeurs, sans doute sous l'influence des campagnes anti-tabac [17].
Risques associés
* In utero : l'association tabagisme passif/retard de croissance
intra-utérine et prématurité est indépendante de
l'âge maternel, de la parité, du rang de naissance et de la classe
socio-économique1 [18].
* Chez le nourrisson : une méta-analyse de 32 études
a montré le doublement du risque de mort subite inexpliquée, aussi
bien si la mère a fumé pendant la grossesse que si le nourrisson
n'est exposé qu'après sa naissance [15]. Les nourrissons exposés
in utero avaient une altération précoce des paramètres
respiratoires, et une hyperréactivité bronchique. Dans une étude,
le risque de bronchiolite était décuplé [15].
* Chez l'enfant : les infections des voies aériennes sont plus
fréquentes, les infections basses 2 fois plus fréquentes si un
des parents fume, ainsi que les otites plus fréquentes et prolongées
[16]. L'asthme est plus fréquent et sévère : incidence
augmentée de 36 % si la mère fume, 50 % si ce sont les deux parents
[18]. Le nombre d'exacerbations portant surtout sur la toux et d'épisodes
de gène respiratoire est corrélé à l'importance
de l'exposition, et surtout au tabagisme maternel [15]. Les données sont
contradictoires sur une sensibilisation allergénique liée au tabagisme
passif. Les altérations de la fonction respiratoire sont discrètes
à l'âge scolaire, à l'inverse de celles du premier âge,
sauf chez les enfants atteints de mucoviscidose [15].
* Chez l'adolescent : le « risque » associé au tabagisme
familial est celui d'un tabagisme de l'adolescent. Une étude américaine
[18] a montré que chez l'adolescent fumeur, c'est l'arrêt du tabagisme
familial qui est le plus déterminant pour son arrêt propre.
Comment faire diminuer le tabagisme passif d'origine familiale ?
Peu d'études sont probantes. Le simple conseil bref est inefficace
dans 2 études. Dans l'une (501 familles avec tabagisme passif et un enfant
asthmatique), l'information sur le tabagisme passif suivie du conseil, soit
d'arrêt du tabac, soit de réduction de la consommation, n'avait
entraîné à 1 an aucun arrêt, seulement une légère
diminution de la cotinine salivaire chez les enfants, un peu plus marquée
dans le groupe arrêt [20]. Dans l'autre étude, chez 108 mères
fumeuses, une thérapie comportementale avec 6 séances est un peu
plus efficace que l'information brève [21].
Il semble que la motivation de protection de l'enfant ne soit pas suffisante.
Que conclure pour notre pratique ?
Le tabagisme passif présente un risque marqué pour l'enfant
et l'adolescent : notamment augmentation du risque de mort subite, des
infections respiratoires, de l'asthme, et aussi du tabagisme à
l'adolescence.
Le risque associé au tabagisme passif est proportionnel à
l'importance du tabagisme parental, le tabagisme maternel ayant plus de
retentissement que le tabagisme paternel.
L'image du tabagisme parental est importante pour l'enfant : elle favorise
le tabagisme à l'adolescence, et à l'inverse l'arrêt
du tabagisme parental favorise l'arrêt du tabagisme du jeune.
L'arrêt du tabagisme parental est difficile. La simple information
sur ses conséquences pour l'enfant est insuffisante pour obtenir
le sevrage (cf. notre précédent dossier sur ce thème).
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Références
- Rapport du groupe de travail DGS/Tabagisme passif présidé
par le Pr Bertrand Dautzenberg. Paris; Direction Générale de
la Santé: 2001.
- Indicateurs mensuels du tabagisme passif. Sur bertrand dautzenberg@psl.aphp.fr
- Dautzenberg B. Tabagisme passif : 3 000 morts par an. Rev Prat Med Gen.
2002;594:1752-4.
- Bridevaux PO, Rochat T. Tabagisme passif et santé respiratoire.
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- Barnes DE, Bero LA. Why review articles on the health effects of passive
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- Menzies D, et al. Respiratory symptoms, pulmonary function, and markers
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- Hackshaw AK, et al. The accumulated evidence on lung cancer and environmental
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- Juchet A, et al. Les méfaits du tabagisme chez l'enfant : les pédiatres
doivent agir. Arch Pédiatrie. 2001;8:539-44.
- Guilbert P, et al. Tabagisme : estimation de la prévalence déclarée,
baromètre santé France 2004-2005. BEH. 2005;?:97-8.
- Jarvis MJ, et al. Children's exposure to passive smoking in England since
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- Delcroix M, Gomez C. Grossesse et tabac. BMJ. 2006;21-22:145-7.
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- Irvine L, et al. Advising parents of asthmatic children on passive smoking:
randomised controlled trial. BMJ. 2000;321:337-42.
- Hovell MF, et al. Effect of counselling mothers on their children's exposure
to environmental tobacco smoke: randomised controlled trial. BMJ. 2000;321:337-42.
En résumé : tabagisme passif
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- La fumée du « tabac des autres » est dangereuse. Si
les fumeurs sont eux-mêmes de très loin les premières
victimes du tabac, 2 500 à 3 000 décès annuels sont
liés au tabagisme passif.
- L'augmentation de la morbidité coronarienne et de la mortalité
liées au tabagisme passif est vraisemblable malgré quelques
incertitudes persistantes : la plupart des études, mais pas toutes,
sont concordantes.
- Le tabagisme passif augmente le risque de cancer pulmonaire, favorise
les symptômes respiratoires chroniques chez les personnes particulièrement
exposées.
- Le tabagisme passif présente un risque marqué pour l'enfant
et l'adolescent : notamment augmentation du risque de mort subite du nourrisson,
des infections respiratoires, de l'asthme. Le risque est proportionnel
à l'importance du tabagisme parental, le tabagisme maternel ayant
plus de retentissement que le tabagisme paternel.
- L'image du tabagisme parental est importante pour l'enfant : elle
favorise le tabagisme à l'adolescence, et à l'inverse l'arrêt
du tabagisme parental favorise l'arrêt du tabagisme du jeune.
- L'arrêt de l'exposition améliore les patients. Mais il
reste difficile à la mettre en oeuvre.
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